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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 17:40

 

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Salut salut,

Alors voilà, Copacabana est la dernière étape de la Bolivie. Chouette étape pour dire au revoir à ce pays qui m’a quasiment autant marqué que les Philippines ou l’Argentine.

Avant Copacabana, j’ai fait une petite pause à La Paz, histoire de me laver, de me reposer et de refaire correctement mon sac parce que c’était un peu le bronx. Deux jours dans cette capitale à ne sortir que rarement, pas envie, trop de monde, un choc pour mon cerveau après ces 10 jours tranquilles à Rurre. Donc, pas de photos, et pas d’évènements particuliers qui méritent des lignes dans cet article. Juste un truc : je crois que j’ai croisé le vrai Forrest Gump ici. La cinquantaine, barbu jusqu’à la poitrine, casquette sur la tête, visage buriné par le soleil et un pas assuré et rapide. Comme si il n’allait jamais s’arrêter. Bon vent à lui !

Après ça, direction Copacabana et le lac Titicaca, le lac le plus haut d’Amérique du Sud (peut-être même du monde, je sais pas). Il culmine à 4000 m et constitue la frontière (une partie du moins) entre le Pérou, ma prochaine destination, et la Bolivie que je vais laisser derrière moi. Bon, le village est vraiment très touristique et ça alpague dans tous les sens, dans toutes les rues. Dans 10 ans ici, ça va ressembler à Kao San Road à Bangkok, en plus petit !!! Mais c’est plutôt bonne ambiance et l’environnement est magnifique. Alors, je vais me faire plaisir à marcher loin de la cohue urbaine et grimper sur les quelques sommets environnants histoire d’avoir une vue sur les alentours et notamment sur les îles du lac, et sur le magnifique coucher de soleil. Ce coucher de soleil est un trésor à chaque étape de mon parcours, mais là, avec le lac en contrebas, c’est magnifique. Et attention, tout ça est mérité. Faut pas oublier qu’on est à 4000 m et que la moindre ascension, même de 100 m, te coupe le souffle. Y a pas d’oxygène à cette altitude. Alors, je fonce au marché, m’acheter mon petit pochon de feuilles de coca, y a que ça de vrai dans ces contrées !!! Quelques rencontres au passage, notamment de Ian et Richard, anglais et australien, qui bossent dans les banques aux îles Caïman !!! Ils ont décidé de faire toute l’Amérique du Sud en 6 semaines !!! De l’Equateur jusqu’à Ushuaïa. Ce genre de planning n’est définitivement plus pour moi : 6 semaines, c’est le temps qu’il m’a fallu pour visiter peut-être un quart de la Bolivie !!! C’est dorénavant la seule façon de voyager qui vaille le coup pour moi !

 

 

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Allez, j’embarque pour la Isla del Sol, loin de ces rues commerciales. Le nez au vent, sur le toit du bateau, y a un soleil de plomb et la vue est fantastique. C’est décidément vraiment le bon endroit pour dire au revoir à ce pays magnifique. Le lac est tellement bleu qu’on se croirait sur une mer plate. Je pose mes pieds sur l’île et trouve mon petit hôtel en surplomb qui domine tout le lac et d’où je peux apercevoir les montagnes enneigées au loin. Encore un petit paradis sur terre. Je vais rester un peu ici, c’est sûr ! Pas mal de rencontres encore ici, mais des rencontres plus posées avec des gens qui recherchent le calme, un peu comme moi. Du coup, les discussions sont plus enrichissantes, plus détaillées devant un coucher de soleil encore ! Je pense à Marisa, cette journaliste allemande, à Lindsay, cette petite Texane qui doit me maudire parce que je lui dis que le Sud Lipez est incontournable et qui va changer tout son itinéraire pour ça ! Et puis, je pense à Gérard et Véronique, deux chercheurs français, avec qui je vais discuter quelques temps des conditions de vie des indiens (andins, je veux dire !) depuis la colonisation inca et espagnole jusqu’à aujourd’hui. C’est le genre de discussion qui peut durer des heures. La différence d’approche des incas et des espagnols. Les incas sont plus dans la recherche de mains d’œuvre et de viande pour les sacrifices, c’est un peu dur à dire, mais ça semble être la réalité ! Et les espagnols qui sont plus là pour les ressources  du sol sud américain. Ces espagnols et plus généralement l’église catholique qui finissent par ouvrir le débat pour savoir si les indiens sont finalement des êtres humains !!! Y a un très bon film à ce sujet (un peu vieux, mais à passer dans toutes les classes d’école, je pense !!!), c’est la Controverse de Valladolid. A voir, absolument !!! Toutes ces discussions pour en arriver à la conclusion que ces peuples qui n’ont rien demandé à personne, qui vivaient tranquillement en toute symbiose avec la nature et ses fruits, ce sont vus opprimés, convertis, décimés pendant de longues décennies. C’est notre histoire aussi et on n’en parle pas beaucoup à l’école !!! J’ai tellement de choses à écrire à ce sujet. Ca me donne envie de vomir !!! Mais ces peuples sont dignes et ont trouvé la force du pardon ! Bravo ! Allez, je vais me manger une petite truite du lac, ça va me faire du bien !

 

 

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Le lendemain, je vais profiter du trek qui traverse l’île du Sud au Nord via un chemin de crête. Normalement, y a 8 km à faire en 2 h 30. Moi, je vais mettre 6 heures pour le parcourir. A m’asseoir à chaque point de vue, à profiter de ces derniers instants boliviens. A m’endormir sur les cailloux, au milieu des moutons qui paissent en toute liberté ici et là. Sensation de sérénité face à tout ce qui m’entoure ! Je ne me lasse pas de cette vue. Enfin, je laisse simplement les photos et j’espère vous emmenez un peu avec moi ! Vous y êtes ? Et puis, rester des heures face à ce décor, c’est une façon pour moi d’imprimer au plus profond de mon cerveau ces panoramas et l’ambiance qui va avec.

Le temps court en ce moment pour moi, comme un sentiment que la Bolivie était le dernier pays que je découvre en profondeur avant de rentrer en France. Il me reste bien 1 mois et demi, mais j’ai l’impression d’avoir trouvé ce que je cherchais dorénavant, au cours de ce voyage. Ca fait plus d’un an que je suis sur cette route magnifique, mais mon cerveau est plein et je vais avoir besoin de temps pour digérer tout ça. Alors, je vais doucement ouvrir les yeux sur les prochaines étapes, mais je ne pense plus « découvrir » un pays dorénavant, je veux dire par là que je ne vais plus approfondir comme j’ai pu le faire en Thaïlande, aux Philippines, en Argentine ou en Bolivie, mais juste aller visiter les quelques places qui ont de l’intérêt à mes yeux ou des places qui seront sur le chemin de mon retour. Et puis finir ce voyage sûrement en Argentine, annuler le Chili, pour revoir la Péninsule Valdès et la Patagonie, une sorte d’atterrissage en douceur avant de reprendre l’avion. Et je suis heureux avec ça ! Oups, petite évasion en direct !!! 

Donc, je finis ce trek et j’arrive au village de pêcheurs-agriculteurs de Challa’Pampa. Et là, c’est la tranquillité incarnée. Sauf que tous les hôtels sont fermés !!! Bah ouais, c’est l’heure de la sieste, il fait chaud : j’arrive un peu tôt. Pas grave, je vais patienter les yeux plongés dans la neige des montagnes. Je trouve finalement une petite famille d’accueil qui m’offre un lit pour une misère. Dernière nuit en Bolivie sur un sommier, un lit quasiment sans matelas, mais ça fera l’affaire. Je suis mort, ma tête est complètement cramée par les UV de ces altitudes et les lèvres en chantier !!!

 

 

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Retour à Copacabana par le premier bateau, avec les jeunes écoliers qui font la traversée tous les jours pour suivre les cours sur la terre ferme. Ensuite, je prends directement le bus, direction le Pérou et Cusco. Un voyage de 15 h dans un bus sans amortisseur et sans toilettes. J’ai le ventre en vrac : j’ai l’impression que je n’ai pas évacué toute l’eau du Rio Béni de Rurrenabaque. Chaque halte est une course contre la montre pour moi, à la recherche d’un chiotte. Mais ça me fait rire, tout va bien, ça me fait penser à la scène de Transpotting quand Mark Renton est dans le pub irlandais !!! Le passage de la frontière se fait en 10 minutes ! Les péruviens, au premier abord, sont souriants aussi mais beaucoup moins tactile que les boliviens. Du coup, quand je déconne un peu avec le chauffeur du bus, par réflexe, je lui mets la main sur l’épaule et là, il recule de 3 m !!! OK, je suis fixé !

Là, je suis à Cusco dans un hôtel qui domine la ville et qui offre une superbe vue sur les montagnes environnantes dans lesquelles se cache le Macchu Picchu. J’ai retrouvé Christina et Ritchy, mes amis autrichiens (et non allemands, comme j’avais dit dans l’article précédent ! Shame on me !).

 

 

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Que dire de la Bolivie ? Bah c’est juste un pays simple, magnifique, souriant, dans lequel chacun peut trouver son bonheur ! C’est un pays qui se visite sans organisation, à l’arrache pour rencontrer les gens qui vivent eux-mêmes comme ça. Tout ce séjour est marqué au fer rouge dans ma tête. C’est un incontournable, c’est clair ! Et pour couronner le tout, c’est franchement pas cher, du niveau de l’Inde. Je crois que ce que je retiens de ce pays, c’est l’expression « No te preoccupas !!! », qui signifie littéralement, « Ne te fais pas de soucis ». Mais ça se traduit dans les faits par 3 heures de retard, ou une annulation du trip, bref, des déconvenues qui t’énervent dans un premier temps et auxquelles tu finis par t’habituer, voire par apprécier parce que ça te laisse simplement le temps de parler et rigoler avec les locaux qui sont dans la même situation que toi. Et puis, ce que je retiens aussi d’ici, c’est leur façon de ne pas vouloir produire plus que nécessaire. Ca me fait penser à cette anecdote issue du livre « Paroles de terre ». Ca se passe en Afrique, à l’époque où l’engrais commençait à être diffusé à grande échelle pour produire plus. Et le fils vient voir son père avec son sac d’engrais de 25 kg sur l’épaule, le sourire aux lèvres en s’exclamant devant son père : « Regarde papa, avec ça, je vais pouvoir produire deux fois plus !!! ». Et le père lui répond : «  Si j’étais à ta place, je travaillerais juste deux fois moins !!! ». C’est cette scène que j’ai en tête quand je pense à la Bolivie. Tous ces moments où tu rentres dans un magasin, mais y a personne : c’est pas l’heure, faudra revenir plus tard. Bon, OK ! Ou ce moment à Coroico où j’avais fini de manger et j’étais seul dans le resto. Je voulais payer, mais y avait personne pour encaisser. Je suis resté là, au moins 20 minutes, à frapper à toutes les portes voisines pour savoir où était passé le responsable. Il a fini par arriver et j’ai fini par payer, mais c’est le genre de situation absolument impensable en Europe, non ? Tous ces comportements si naturels ici, si paisibles, sans stress !!! Ca fait plaisir finalement. J’ai peur de prendre une grosse accélération dans ma tête en rentrant!!!

Je vous embrasse.

 

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 16:11

 

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Hola todos,

Quoi dire de cette étape ? J’ai du mal à lancer l’article tellement mon séjour ici a été intense. Tout se mélange dans ma tête. D’ailleurs la multitude de photos qui illustrent cette page en est la preuve. Bon, bah, je vais simplement commencer par le début !!!

Je suis donc parti de Coroico, sous la pluie et un peu triste de me séparer de Julia et Franck. Mais le voyage que j’ai choisi est ainsi fait. Rencontres, séparation, nouvelles rencontres, etc…  Donc, me voici dans le bus pour un trajet de 15 h pour 350 km. Ca vous donne une idée de l’état des routes, surtout que le bus est un vrai bus bolivien, c’est-à-dire tout rouillé et qui pue pas mal. C’est le genre de bus à toutes épreuves, conçus et utilisés pour les routes bien saccagées, les chemins de terre et tout. Pour couronner le tout, il est complet !!! Ceci dit, la route est magnifique et je suis côté fenêtre, côté ravin. J’avoue que parfois, il me tarde que la nuit tombe pour ne pas voir la misère 400 m plus bas, surtout que le chemin est relativement étroit et qu’on croise pas mal de camion. Bref, je peux parfois voir que la moitié de la roue est dans le vide. Je n’ai plus qu’à faire confiance au conducteur qui doit être saoul d’ailleurs et sous coca pour pouvoir tenir tout ce temps sans changement. Il paraît que les chauffeurs de bus en Bolivie ont fait grève récemment pour se voir autoriser l’alcool au volant !!! Je sais pas si les revendications ont abouti, mais, les fesses sur mon siège, je vais pas chercher à savoir !!! Tout ce que je sais, c’est que j’arrive à bon port, entier et un peu fatigué, disons que je viens de me taper une nuit blanche et sans alcool s’il vous plaît !!!

 

 

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Je pose mon pied sur le sol de Rurrenabaque et, avec mes sacs, j’arpente les rues à la recherche d’un hôtel, d’eau et de clopes. On m’a piqué mon paquet pendant le voyage, vérole !!! Sûrement quelqu’un qui voulait prendre soin de ma santé !!! Les premiers regards croisés, les premiers mots échangés, le décor environnant, la chaleur moite pesante, tout ici me rappelle vaguement El Nido aux Philippines, en plus grand et sans la mer, bien sûr, mais avec le Rio Béni à proximité, le fleuve qui constitue la porte d’entrée de cette fameuse jungle. Je mets bien 1 h pour faire le petit kilomètre qui me sépare de l’hôtel où je vais poser mes affaires. Une heure, parce que les gens sont loquaces et je me laisse aller à ce petit jeu de discussions malgré la fatigue. Les sourires sont faciles et ça me plaît bien. Bon, y a deux activités principales à faire dans le coin : la pampa et la jungle. Et je ne veux pas trop m’attarder ici parce que Christina et Ritchy, deux allemands rencontrés sur l’Ile de Pâques, m’attendent à Cuzco au Pérou pour éventuellement faire un trek jusqu’au Macchu Picchu. Donc, direction les agences pour planifier tout ça. Ca s’enchaine parfaitement 2 jours de pampa et 7 jours de jungle, en slip : je vais aller fêter ça dans un petit bar à étage, histoire d’avoir un aperçu, vu de haut, de la ville et de ses environs. Après ça, en redescendant, je recroise David, que j’avais aperçu à Coroico, dans cet hôtel de merde qu’est l’Esmeralda (je voulais pas citer de nom, mais franchement, pour les amis voyageurs qui lisent ce blog, c’est mieux de le savoir !!! En échange, je conseille vivement le resto mexicain Bamboo’s Café, super accueil, super bouffe et bonne musique). Donc, David est avec Steph et Charlène, on a à peu près le même planning et on décide de se voir le soir pour bouffer ensemble et discuter des envies et centres d’intérêts de chacun. Soirée toute tranquille qui nous fait décider de faire les trips pampa et jungle ensemble. Quelle bonne idée !!!

 

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Le lendemain matin, c’est parti pour le trip pampa. Deux jours et une nuit à parcourir un rio en bateau, avec des australiens. Tout ça au beau milieu des caïmans, des tortues, des capibaras, des singes capuccino et de toutes sortes d’oiseau. Ca le fait bien pour moi de retrouver un peu le contact avec les animaux. J’avais pas vécu ça depuis la péninsule Valdès je crois. Sauf que là, ça fait un peu zoo. Et puis, c’est pas très physique comme activité pour nous. On est juste assis dans le bateau à regarder tout ce beau monde autour. Je veux dire qu’on n’a pas vraiment l’impression de mériter ce qui se présente sous nos yeux. C’est un peu trop facile ! Y a bien deux ou trois petites frayeurs parce que le niveau du rio est bas et qu’il faut parfois se mettre dans l’eau pour pousser le bateau. C’est pas super rassurant quand tu vois les habitants de la région. Nous, avec David, on sursaute bien deux ou trois fois parce que l’eau est complètement boueuse, tu vois rien. Et y a parfois des choses un peu rugueuses qui nous chatouillent les pieds. On va dire que c’est des bouts de bois qui trainent par là ! Steph est morte de rire : méchante ! Donc, un vrai plaisir pour les yeux : c’est tout de même pas très commun de voir toutes ces bestioles de si proche dans leur espace de vie naturel. Mais bon, question guide, faudra revenir, parce qu’à part conduire le bateau, il ne nous apprend absolument rien ! Et puis, ce bras de rio est envahi de barques comme la notre. Bref, pas trop ma tasse de thé ! Y a un point positif dans tout ça, pour la préservation des espèces, je veux dire, c’est que ce bras de rio est tellement emprunté par les touristes que les braconniers ne s’y aventurent pas. D’où la prolifération de toutes les espèces ! Le même bras plus en amont, où personne ne va, est apparemment complètement vide de vie. Comme quoi, le tourisme a également ses côtés positifs ! Je laisse les photos de tous nos amis et un petit film également. Il suffit de cliquer ici !!!

 

 

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Et un pneu crevé, un!!! 

 

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  Belles dents non?

 

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  Bébés capibaras

 

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Après tout ça, le grand jour arrive. C’est l’heure de partir dans la jungle amazonienne pour jouer un peu aux Robinson Crusoé. Mais moi, dans ma tête, c’est jaguar, jaguar, jaguar !!! On embarque sur le bateau, David, Charlène, Steph, Milton (notre guide), Rina (notre cuisinière) et moi. On est chargé comme des mulets parce que même si on a fait des économies de fringues, faut porter la bouffe et l’eau. Et ouais, pas de porteurs, ce serait trop facile ! Après 2 bonnes heures de navigation, on pose le pied à terre et on arrive dans une communauté après 20 minutes de marche. Notre premier camp de base est ici. Dès l’installation du campement, on sent qu’on est plutôt des rats des villes. Faut juste couper quelques arbrisseaux, tailler les poteaux et les planter dans le sol. Mais déjà, quand tu vois la dextérité des guides, tu sens vraiment l’expérience. Un coup de machette et l’arbre est par terre. Le morceau est taillé en 10 secondes et le poteau est planté en 30 secondes. Toi, quand tu fais ça, c’est 10 coups de machette pour couper l’arbre qui fait moins de 10 cm de diamètre, tu risques de te couper la main quand tu le tailles et tu fais 10 trous différents quand t’essaies de le planter dans le sol !!! Bah c’est pas gagné. Et ça rigole dans les rangs !!! On est plus fort à taper sur un clavier, ça c’est sûr ! Bref, le camp est monté. On mange et on va commencer à couper des vrais arbres pour se construire un radeau. On a payé, c’est pour en chier !!! Lol ! Et là, y a pas de femmes ou d’hommes dans la jungle. Non, non ! Tout le monde à l’œuvre, pas de féminisme, pas de sexisme, tous avec une machette ou une hache dans les mains. Et ça tape, et ça cogne. Tu comprends rapidement que c’est pas un séjour à passer en lune de miel !!! Sous cette chaleur moite, ça transpire à grandes eaux, mais tout est fait dans la bonne humeur. Tous à vouloir prendre la machette ou la hache (y a pas d’outils pour tout le monde !). Je me retrouve avec Steph pour couper un des arbres et j’ai naturellement la machette dans les mains. Sauf que y a pas moyen. « Je veux couper l’arbre, moi », elle me dit ! OK, je lui file la machette, toute façon on va se relayer. Et là, sur l’arbre, je vois une énorme fourmi, mais vraiment énorme. J’ai juste le temps de la montrer à Steph, mais à ce moment là, je vois son visage se décomposer. Bordel, elle a déjà des fourmis jusqu’à l’épaule !!! Et elle se met à hurler, on est sur un nid et on coupe l’arbre qui constitue le toit de leur maison. Elle se fait piquer dans tous les sens et j’ai beau lui dire de dégager, elle est figée, par la peur ou la douleur, je sais pas trop. Sûrement les deux. Je la sors vite fait de là, mais le mal est fait. Le guide arrive en courant et je lui montre les coupables. Juste le temps de faire ça, je me fais agresser à mon tour dans le cou. Incroyable la rapidité de ces petites bêtes. Ce sont les 24 (Viente y quatro), les grosses fourmis de la jungle qui te balancent de l’acide. Leur nom vient du fait que la douleur peu durer 24 heures si tu n’appliques pas de médecine locale. Sympa le premier contact avec la faune ici !!! Juste pour nous dire bienvenus les amis, mais vous n’êtes pas chez vous ici, et va pas falloir oublier ça !!! Bon, on rentre, on va se soigner. On reviendra demain pour finir ce radeau. Première soirée à boire je sais pas quelle plante pour calmer la douleur et surtout à assister à une cérémonie en honneur à Pachamama. Pachamama, c’est la déité qui régit toute la vie sur terre pour les locaux (c’est une croyance pratiquée dans toute l’Amérique du Sud, je crois d’ailleurs, au moins en Argentine en tout cas). Ce rituel est un vrai moment de communion. J’ai pas du tout senti de faux semblant. Tout était vraiment super authentique : prières, silence, offrandes de clopes, d’alcool et de coca, pour nous assurer sa protection au cours de ce trip. Tout ça dans une ambiance très solennelle. Du coup, tu te sens un peu plus fort après ça, mais surtout tu réalises que les dangers sont bien réels ici et même si c’est un jeu, les règles ne doivent absolument pas être enfreintes. Allez, après quelques heures passées avec les guides, à écouter leurs histoires autour du feu, on va se coucher, le radeau doit être prêt demain et on est déjà à la rue.

 

 

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La viente y quatro

 

 

Le lendemain, c’est reparti pour l’abattage et le décorticage des arbres. Mais tout ça sous un déluge de pluie. La pluie, ici, c’est vraiment désagréable les 10 premières minutes parce que c’est un lac qui te tombe sur la tête. Mais après ça, tu profites de la température adoucie et surtout de l’absence de ces enflures de moustiques et de mouches noires, les pires !!! Elles, les mouches, je veux dire, elles te pompent le sang et te font d’énormes boutons qui vont te démanger pendant 2 ou 3 jours derrière et y a absolument aucun produit efficace contre ça. Tu subis et c’est tout. Y a que la pluie qui les fait s’absenter. Quand les arbres sont au sol, une tâche plus physique nous attend. Il faut transporter les troncs jusqu’à la rivière. 12 troncs à porter sur 300 m. On galère avec David à porter ça à deux, à faire des pauses tous les cinquante mètres, les épaules en compote. Surtout, ce qui démoralise, c’est Milton qui porte ça tout seul et qui fait le chemin au pas de course. Ca calme. Les filles ne sont pas en reste, elles donnent tout, mais c’est juste pas possible, trop lourd. Avec ça, la sève a la consistance de …. Euh … la morve, ouais, quelque chose comme ça. Du coup, ça glisse et les chemins deviennent vraiment boueux après quelques heures de pluie. On est sale comme des gorets, mais on est heureux, ensemble dans cet effort solidaire. On va le faire ce radeau, avec un peu de retard, certes, mais demain, on descend le fleuve avec ça, on lâchera rien ! Ca y est, tout est dans l’eau, le radeau s’assemble tranquillement. C’est Milton qui fait tout le taf. Pendant ce temps-là, le soleil est revenu mais les berges sont toutes boueuses et c’est l’occasion de faire une énorme bataille de boue. ET personne n’est épargné. On se recouvre intégralement de bouillasse pour faire les 20 minutes de marche qui nous séparent du camp, histoire de barbouiller un peu Rina qui nous prépare à manger et les éventuels autres guides présents. Bonne journée, demain, on va naviguer et cette nuit, on va croiser les doigts pour que le radeau tienne le coup, parce que tous nos sacs vont voyager avec nous, appareils photos compris ! Mais aujourd’hui, la Pachamama était avec nous : pas de blessures, pas de piqures, pas de rencontres hostiles, on va dormir tranquille, à l’écoute de tous les bruits de la jungle qui nous entourent.

 

 

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  Thalassothérapie, gratos!!!

 

 

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Notre beau radeau, bien costaud! 

 

 

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Et c’est parti pour 4 heures de navigation assez aléatoire dans le sens du courant (évidemment !). Au programme, bronzage, enfin brûlage, un peu de pêche (mais on va juste ramener 3 lignes cassées !!!), et surtout une bonne frayeur quand le radeau va s’échouer contre un tronc d’arbre planté au milieu de la rivière. On arrive sans mal à notre nouveau camp. Un camp dans lequel on va passer le reste de notre séjour. Installation des couchages et ça y est. Tout le monde prend conscience qu’on est vraiment loin de la civilisation dorénavant ! Seuls au monde, dans ce camp en bordure de rivière, au milieu de cette jungle bien dense maintenant. Ce pour quoi tout le monde avait choisi ce trip. Pour clôturer cette journée, Milton nous emmène faire une petite marche nocturne de 3 heures dans la jungle. Jusqu’à un petit lac pour voir les yeux des alligators dans le reflet de nos lampes. Tout est calme, on n’a aucun repère, on suit le guide et c’est tout. T’entends des insectes énormes te frôler, des insectes volants qui font des bruits d’hélicoptères ou qui viennent carrément s’écraser sur ton front ! Et tu sens que la moiteur se fait plus pesante à mesure que tu pénètres de plus en plus au cœur de cette jungle. J’y serais bien resté beaucoup plus longtemps dans cet enfer vert, à me faire surprendre par les cris des aras, à être concentré sur chacun de tes pas, sur chacun des sons qui te font sursauter. Bonheur !

 

 

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  C'est bon les asticots Charlène?

 

 

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  Plus difficile pour Steph!!!

 

 

IMGP2030 [1600x1200]  David préfère les feuilles de coca!

 

Je ne vais pas tout raconter jour par jour dans cet article. Le reste du séjour se compose de marches diurnes, nocturnes, pêches, baignades pour se rafraichir, aller chercher du bois pour le feu. On va découvrir quelques vertus médicinales de certaines plantes, on va manger des vers, on va se faire peindre la tête avec le suc des petites pommes de jungle, on va boire de l’eau des lianes (ça nous changera de l’eau boueuse de la rivière dans laquelle on finit par ne plus mettre de chlore. Juste une décantation, une ébullition et une filtration et le tour est joué !), on va sauter sur les lianes, on va mater les singes dans les arbres, on va prendre du plaisir quoi ! Et se familiariser avec cette vie de sauvage dans un environnement qui parait hostile au premier abord mais qui finalement peut s’apprivoiser. Le plus dur dans tout ça, c’est de garder en tête que les dangers sont bien présents. Faut surtout pas tomber dans la monotonie. Y a quelques exemples qui illustrent bien mes propos, c’est par exemple David qui va chercher du bois et qui se fait agresser par des guêpes qui s’accrochent à ses cheveux, ou c’est le soir où Milton fait le malin à nous demander d’éteindre toutes nos lampes pour faire une vraie marche nocturne. Sauf, que je ne sais pas par quel hasard, mais il décide de rallumer la sienne et là, au beau milieu du chemin, un joli petit serpent tout bien venimeux, la mort assurée au bout des crocs !!! Du coup, tout le monde rallume et on ne nous y reprendra pas ! Ces mecs, les guides, n’ont pas vraiment de sixième sens, mais leur 5 sens sont en plein éveil et totalement décuplés par rapport à nous. C’est incroyable de les observer à l’écoute, à sentir, à regarder. Ils te dénichent des iguanes sous les racines de nuit, ça parait juste surréaliste. Ils connaissent la jungle : ils y sont nés et ils font ce métier depuis 15 ans. Ils savent tout faire, vraiment. Juste impressionnant ! Et puis, surtout, ils ont un sens de l’orientation absolument incroyable. On joue vraiment pas dans la même catégorie. La jungle n’est pas un endroit pour les pistards !!! On a bien essayé d’aller juste chercher du bois de nuit, mais pas très loin. On a marché peut-être 5 minutes (bon, pas complètement à jeun !!!), mais sur le retour, on a trouvé le moyen de se perdre. Le camp est à 300 m, tu le sais, mais tu te retrouves tout de même sur le mauvais chemin. Eux, ils ouvrent des chemins à la machette et retombent systématiquement sur leurs pas. Impressionnant !

 

 

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De la bonne eau claire de pluie!!! 

 

 

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  Comme c'est mignon!!! Et puis, ça me fait rire, Milton avec sa boule de coca dans la bouche!

 

 

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  Pétage de ventre au saumon du rio!!! Pas moins de 8 kg l'animal!

 

 

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Bah t'es beau tiens! 

 

 

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Donc, pas de jaguar pour moi. Les gros chats tachetés ne veulent pas me voir, je sais pas pourquoi. Par contre, belle rencontre avec Mademoiselle la tarentule. David et Steph et pu toucher et même porter la bête. Moi, je reste bien à l’écart de ça. Les araignées, non, c’est vraiment pas mon truc. Je suis plus dans le plaisir, là ! Par contre, je suis fasciné par la beauté, par la rapidité de l’animal et par sa taille aussi ! J’ose même pas imaginer ça courir sur moi. Et quand tu vois les mandibules, ça impressionne. Moi, je me disais, que déjà une fourmi qui fait 5 cm de long peut vraiment faire mal, alors j’arrive pas bien à imaginer la douleur sur une piqure de tarentule ! Laissons-là où elle est. Elle paraît y être très bien et moi, l’idée de la savoir loin de chez moi me plaît bien.

 

 

 

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Milton dans son élément!!!  

 

 

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  Journée tranquille à la pêche, au piranha!!!

 

 

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Le piranha, donc!!! 

 

 

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Voilà le spectacle de nuit!!! Spéciale dédicace amiga mia!

 

 

 

Tout ce séjour aura évidemment été le clou du temps passé à Rurre. Juste une parenthèse dans une vie. Un environnement qui s’apprécie, non pas exclusivement par sa beauté, mais par sa diversité, sa taille, sa densité et cette sensation de te faire sentir minuscule et totalement vulnérable , même face au plus petit habitant de la région. Merci à vous 4 les amis d’avoir partager toutes ces sensations. C’est pas très facile de vivre 7 jours avec des gens que tu ne connais pas, dans ces conditions-là. Parce qu’un moment ou un autre, ta vraie personnalité se révèle et il n’y a pas garde fou. Une mauvaise humeur matinale, un gros coup de fatigue, un ras le bol de boire cette eau dégueulasse, un manque de clopes ou quoi, peut tout foutre en l’air !!! Mais non, l’esprit de solidarité a régné dans cette équipe. Cet esprit est né d’une envie commune d’apprécier pleinement le moment présent et de ne pas se laisser aller à se renfermer sur soi. J’ai ressenti ce lien qui peut unir des frères et sœurs pour une semaine à travers tous ces éclats de rire, à travers toutes ces discussions et tous ces efforts. Et vous les filles, bah profitez bien de votre deuxième séjour bande de veinardes. Et Steph, si tu vois le jaguar, STP, fais-moi un signe, n’importe quoi, je veux être avec toi pour ça ! Et je veux voir la tarentule sur ta tête, miss warrior ! Take care.

Voilà, j’ai remis mon sac sur le dos enrichi de cette fabuleuse expérience. J’ai dit au revoir à tout le monde, un peu nostalgique. Il pleuvait sur Rurre quand je suis parti, je me suis dit que ce temps-là réjouissait pas mal de monde en ville. Moi, je vais aller me réjouir dans un bon lit douillet de La Paz.

Salut à vous. Portez-vous bien.

 

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 16:27

 

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Hola todos !

Bien arrivé à Coroico. Le voyage entre Sucre et La Paz (11 heures) s’est fait dans un bus haut de gamme, du même niveau que les bus argentins, en cama. La joie pouvait se lire sur nos 3 visages  (Julia, Franck et moi).  Nous qui avions l’habitude des bus boliviens tout destroyed, cette fois, rien à redire. Cette nuit m’a fait du bien, comme si, enfin, changer de place me remettait du baume au cœur ! A La Paz, Franck et Julia décident de rester quelques temps, mais moi, c’est hors de question que je passe une minute de plus dans une ville : j’ai besoin de nature, j’ai besoin d’espace. Alors, je saute dans un taxi après avoir pourparler un minimum et avoir retenu mes bâillements tant que possible. Ouais, parce qu’ici, les négociations peuvent vite tourner à ton désavantage si tu parais fatigué. Les prix peuvent doubler jusque parce que tu bâilles ou que tu as des cernes sous les yeux !!! Mais bon, pas de problème, la route se fait tranquille jusqu’au deuxième terminal qui dessert les destinations locales. Et là, je sais que je suis à bon port parce que je remarque (impossible à louper) 3 personnes sur le trottoir, telles des coqs, qui s’époumonent : Coroici, Coroico, Coroico !!! (Facile, ouais, je sais, mais moi, ça me fait rire. J’ai le droit non ?). Et c’est reparti pour 2 h 30 de routes époustouflantes, au milieu de ces montagnes toutes vertes, de ces routes sinueuses. Je sais que je vais bientôt atteindre un autre paradis sur terre. Bon, mon cul est à la ramasse parce que le strapontin est en bois, mais devant ce paysage, le temps passe très vite.

J’arrive à Coroico, bien mort au final. Recherche d’hôtel, petit déj en terrasse, douche et dodo. Après ça, je vais errer dans les rues du village, histoire de m’imprégner, de regarder si y a pas mieux en hébergement, puisque je n’ai plus mes sacs sur le dos, et de me renseigner sur les treks possibles sans guide. Le village est tout en pentes et juste deux ou trois heures de marche là-dedans me calment pas mal. C’est pas un souci : y a des cafés en terrasse de partout avec des vues toutes plus extraordinaires les unes que les autres !!! Et puis, ce décor m’inspire vraiment pour écrire quelques lignes dans mon roadbook ! Ouah, je me sens bien dans le coin ! Vais-je encore prendre racine ici ?

La population du village sort un peu du stéréotype que j’avais identifié précédemment en Bolivie. Je remarque pas mal de personnes black. Ah, quelques descendants de ces pauvres familles africaines qui ont fait le voyage « travaux forcés » pendant les colonisations !!! Mais il semble n’y avoir aucune discrimination. Tout le monde est mélangé et aucune différence, aucun communautarisme ne se fait ressentir. La preuve quand je squatte une petite demi-heure le gradin du stade municipal (sorte de stade snickers) pour mater une rencontre de foot entre copains. Y a pas à dire, mais c’est partout pareil. Dans chaque équipe, y a un bourrin, qui shoote dès qu’il a le ballon, un petit teigneux qui se bat sur tout, un ailier qui court tout le temps, un ou deux techniciens (enfin, techniciens, qui se croient techniciens, du moins !!!) qui se la coulent douce à base de dribbles statiques et un grand maigre qui s’emmêle les pinceaux. Je me croirais revenir au Bourget 10 ans plus tôt dis donc !!! (je donnerais pas de noms !!!). Je sais que pour moi, le foot du dimanche, c’est fini, par contre quand je vois ça, j’ai bien envie de reprendre mes raquettes de bad pour me mettre minable en simple. Vous m’avez bien chauffé Goup et Alec, je vais revenir vous mettre quelques smashes d’ici peu. (Et Goup, tu casses pas ma raquette, hein ?).

Fin de première journée peinard : mon sac à dos est prêt pour demain, je vais aller me défouler les jambes en quête d’un point de vue. Rien que de penser à ça, ça me détend. Je suis content d’être là, ça me manquait tout ça ! Petit repas avec Noa et Ariel, un couple d’israéliens à qui je vends encore de la plongée à travers mes films. Faut que j’arrête d’ailleurs parce que je vais retourner plus vite que prévu sur la côte sinon !!! Allez, je vais me coucher. Je vais bien dormir, en pleine conscience de tout ce qui m’entoure !

Comme prévu, le deuxième jour est un jour juste pour moi. Sac sur le dos, je me lance à la conquête de la montagne pour atteindre un surplomb dominant toute la vallée. Mais ça fait longtemps que je n’ai pas vécu ça (environ 10 jours), alors à la moindre pierre plate, je me pose là et j’admire le spectacle. Et devant ces montagnes, ces espaces super ouverts, je me mets ma musique comme d’habitude et je pense à vous les bibis. J’ai vos fioles imprimées dans mon cerveau. Et je m’imagine au milieu de vous tous, à se taper sur l’épaule, sourires figés, yeux dans les yeux, avec un verre jamais vide, de vin rouge, je veux dire, enfin de Chinon, bien sûr !!! Rabelaisien pour la vie !!! C’est bon de revivre les quelques soirées en cave, j’en redemande !!!Mais bien sûr, l’objectif n’est pas atteint alors je poursuis. Sauf que je dois traverser quelques portions de yuncas, la forêt assez dense des montagnes du coin. Ca fait un peu chier, parce que je n’ai plus aucune vue et je sais que j’ai encore 1 h 30 de marche avant d’atteindre le sommet du cerro. Le temps est assez nuageux et la sueur me pique les yeux. Ah basta !!! J’étais bien en bas et puis je suis libre, non ? Finies ces contraintes d’objectifs. Allez hop, je redescends et c’est tout !!! Et encore une petite heure de contemplation et de réflexion. Que du bonheur. Ici, le paysage est merveilleux, mais pas transcendant. Je sais pas, j’ai l’impression que je commence à être un peu blasé par tout ce que j’ai déjà vu. Je prends Coroico comme une étape verte transitoire avant d’attaquer la jungle amazonienne de Rurrenabaque. Mais quel pied tout de même. Et puis, surtout, y a les vautours qui planent sous mes yeux et j’ai la même sensation qu’au cap de bonne espérance. Bordel, être un oiseau ici, quelle vue ils doivent avoir. Et c’est leur quotidien. En plus, avec le vent qui souffle sur les hauteurs, ils font pas un seul effort ces gros fainéants. Ils planent, c’est tout. Un petit coup de rein et tu vires à droite ou à gauche, un petit mouvement de tête et tu chutes de 100 m. Incroyable !!! Franchement, ça doit être formidable, non ? Je m’y vois déjà. C’est des coups à me chauffer pour le parapente ça. Mais je suis mieux les pieds sur terre, ou encore mieux, la tête sous l’eau, bien sûr !!!

Le soir, petit resto avec un couple marseillais. Honnêtement, je me suis fait chier comme un rat mort. Ca arrive des rencontres comme ça parfois !!! Pfeu, toujours en train de se plaindre ces français. L’eau de la piscine de l’hôtel est froide et pue, faut attendre son tour pour le sauna, bla bla bla. Oh, réveillez-vous les gens, vous êtes en Bolivie ici ! Bref, je me contiens, mais mon sang est en ébullition !!! La patience, la patience, j’essaie de progresser sur ce point en ce moment, mais c’est franchement pas mon fort ! Ensuite, je rentre à l’hôtel et je croise un géographe bolivien à qui j’explique que ça serait pas mal de signaliser les chemins de rando ici (en espagnol, s’il vous plaît !). Je suis sûr que tout le monde y gagnerait. Et puis, c’est tellement merveilleux ici que ça donne envie de marcher des heures. Mais ça fait chier de payer un guide juste pour ne pas se perdre. Je veux dire qu’un guide peut t’expliquer la faune, la flore, les formations géologiques, l’histoire de la région, les différents peuples qui vivent là et leur culture. Mais pour les gens qui veulent juste marcher et profiter de la vue, bah, juste 2 ou 3 petites pancartes, je pense que ce serait cool ! Un créneau, je suis sûr. Surtout que ce constat est généralisable à pas mal de pays !

 

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 Troisième jour, la ruta de la muerte !!! Au programme, 75 km de descente avec 3500 m de dénivellé. Hum, je tiens plus sur mon siège !!! Trop envie d’y être !!! J’ai rendez-vous à 8 h précise. Mais quand je me pointe, le mec de l’agence me dit : « tranquillo, hoy hay sol y el guia no estare aqui antes las 9 !!! ». Ah le chacal, j’aurais pu dormir une heure de plus. Bon, il argumente qu’on sera seuls sur la piste. Moi, ça me va. Je suis tout seul avec mon guide, c’est tout bon ! Sauf qu’il faut encore attendre qu’un minibus se remplisse et tout. Bref, on quitte pas Coroico avant 11 h et y a encore 2 h 30 de routes avant d’atteindre le point haut de la fameuse route. Patience, patience !!! Pas de problème, je suis en plein cours particuliers !!! Lol ! Mais j’ai quand même les fesses qui font bravo sur mon siège !!! On arrive enfin à la Cumbre, 4700 m. Et, devinez quoi, le temps est aux nuages et à la pluie. Grrrrrrrr ! OK, j’accepte. Mais y a une petite voix au fond de mon cerveau qui me répète toutes les 5 minutes : « si on était arrivé 2 h plus tôt, bah on aurait eu du soleil ». Ferme-là et enjoy !!! Tu seras pas là tous les jours !!! Je vais y arriver, mais c’est dur !!! Super descente, vraiment. Bon, pas trop de photos, à cause du retard, enfin, du temps, je veux dire !!! Lol ! Mais ça vaut le coup d’œil. Ceci dit, y a vraiment moyen de faire ça tout seul. Y a plus beaucoup de risques vu qu’ils ont fait une nouvelle route où toutes les voitures passent dorénavant ! Ca veut dire que sur la ruta de la muerte, il n’y a plus que des vélos. Mais faut rester vigilant parce que le chemin côtoie des ravins de plus de 600 m sans garde corps. Autrement dit, faut pas se laisser aller à trop contempler les montagnes ou alors, tu t’arrêtes. Sinon, c’est des coups à faire un beau saut de l’ange, le dernier de ta vie !!! En 3 heures, c’est bouclé et c’était une excellente journée qui se termine sous des trombes d’eau ! Petite pensée pour mon Baloo. T’aurais aimé je pense !!!

 

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 La coca

 

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Le lendemain, c’est pluie toute la journée, mais je recroise Franck et Julia. D’ailleurs, le bras de Julia me fait dire que cette route de la mort n’est finalement pas sans danger. Faut pas abuser du frein avant comme ça !!! Donc, journée, lit, films, bounty !!! Comme un de ces dimanches tout gris en France. Ca faisait longtemps, finalement ça fait plaisir et surtout je rigole bien devant Dikkenek !!! Cool, journée sous la couette à écouter la pluie tomber ! Je sors bien toutes les heures pour voir l’évolution du ciel, mais c’est peine perdue. Tout est bouché ! Comment y font les pauvres vautours ? Je pense que des jours comme ça, c’est jour de famine pour eux : y a rien à voir !!! Le soir, retrouvailles arrosées avec mes amis allemands dans un petit resto mexicain. Bah ouais, j’ai annulé le Mexique pour ce trip, mais je voulais tout de même avoir le goût dans la bouche !

 

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 P1000336 [1600x1200] Circulez, y a rien à voir!!!

 

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 Encore des nuages envahissants tout le ciel pour ce que je considère comme le dernier jour ici. C’est décidé, je pars demain direction Rurrenabaque. Pas envie de rester dans le coin. C’est franchement magnifique et reposant mais je ne profite de rien avec ce temps. Autant que j’avance un peu, j’ai encore pas mal de projets pour l’avenir !!! Dernière petite ballade en quête de cascades. Encore une bonne journée pleine de discussions, d’éclats de rire et d’images plein les yeux. Viele danke meinen freunden ! Es ist nicht « easy » für mir Deutsch sprechen, weil es « so long time » macht ! Vielleicht ich brauche in Stuttgart gehen and ihr könnt mehr lernen sprechen und dranken, tambien !!!  Take care and Julia have some rest before diving in the middle of the jungle with tarentulas!!! See ya soon with clean T shirts!!!

 

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Cette étape était indispensable pour moi, après une semaine complète de repos, je crois que je suis sorti de mon hibernation avec de nouveau des envies plein la tête. Je prends vraiment du plaisir dans ce pays, même si j’ai l’impression que ce n’est pas le même niveau d’extase qu’en Argentine, à part le Sud Lipez bien sûr ! Je sais pas, je crois que les gens ne sont pas aussi ouverts ici, du moins, pas aussi curieux. Bien sûr, tu as des réponses souriantes à chacun de tes bonjours, mais la discussion s’arrête quasiment là ! Et puis je vois que le tourisme a fait son œuvre : tu sens la démarche commerciale dans beaucoup de conversations aussi courtes soient-elles. Je peux pas leur en vouloir, quand je vois le niveau de vie ici, tout ça est très compréhensible. Et puis, à la limite, je préfère ça à une relation trop facile, trop rapide. J’ai bien eu l’occasion de parler plus longuement avec des personnes isolées, comme avec Carlos, le géographe. Et tu sens que quand le contact est établi, alors ça y est, la porte s’ouvre. Un peu comme toute la partie Nord Loire de la France où il faut briser la glace avant toute relation, mais quand la porte est ouverte, c’est pour la vie. J’aime cette relation vraie, ce contact durable, ce besoin de connaître avant d’accepter. C’est un tempérament, enfin, c’est le mien !

Voili, demain, c’est 16 heures de bus sur des routes complètement défoncées (et toute mouillées, j'espère pas inondée!!!) jusque Rurrenabaque et enfin la forêt amazonienne ! C’est le 14 juillet dans ma tête. J’ai deux ou trois projets de treks qui me trottent dans la tête, je vais peut-être m’accorder un peu de temps là-bas, histoire de profiter à fond ! Je vais le voir ce jaguar ou pas ?

Et puis surtout, ça y est, c’est dans ma poche maintenant, depuis hier soir : le 11 novembre prochain, je suis dans l’avion direction les Galapagos : ENORME ERECTION !!! Pour 12 jours ! Je suis vraiment désolé mon bon Rico, j’ai pas pu attendre : la plongée me manque trop. Je suis même en train de me demander si je vais pas aller refaire un tour du côté de la péninsule Valdèz pour reprendre un dernier contact avec mes amies les baleines ! Mais bon, tout ça est une autre histoire et je vais passer un peu de temps à tenter de refaire un planning qui tienne la route. Parce que le temps s’accélère et si je programme rien, je vais m’éparpiller dans tous les sens et je vais passer à côté de pas mal de choses ! Val, tu me conseilles quoi pour le Pérou, à part Cuzco, le Macchu Picchu (bien sûr) et Arequipa et son canyon ? Ca fait chier de commencer à devoir faire des choix, mais j’en suis là !

Je vous dis à tout bientôt, et comme la pluie m’a pas mal caserné ici, j’ai eu le temps d’écrire un peu. Alors, je voulais vous faire partager un petit texte, tout simple. Ca s’appelle le bonheur, sujet cher à mon cœur ! C'est mes quelques soirées seul au resto qui m'ont inspiré ce texte! Seul avec mon plat, ma bière, mon roadbook et mon guide. Et en regardant autour de moi, je voyais des couples de tous âges, sensés être là en amoureux : soirée resto, soirée spéciale. Mais j'ai eu mal au ventre quelques fois, quand je constatais l'absence de regard, l'absence de sourire, l'absence de paroles, l'absence de traces de complicité!!! J'ai même assisté au pire : chacun avec son téléphone portabel!!! Quel gâchis! Voilà, ce texte est ce que j'avais envie de leur crier dans le resto! Je me promets de ne janais vivre ça! Je vous laisse, j'ai un bus tout rouillé à prendre! Salut.

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LE BONHEUR

Qu’est ce que c’est ? Qui sont ces gens qui parlent de bonheur et n’osent même pas poser le regard dessus ? Pourquoi tant d’hésitations, tant de questions devant un simple mot ? Pourquoi, pourquoi ?

Est-ce juste une question de bien-être, de rassurance ? Mon cul oui !!! Le bonheur, c’est à fond, c’est pas de quartier pour les choses insignifiantes, non ! Pas de place pour ça. Juste du grand, de l’extraordinaire, de l’extase. Et c’est vraiment à la portée de tous, c’est là, juste devant nous. Il suffit d’ouvrir les yeux, de tendre la main, de ne pas hésiter et de foncer. Mais il fait peur. Oui, il fait peur aux gens qui ont besoin d’un cadre, des coussins pour la chute. Mais le bonheur, les amis, c’est dangereux, ça brûle, c’est addictif, c’est un équilibre instable. Et alors ? Peu importe les conséquences, tout se joue dans l’instant. C’est aujourd’hui, maintenant, tout de suite. Y a pas de demain, y a pas de « faut que je réfléchisse », y a pas de protection. C’est tout à vif, voilà tout. Je ne veux pas me contenter de peu, non je ne veux plus. Je veux vivre et respirer à plein poumon l’odeur de ces fleurs derrière les ronces. Je veux sauter par-dessus les barbelés qui encerclent et réduisent ces espaces si vierges et si beaux. Et je veux aimer à pleine bouche, à plein cœur. Je veux embrasser et ne plus jamais reprendre ma respiration. Je veux me dire qu’il n’y a rien à regretter, qu’il y a tout à tenter. Je veux poser mes pieds sur les sommets et crier au monde d’arrêter de s’en faire. Je veux rire à pleines dents du regard d’un enfant, je veux rire de rien, rire toujours, mourir de rire ! Je veux avoir les rides du sourire à 80 ans et que chacune de ces rides soit un souvenir gravé sur mon visage. Et je veux partager toutes ces joies, tous ces instants avec quelqu’un d’aussi fou que moi. Mais où êtes vous mes amis les fous ? Quel est ce lieu si secret où vous avez décidé de vous poser, loin de tout a priori, loin de tout jugement, loin de tout cadre, loin de toutes lois restrictives, loin de ce monde aseptisé. Ce monde qui se meure de son uniformité, de son sérieux, de tous ses gardes fous. Réveillons-nous et concrétisons ces envies si naturelles au fond de nous. Allez quoi, ne boudons pas nos idéaux. Il n’est pas question de révolution ou de faits insurmontables. Il est juste question d’écouter son intérieur, de se révéler à soi-même et de se dire que personne ne pourra le faire à notre place. Il est question de se dire que demain sera peut-être trop tard !!! Et que faudra pas venir pleurer : la vie est courte et on nous l’a offerte alors faisons-en quelque chose de beau, de grand. Je souhaite ce bonheur à tout le monde qu’il réside dans les choses insignifiantes ou qu’il s’exprime à travers des dépassements de soi. Après tout, à chacun son propre bonheur. Nous sommes tous différents et nous sommes tous uniques ! Mais nous méritons tous d’oser s’y frotter.

 

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 20:36

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Salut à tous !!!

 

 

Wouah, je me réveille de 8 jours de repos mérités ou forcés !!! Ouais, 8 jours de déambulation dans Sucre, la capitale constitutionnelle de la Bolivie, là où a été signée l’indépendance du pays !!! Chouette ville qui me proposait de bonnes ballades alentours chez les Jalq’a, dans la cordillère de los Frailes. Mais bon, pas la force, pas le courage, j’étais submergé par la fatigue et quand mon corps était prêt, il s’est mis à pleuvoir. Toutes ces coïncidences m’ont finalement dissuadé d’entreprendre ce trek. Je vais passer à l’étape suivante en ayant vu que la ville !!! Mais c’est bon de se sentir de nouveau en forme, avec les jambes qui s’agitent sous la table : leur façon de me demander de retourner un peu dans des contrées plus vertes ! Message bien reçu !

Donc, Sucre aura été l’occasion de visiter un grand marché artisanal (Tarabuco), très touristique. Petit journée d’achats tranquille et prochainement un nouveau colis pour mon retour en France. Ca va être bon d’ouvrir tous ces paquets à mon retour : mon Noël à moi, juste une façon de prolonger le voyage encore et encore !!! Va me falloir une grande maison au retour parce qu’il y a quelques kilos d’objets d’arts et de tableaux dans tous ces cartons !!!

 

 

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Ensuite, bah, la liste exhaustive, c’est deux églises, le musée de l’indépendance (très très intéressant d’ailleurs !), la cathédrale et un match de foot local !!! Pour le reste, chambre d’hôtel, lit, pubs et tout et tout ! J’ai vraiment rigolé parce qu’hier la réceptionniste de l’hôtel m’a demandé : « mais qu’est ce que vous avez tant aimé à Sucre pour y rester aussi longtemps ? ». Euh, comment dire ? J’ai vraiment aimé l’hôtel, j’ai vraiment la bouffe, j’ai vraiment aimé mon lit, enfin, je me suis bien reposé parce que la route est encore longue ! Bien sûr, elle a explosé de rire, et moi avec !

Ce que j’ai surtout aimé à Sucre, c’est rencontrer Julia et Franck, un couple d’allemands avec qui j’ai passé des soirées formidables (à la bière, bien sûr !!!) à discuter voyage, mais pas tant destinations. Plutôt philosophie de voyages, ressentis, différence entre voyager seul ou à deux, rencontres sur la route.

 

 

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Thanks my friends, always a real pleasure to spend time with you. Let’s keep going this way and have some other meeting points in this wonderful country, in the jungle, on the bike, on the boat, whatever but together. And thanks a lot for kicking my ass so softly but surly. Like I need to move with good ideas in my mind! There are sometimes moments you need to chill out and it’s not so easy to force your body for moving again!!! But you managed and I thank you for that! Don’t change your mind you’re on the good way! See ya as soon and often as possible!!!

 

 

On a fini par regarder ensemble un film sur les conditions de vie des mineurs dans le coin (Devil’s miners). Film plus que touchant qui met en lumière la vie de deux gamins de 11 et 14 ans qui ont perdu leur père et qui doivent bosser dans la mine pour subvenir aux besoins de la famille. Ouah, ça arrache le cœur !!! Ils sont 800 dans ce cas dans les mines de Potosi, avec des rêves plein la tête, de sortir de là notamment. De devenir instituteur ou ingénieur. Mais tout le monde sait que quand tu as un pied dans la mine, tu y meurs !!! Et pas très vieux avec ça ! Emotions et incompréhension envers le rôle de l’état dans tout ça ! Dur à avaler !!!

 

Juste un petit coucou à Gaëlle que je souhaite vraiment revoir sur Lyon!!! Profite bien de ce merveilleux pays et raconte moi un peu l'Est, vu que je n'irai pas!!! Bisous, à tout bientôt.

 

 

Et puis, pour finir, Sucre aura été l’occasion pour moi d’avoir agi comme un vrai sale con aussi. Un con qui n’a eu que les armes de la méchanceté en guise de protection. Ce blog me servira de place publique pour tenter de me faire pardonner. Ces mots n’étaient pas les miens, je te promets. Ils sont sortis de ma tête sans que je puisse les rattraper en vol ! Ils se retournent maintenant contre moi et je mérite bien ça ! Je suis vraiment navré, désolé ! I’m definitly not that bad and you know that ! Nobody can forget that, sure! But just try to digest as fast as possible and forgive me! Hard to say that when it can be too late, I don’t know! But believe that I’m there, always and I regret deeply all those bad words from my fucking dark side. The border between love and hatred is so thin : I just crossed this line with cold heart, without help from my brain! You’re the one who could have seen that from me and I absolutely don’t want you to keep this painting of me in your mind. Even me, I can’t recognize myself through those words!!! But what can I do now? Just say me. Wish you all the happiness you’re deserving and keep going peaceful, enjoying every moment of your life forgetting all that. You can do that, I’m sure. Sorry, sorry, sorry! I will lose a lot losing you and all is in between your hands now! Sincerely wish one day we could speak about that laughing like kids! Up to you, my friend! You just have to know, to finish, that you gave me new wings and I will use that for enjoying back this travel, like the best year of my life, and you will belong to all those memories! For my part, I never could forget your face, your smiles. Like printings in the deepest part of my heart! Will bring all that on my shoulder as a real friend enjoying all those places with me. I understand now : my brain was just stucked in its stubborn statement! Such a real lesson of life for me! You opened my eyes and I will always be grateful for that. Huge hugs coming towards you!

 

Salut à tous, pas trop de photos pour cette fois, mais ça compense avec l'article précédent! Et puis, à force d'en parler, fallait vraiment que je fasse une pause! Prochaine étape : Coroico, montagnes, et début de la jungle. Ca va me remettre en piste tout ça! Hasta luego amigos

 

 

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 16:12

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  Merci pour cette photo Cécile, j'adore, vraiment. Ca sent l'agrandissement et l'encadrement!!!

 

Hola todos ! Ca va ?

Parce que moi, ça va, mais alors, ça va vraiment fort. Je sors de 4 jours démentiels dans le Sud Lipez, une région qui restera gravée dans ma mémoire. J’ai pas beaucoup de mots pour décrire tout ça, je crois que ça se regarde, ça se contemple et c’est tout ! Je ne sais pas qui peut nous offrir ce spectacle, mais doit y avoir quelque chose, quelque part et il a été bien inspiré ce jour-là !!! Comme des tableaux avec une palette de couleurs infinies. Le tout entre 3500 et 5000 m, dans un contexte complètement sec, mais truffé de lacs de toutes les couleurs et peuplés de flamands roses. Pfou !!! Quand je ferme les yeux avant de m’endormir, j’ai encore tout ça dans la tête.  Mais je vais pas m’enflammer sur ce ressenti parce que je pourrais rentrer encore en pleine philosophie. Je vais garder ça pour moi cette fois !!! J’ai vraiment failli faire un deuxième tour tellement c’était géant. Franchement, après le paradis polynésien, je ne me rappelle pas avoir vu quelque chose d’aussi beau depuis le début du voyage. Et puis, la cerise sur le gâteau, c’est l’équipe qui a partagé ces grands moments avec moi. Merci à tout le monde, Freddy et Giovanni, deux jeunes anglais, et aussi à Cécile et Steph à qui je souhaite un bon rétablissement (je pense que les souvenirs à eux seuls seront de bons médicaments. Je passerai me faire payer l’apéro sur Pau vers le mois d’avril, promis !!!), merci à Lucia, notre charmante cuisinière aux yeux de qui, je suis encore passé pour un ventre à pattes, et merci à David, notre chauffeur-guide, pour toute sa patience. Parce qu’il lui en a fallu. On peut s’arrêter encore deux minutes, s’il te plaît, y a pas moyens de partir sans prendre de photos ??? Alors justement, en parlant de photos, attention parce que l'article contient plus de 60 photos. Installez-vous confortablement avec un petit verre de vin, pourquoi pas? J'espère que vous allez passer du bon temps. Désolé pour la densité, mais moi, quand j'aime, bah je compte pas. Pas vous?

Tout ce périple commence de Tupiza et il est prévu de faire 1300 km en 4 jours sur des pistes de terre sèche. Ca va, bien installé ? Parce qu’on est 7 dans la jeep !!! Mais d’entrée de jeu, la bonne humeur transpire dans le véhicule. Je sais pas, on est bien ensemble et c’est tout et puis, tout le monde attend beaucoup de ce tour. Tout ça sous le regard maternel de Lucia et l’œil de lynx de David. Une vraie petite famille ! Rapidement, on se met quelques feuilles de coca dans la bouche pour pallier au mal des montagnes parce que ce soir, on dort à 4400 m !!! Ouais, le goût de la coca n’est pas fameux, je préfère largement la prendre sous forme de thé et là, ça le fait bien !

La première journée, c’est environ 8 heures de jeep dans un décor très sec, tout en roche, toutes plus belles les unes que les autres. On traverse quelques villages complètement paumés de l’Altiplano. Incroyables les conditions de vie dans ces bleds. Les gens ne vivent que de l’élevage de lamas et descendent en ville une fois tous les 2 mois environ pour échanger un ou deux lamas contre tout le nécessaire pour être autonome 2 mois. Le village ressemble à un grand camp, avec douches communes pour tout le monde, une église pour les mariages, une école où les élèves pourront suivre les cours jusque 17-18 ans et un terrain de basket ! J’imagine mal vivre ici, mais eux n’ont pas l’air de se plaindre. Ont-ils le choix ? Nous voici donc à notre campement, hébergement très rudimentaire au milieu des montagnes. Dans le village, les habitants ont l’air d’hiberner parce qu’on n’en voit que quelques uns. Où sont-ils passés ? J’ai pas de réponses à la question ! Bon, on va se détendre les jambes au sommet de la butte la plus proche et avec Cécile, on a besoin de reprendre notre souffle une ou deux fois avant d’atteindre notre but ??? Ah ouais, on est à 4500 m ! Ah bon, c’est pas les clopes ? Ca va alors ! Gros dîner accompagné du vin de Tarija (bolivien) et de discussions avec les moitié-moitié israëliens-boliviens. Rickey relève tous les points GPS du parcours pour éventuellement revenir un jour et refaire ça en indépendant ! Clowny, si tu me lis, là y a un gros défi à relever. 1300 km en vélo, dans le sable jusqu’aux jantes, avec le vent en pleine face, une grosse chaleur, des altitudes jusqu’à 5000 m et une autonomie eau et bouffe indispensable !!! C’est pour toi ça non ? Enfin, quand t’auras le temps !!!

 

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P1030716 [1600x1200]J'aimerais vous y voir : à courir à plus de 4000 m!!!

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  C'est pas paisible ici???

Les deux jours suivants sont intenses : entre 10 h et 12 h de jeep par jour, dans un décor à te faire sortir les yeux de la tête. Moi, j’exulte à chaque point de vue. J’ai Van Halen qui me crie « Jump » devant chaque spectacle. OK, OK ! Les montagnes sont peintes, les lacs sont merveilleusement colorés et nous, on prend 30 000 fois les mêmes photos ! Ces longs moments de route sont l’occasion de discuter avec David qui m’explique sa vie, son taf et sa région, tout amoureux qu’il est ! Pas de repos pour ce vaillant guerrier, juste une journée par an, pour le premier de l’an ! Mais ça va, il est heureux. Il ne pouvait pas espérer mieux comme boulot, toute la journée au volant de son 4x4 au milieu de ces paysages dont même lui, après 5 ans, ne se lasse pas ! Ca met du plomb dans le crâne tout ça ! J’étais pas du genre à me plaindre des horaires au boulot ou quoi, mais avec toutes ces histoires, j’ai définitivement plus le droit ne serait ce que d’y penser ! Eric, c’est interdit de te servir de ces mots pour un usage professionnel ultérieur, je suis pas dans mon état normal !!! Lol ! Les soirées sont toujours animées autour du repas, du verre de vin avant de se lover dans notre lit sous 4 couvertures et un duvet. Moi, systématiquement, je ressors un petit coup dehors, juste pour mater les étoiles et deviner les montagnes qui nous entourent ! Besoin de ces petits instants de contact avec la Nature, comme un rituel, quelque chose comme ça. Comme c’est bon ! Et puis, y a pas un bruit, juste mes pas sur la terre et quelques étoiles filantes dans le ciel ! Bon, ça pèle, je rentre !

 

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  Au-dessus du Mont Blanc!!! Facile, tout en voiture!!!

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  Piscine d'eau chaude!!! On sort? Non, fait froid dehors et puis on est bien là, non? Y paraît que faut pas rester plus de 15 minutes, c'est pas bon pour la circulation du sang??? Ouais, on parlera santé un autre jour!!!

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  Le désert de Dali! Magnifique

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P1070008 [1600x1200]  No comment!!! Just enjoy!!! Mais c'est la vraie vie, je vous assure. Y a pas de trucages ou quoi!!!

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  Quelques geysers aussi à 5000 m!!!

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  Bah c'est bon là, faïtes pas la gueule!!! Bojour l'accueil!

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  Bah voilà, c'est pas mieux comme ça?

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  C'est qu'on dort alors? Bah ça me paraît pas mal du tout!!!

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  Oh les grands, on n'est pas en Egypte ici!!!

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  Les vicunas : lamas non domestiqués, et la mouette!!!

 

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 Petit spectacle volant de mouettes !

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Le dernier jour, destination le salar de Uyuni ! Que dire ? Splendide, encore une fois. Immense étendue de sel, toute blanche donc (environ 12 000 km²) encadrée de montagnes. Mais dépêchez-vous de venir parce que les salars de Bolivie contiennent 80 % des ressources en lithium de toute la terre. Et y a déjà des acquéreurs, notamment japonais, qui se font pressants sur le sujet. Bientôt des mines d’extraction de partout ! Salauds ! Tout ça pour des batteries de bagnoles ! On vit vraiment une époque formidable ! Quand t’as les pieds là-dessus, tu penses pas trop à ça. Tu profites de l’instant présent et t’espères que tes enfants pourront encore admirer le spectacle ! Le salar, un peu comme la lagune sèche d’Etosha, permet quelques photos à perspectives rigolotes. Bon moment de rires et de sauts encore. Ce décor nous donne du ressort !

 

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  JUMP JUMP!!!

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Voilà, c’est l’heure de dire au revoir à Lucia, David, Giovanni et Freddy. Cécile, Steph et moi restons à Uyuni en espérant trouver un moyen de transport pas trop cher pour se faire notre petit volcan le lendemain. Mais, les taxis sont verrouillés par les agences de tourisme locales. On trouve bien deux ou trois tuyaux, mais ça reste assez cher et puis, y a entre 5 et 6 heures de route aller-retour. Allez, on lâche l’affaire, y en aura d’autres. Les amigos, on se fera un volcan en France, dans le Massif Central !!! Lol ! Du coup, je prends un billet pour Sucre dès le lendemain où je compte me faire deux ou trois jours d’hôtel clean avec douche chaude et tout parce que ça commence à sentir le fennec ! Dans le bus entre Uyuni et Sucre, je suis avec une bolivienne et sa petite louloute de 2 ans. Elle me regarde avec des yeux tout ronds et quand je la regarde à mon tour, elle se cache sous le gilet de sa mère. Finalement, après 6 heures de bus, elle s’est endormie sur mes genoux, après quelques éclats de rire et quelques échanges de gâteaux au chocolat ! Lol ! Moments magiques pleins d’innocence, d’insouciance. J’adore !

Voili, je suis maintenant à Sucre où je vais passer un peu de temps à parcourir les rues de la ville, de ses marchés, de ses musées, de ses églises. Je vais aussi faire quelques achats, parce que tout part en cacahouètes ici. Chaussures, sac de rando, lunettes de soleil et surtout l’appareil photo. Hors de question de continuer à prendre ces photos avec une éclipse solaire permanente. Ca va me coûter cher tout ça (mais pas assez pour me décourager de m’envoler jusqu’aux galapagos !). Va falloir m’héberger et me nourrir quelques temps au retour. A bons entendeurs ! Quand tout ça sera fait et quand j’aurai enfin acheté mon bâton de marche, j’irai poser mes pieds pour un trek de 3 ou 4 jours dans les montagnes environnantes, à la rencontre du peuple Jalq’a dans la cordillère de Los Frailes. Encore un grand moment à venir, c’est sûr. Mais c’est pour la prochaine fois. Là, je vais m’accorder quelques grasses mat avant, parce que toutes ces émotions me pèsent !!! Bah ouais, c’est pas une vie si facile de voyager !!!

Ca fait 10 jours que je suis là et je suis déjà à l’arrache sur le planning. Bon, je stresserai pour des plannings à mon retour en France. Aujourd’hui, je vais prendre mon temps. Y a que ça de vrai, non ?

Je vous embrasse.

 

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 21:55

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Hola !

Après quelques heures de bus et un passage de frontière plutôt facile, me voici en Bolivie et plus particulièrement à Tupiza, un petit village du Sud Lipez entourés de Quebradas comme je les aime.

Je prévois normalement de rester 2 jours ici, histoire de dégoter un tour de 5 jours à destination d’Uyuni et de son Salar. Ce tour de 5 jours doit inclure une petite marche au sommet d’un des trois volcans locaux (entre 5800 et 6000 m). Seulement, y a personne qui veut faire ça. Les gens se cantonnent au tour de 4 jours sans la grimpe.  Je serai donc resté 4 jours ici, enfin, 3 jours et 4 nuits, pour finalement décider de partir sur un tour de 4 jours et prévoir une journée de grimpe sur le fameux volcan Tunupa depuis Uyuni.

Ces 3 jours auront essentiellement été consacrés à l’écriture pour moi et quelques marches aussi, dans les environs. Tupiza est une petite ville d’environ 20 000 habitants où la vie semble toute tranquille. Dans la rue, un peu comme à Iruya en Argentine, je sens les sourires et les bonjours moins faciles. Bon, j’arrive tout juste, je veux pas tirer de conclusion trop hâtive !!! Première soirée trilingue très concentrée, avec la rencontre de Caro et Philippe, française et québécois (Caro on se tient au jus pour les Galapagos !!!), puis dîner tranquille tout en anglais avec Asho, Lilly, Christine, Nelly et Robert (anglaise, américaine, sud africains et allemande). Après ça, je file à l’hôtel, je veux me coucher tôt, je suis mort, mais là, y a Mélodie et Agustin, un couple franco-argentin avec qui on va refaire le monde pendant quelques heures et tout en espagnol. C’est cool, ça commence à venir ! Je ne peux pas zapper la description d’Alfredo, le veilleur de nuit de l’hôtel. Une rencontre inoubliable. Un mec perché à la coca, je pense, enfin aux feuilles, du moins. Le genre qui parle vraiment très vite avec la bouche constamment remplie à ras bord de feuilles. En clair, je comprends rien à ce qu’il me dit ! Le contact s’établit le premier soir, où, après le resto,  bah je rentre à l’hôtel quoi ! La porte est fermée à clé, mais elle est vitrée et je vois ce qui se passe à l’intérieur. Alfredo est sur le canapé, je sais pas ce qu’il fait, mais il me voit et ne bouge pas ! Bon, je sonne, je pensais que c’était inutile !!! Alors là, j’ai droit à des grands gestes un peu d’énervement. Monsieur doit changer ses chaussettes et je dois patienter. OK ! Ensuite, il me fait signe qu’il a mal au dos et décide de se mettre un peu de pommade. Bon, la moutarde commence à me monter au nez, je poireaute dans la rue en regardant monsieur ce masser le dos !!! Il termine, cool, je vais pouvoir aller dans ma chambre. Mais non, d’abord il change de chemise et enfile une nouvelle veste ! J’hallucine ! Ca fait 20 minutes que je poireaute là alors qu’il n’a que 2 mètres à faire pour ouvrir la porte ! Bon, il finit par ouvrir et je lui fais comprendre que je suis pas très content, que j’aurais aimé éviter de faire le planton devant la porte, bla bla bla. Et là, il me sort une feuille avec des messages religieux, du style, Dieu est Amour, bla bla bla. Bon, j’explose de rire, je peux rien faire pour lui !!! Bref, un personnage haut en couleur qui va se révéler charmant tout au long du séjour ici. Faut juste que je patiente à chaque fois que je veux rentrer à l’hôtel. C’est un coup à prendre, c’est tout. Moi, j’ai le temps !!!

Donc, après une petite journée d’errance dans les rues de la ville, je pars pour une petite ballade vers la Puerta del Diablo. Un site surélevé au milieu de la Quebrada. Sauf que la gérante de la station service m’indique le mauvais chemin. Mais ça, je ne le sais pas encore ! Disons qu’en Bolivie, c’est un peu comme en Afrique Australe, les gens ont le cœur sur la main et même si ils n’ont pas de réponses aux questions que tu leur poses, ils vont te répondre quand même !!! Et là, en l’occurrence, c’est fausse piste. Une adepte du club très fermé des pistards !!! C’est quand je vais rencontrer cette famille d’agriculteurs qui m’invite à prendre un petit thé de coca avec eux que je me rends compte de l’erreur. Pas grave ! J’ai passé un bon moment avec eux, à jouer au volley au milieu du champ de maïs que le paternel laboure avec sa charrue et ses vaches, et à discuter de tout et de rien, juste passer du bon temps et rigoler ensemble. Ca fait du bien. Ca m’a un peu fait penser aux Philippins d’El Nido, en beaucoup moins bourrés. Comme partout, je crois, je sens que l’accueil rural est beaucoup plus naturel que l’accueil en ville. (pour les chiens, c’est le contraire !!!) Bref, après m’avoir dit que je me plantais de chemin, me voilà reparti vers mon point chute. C’est plus très compliqué, j’ai qu’à suivre le groupe de cavaliers et le tour est joué ! Sauf que je dois éviter quelques chiens qui me courent après ! La chianlit. C’est terrible la réaction que tu peux avoir devant des chiens menaçants. C’est une réaction complètement reptilienne parce que t’as pas une seconde pour penser. Alors tu te retournes, tu fais face et tu gueules tout ce que tu peux !!! Mais dans ces moments là, je ne reconnais pas ma voix mais alors pas du tout. Le principal, c’est que ça les tient à distance et je peux continuer à marcher tranquillement. Mais je me promets que demain, j’achète un bâton de marche et gare aux méchants toutous ! Ca servira au moins à menacer, enfin on verra. J’arrive donc à ce fameux promontoire, et là, comme d’habitude, je me pose une petite heure en pleine contemplation de cette immensité colorée ! Toujours aussi canon ! C’est tout tranquille, les cavaliers sont partis et je suis seul au monde, la face au vent et mes écouteurs dans les oreilles. Je pourrais rester des heures comme ça, mais je dois rentrer : ces moments m’inspirent pour coucher quelques mots sur le papier !

 

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Le lendemain, c’est reparti pour 4 heures de marche en suivant la voie ferrée encore au milieu des montagnes et cactus. Je ne m’en lasse pas. C’est sec ici et les Camel spécial light locales n’arrangent rien à l’affaire. J’ai l’impression qu’elles sont plus fortes que les LB blue camerounaises !!! Si si, promis ! Je trouve un point de vue sur la vallée et les environs et je décide d’y grimper. Voilà, j’ai trouvé mon canapé pour la journée. Au programme, bah, maisons en terre, champs cultivés et montagnes de toute part. Ca le fait bien de changer de canapé tous les jours ! En tout cas, moi ça me plaît ! C’est sûr que c’est pas du confort molletonné, mais avec ce que j’ai devant les yeux, je ne peux pas me plaindre ! Le problème, ici, c’est que comme d’habitude, c’est facile de monter mais tu comprends ton erreur quand il s’agit de redescendre ! Y a des cactus partout, et la montagne est faite de terre, enfin d’argile. Ce qui fait qu’il n’y a pas un seul point d’appui fiable.  A chaque fois que je descends, je me dis que la prochaine fois, je ferai gaffe en montant ! Mais non, c’est plus fort que moi, si y a un point haut, je monte et c’est tout et je gère les conséquences derrière. C’est plutôt fun, mais je termine souvent avec le cul tout rouge !

 

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 Voilà pour Tupiza, une très bonne première étape bolivienne qui laisse penser que ce pays promet, et puis c’est indécent tellement c’est peu cher ici : la nuit pour moins de 3 €, pareil pour la bouffe au resto ! Tout va bien ! Je crois que je vais rester plus qu’un mois ici et que je vais devoir encore amputer quelque chose au programme ! Et puis, surtout, la plongée me manque vraiment. Alors, c’est presque sûr maintenant que je vais craquer pour un billet Lima-Galapagos, histoire d’avoir la tête au milieu des centaines de requins marteau. Un dernier petit craquage marin avant de rentrer quoi ! Demain, c’est parti pour le tour de 4 jours et j’ai vu les photos et le parcours : je vais pas fermer les yeux du voyage je crois.

Pour la petite anecdote finale, J’ai bien failli rater le départ du tour. Pourquoi ? Bah, Alfredo, encore !!! Mais cette fois, il m’a enfermé à l’intérieur : il avait quelques courses à faire !!! Lol ! Je l’ai embrassé et je me suis cassé !!!

Hasta luego amigos. Suerte.

 

 

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