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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 16:11

 

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Hola todos,

Quoi dire de cette étape ? J’ai du mal à lancer l’article tellement mon séjour ici a été intense. Tout se mélange dans ma tête. D’ailleurs la multitude de photos qui illustrent cette page en est la preuve. Bon, bah, je vais simplement commencer par le début !!!

Je suis donc parti de Coroico, sous la pluie et un peu triste de me séparer de Julia et Franck. Mais le voyage que j’ai choisi est ainsi fait. Rencontres, séparation, nouvelles rencontres, etc…  Donc, me voici dans le bus pour un trajet de 15 h pour 350 km. Ca vous donne une idée de l’état des routes, surtout que le bus est un vrai bus bolivien, c’est-à-dire tout rouillé et qui pue pas mal. C’est le genre de bus à toutes épreuves, conçus et utilisés pour les routes bien saccagées, les chemins de terre et tout. Pour couronner le tout, il est complet !!! Ceci dit, la route est magnifique et je suis côté fenêtre, côté ravin. J’avoue que parfois, il me tarde que la nuit tombe pour ne pas voir la misère 400 m plus bas, surtout que le chemin est relativement étroit et qu’on croise pas mal de camion. Bref, je peux parfois voir que la moitié de la roue est dans le vide. Je n’ai plus qu’à faire confiance au conducteur qui doit être saoul d’ailleurs et sous coca pour pouvoir tenir tout ce temps sans changement. Il paraît que les chauffeurs de bus en Bolivie ont fait grève récemment pour se voir autoriser l’alcool au volant !!! Je sais pas si les revendications ont abouti, mais, les fesses sur mon siège, je vais pas chercher à savoir !!! Tout ce que je sais, c’est que j’arrive à bon port, entier et un peu fatigué, disons que je viens de me taper une nuit blanche et sans alcool s’il vous plaît !!!

 

 

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Je pose mon pied sur le sol de Rurrenabaque et, avec mes sacs, j’arpente les rues à la recherche d’un hôtel, d’eau et de clopes. On m’a piqué mon paquet pendant le voyage, vérole !!! Sûrement quelqu’un qui voulait prendre soin de ma santé !!! Les premiers regards croisés, les premiers mots échangés, le décor environnant, la chaleur moite pesante, tout ici me rappelle vaguement El Nido aux Philippines, en plus grand et sans la mer, bien sûr, mais avec le Rio Béni à proximité, le fleuve qui constitue la porte d’entrée de cette fameuse jungle. Je mets bien 1 h pour faire le petit kilomètre qui me sépare de l’hôtel où je vais poser mes affaires. Une heure, parce que les gens sont loquaces et je me laisse aller à ce petit jeu de discussions malgré la fatigue. Les sourires sont faciles et ça me plaît bien. Bon, y a deux activités principales à faire dans le coin : la pampa et la jungle. Et je ne veux pas trop m’attarder ici parce que Christina et Ritchy, deux allemands rencontrés sur l’Ile de Pâques, m’attendent à Cuzco au Pérou pour éventuellement faire un trek jusqu’au Macchu Picchu. Donc, direction les agences pour planifier tout ça. Ca s’enchaine parfaitement 2 jours de pampa et 7 jours de jungle, en slip : je vais aller fêter ça dans un petit bar à étage, histoire d’avoir un aperçu, vu de haut, de la ville et de ses environs. Après ça, en redescendant, je recroise David, que j’avais aperçu à Coroico, dans cet hôtel de merde qu’est l’Esmeralda (je voulais pas citer de nom, mais franchement, pour les amis voyageurs qui lisent ce blog, c’est mieux de le savoir !!! En échange, je conseille vivement le resto mexicain Bamboo’s Café, super accueil, super bouffe et bonne musique). Donc, David est avec Steph et Charlène, on a à peu près le même planning et on décide de se voir le soir pour bouffer ensemble et discuter des envies et centres d’intérêts de chacun. Soirée toute tranquille qui nous fait décider de faire les trips pampa et jungle ensemble. Quelle bonne idée !!!

 

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Le lendemain matin, c’est parti pour le trip pampa. Deux jours et une nuit à parcourir un rio en bateau, avec des australiens. Tout ça au beau milieu des caïmans, des tortues, des capibaras, des singes capuccino et de toutes sortes d’oiseau. Ca le fait bien pour moi de retrouver un peu le contact avec les animaux. J’avais pas vécu ça depuis la péninsule Valdès je crois. Sauf que là, ça fait un peu zoo. Et puis, c’est pas très physique comme activité pour nous. On est juste assis dans le bateau à regarder tout ce beau monde autour. Je veux dire qu’on n’a pas vraiment l’impression de mériter ce qui se présente sous nos yeux. C’est un peu trop facile ! Y a bien deux ou trois petites frayeurs parce que le niveau du rio est bas et qu’il faut parfois se mettre dans l’eau pour pousser le bateau. C’est pas super rassurant quand tu vois les habitants de la région. Nous, avec David, on sursaute bien deux ou trois fois parce que l’eau est complètement boueuse, tu vois rien. Et y a parfois des choses un peu rugueuses qui nous chatouillent les pieds. On va dire que c’est des bouts de bois qui trainent par là ! Steph est morte de rire : méchante ! Donc, un vrai plaisir pour les yeux : c’est tout de même pas très commun de voir toutes ces bestioles de si proche dans leur espace de vie naturel. Mais bon, question guide, faudra revenir, parce qu’à part conduire le bateau, il ne nous apprend absolument rien ! Et puis, ce bras de rio est envahi de barques comme la notre. Bref, pas trop ma tasse de thé ! Y a un point positif dans tout ça, pour la préservation des espèces, je veux dire, c’est que ce bras de rio est tellement emprunté par les touristes que les braconniers ne s’y aventurent pas. D’où la prolifération de toutes les espèces ! Le même bras plus en amont, où personne ne va, est apparemment complètement vide de vie. Comme quoi, le tourisme a également ses côtés positifs ! Je laisse les photos de tous nos amis et un petit film également. Il suffit de cliquer ici !!!

 

 

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Et un pneu crevé, un!!! 

 

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  Belles dents non?

 

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  Bébés capibaras

 

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Après tout ça, le grand jour arrive. C’est l’heure de partir dans la jungle amazonienne pour jouer un peu aux Robinson Crusoé. Mais moi, dans ma tête, c’est jaguar, jaguar, jaguar !!! On embarque sur le bateau, David, Charlène, Steph, Milton (notre guide), Rina (notre cuisinière) et moi. On est chargé comme des mulets parce que même si on a fait des économies de fringues, faut porter la bouffe et l’eau. Et ouais, pas de porteurs, ce serait trop facile ! Après 2 bonnes heures de navigation, on pose le pied à terre et on arrive dans une communauté après 20 minutes de marche. Notre premier camp de base est ici. Dès l’installation du campement, on sent qu’on est plutôt des rats des villes. Faut juste couper quelques arbrisseaux, tailler les poteaux et les planter dans le sol. Mais déjà, quand tu vois la dextérité des guides, tu sens vraiment l’expérience. Un coup de machette et l’arbre est par terre. Le morceau est taillé en 10 secondes et le poteau est planté en 30 secondes. Toi, quand tu fais ça, c’est 10 coups de machette pour couper l’arbre qui fait moins de 10 cm de diamètre, tu risques de te couper la main quand tu le tailles et tu fais 10 trous différents quand t’essaies de le planter dans le sol !!! Bah c’est pas gagné. Et ça rigole dans les rangs !!! On est plus fort à taper sur un clavier, ça c’est sûr ! Bref, le camp est monté. On mange et on va commencer à couper des vrais arbres pour se construire un radeau. On a payé, c’est pour en chier !!! Lol ! Et là, y a pas de femmes ou d’hommes dans la jungle. Non, non ! Tout le monde à l’œuvre, pas de féminisme, pas de sexisme, tous avec une machette ou une hache dans les mains. Et ça tape, et ça cogne. Tu comprends rapidement que c’est pas un séjour à passer en lune de miel !!! Sous cette chaleur moite, ça transpire à grandes eaux, mais tout est fait dans la bonne humeur. Tous à vouloir prendre la machette ou la hache (y a pas d’outils pour tout le monde !). Je me retrouve avec Steph pour couper un des arbres et j’ai naturellement la machette dans les mains. Sauf que y a pas moyen. « Je veux couper l’arbre, moi », elle me dit ! OK, je lui file la machette, toute façon on va se relayer. Et là, sur l’arbre, je vois une énorme fourmi, mais vraiment énorme. J’ai juste le temps de la montrer à Steph, mais à ce moment là, je vois son visage se décomposer. Bordel, elle a déjà des fourmis jusqu’à l’épaule !!! Et elle se met à hurler, on est sur un nid et on coupe l’arbre qui constitue le toit de leur maison. Elle se fait piquer dans tous les sens et j’ai beau lui dire de dégager, elle est figée, par la peur ou la douleur, je sais pas trop. Sûrement les deux. Je la sors vite fait de là, mais le mal est fait. Le guide arrive en courant et je lui montre les coupables. Juste le temps de faire ça, je me fais agresser à mon tour dans le cou. Incroyable la rapidité de ces petites bêtes. Ce sont les 24 (Viente y quatro), les grosses fourmis de la jungle qui te balancent de l’acide. Leur nom vient du fait que la douleur peu durer 24 heures si tu n’appliques pas de médecine locale. Sympa le premier contact avec la faune ici !!! Juste pour nous dire bienvenus les amis, mais vous n’êtes pas chez vous ici, et va pas falloir oublier ça !!! Bon, on rentre, on va se soigner. On reviendra demain pour finir ce radeau. Première soirée à boire je sais pas quelle plante pour calmer la douleur et surtout à assister à une cérémonie en honneur à Pachamama. Pachamama, c’est la déité qui régit toute la vie sur terre pour les locaux (c’est une croyance pratiquée dans toute l’Amérique du Sud, je crois d’ailleurs, au moins en Argentine en tout cas). Ce rituel est un vrai moment de communion. J’ai pas du tout senti de faux semblant. Tout était vraiment super authentique : prières, silence, offrandes de clopes, d’alcool et de coca, pour nous assurer sa protection au cours de ce trip. Tout ça dans une ambiance très solennelle. Du coup, tu te sens un peu plus fort après ça, mais surtout tu réalises que les dangers sont bien réels ici et même si c’est un jeu, les règles ne doivent absolument pas être enfreintes. Allez, après quelques heures passées avec les guides, à écouter leurs histoires autour du feu, on va se coucher, le radeau doit être prêt demain et on est déjà à la rue.

 

 

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La viente y quatro

 

 

Le lendemain, c’est reparti pour l’abattage et le décorticage des arbres. Mais tout ça sous un déluge de pluie. La pluie, ici, c’est vraiment désagréable les 10 premières minutes parce que c’est un lac qui te tombe sur la tête. Mais après ça, tu profites de la température adoucie et surtout de l’absence de ces enflures de moustiques et de mouches noires, les pires !!! Elles, les mouches, je veux dire, elles te pompent le sang et te font d’énormes boutons qui vont te démanger pendant 2 ou 3 jours derrière et y a absolument aucun produit efficace contre ça. Tu subis et c’est tout. Y a que la pluie qui les fait s’absenter. Quand les arbres sont au sol, une tâche plus physique nous attend. Il faut transporter les troncs jusqu’à la rivière. 12 troncs à porter sur 300 m. On galère avec David à porter ça à deux, à faire des pauses tous les cinquante mètres, les épaules en compote. Surtout, ce qui démoralise, c’est Milton qui porte ça tout seul et qui fait le chemin au pas de course. Ca calme. Les filles ne sont pas en reste, elles donnent tout, mais c’est juste pas possible, trop lourd. Avec ça, la sève a la consistance de …. Euh … la morve, ouais, quelque chose comme ça. Du coup, ça glisse et les chemins deviennent vraiment boueux après quelques heures de pluie. On est sale comme des gorets, mais on est heureux, ensemble dans cet effort solidaire. On va le faire ce radeau, avec un peu de retard, certes, mais demain, on descend le fleuve avec ça, on lâchera rien ! Ca y est, tout est dans l’eau, le radeau s’assemble tranquillement. C’est Milton qui fait tout le taf. Pendant ce temps-là, le soleil est revenu mais les berges sont toutes boueuses et c’est l’occasion de faire une énorme bataille de boue. ET personne n’est épargné. On se recouvre intégralement de bouillasse pour faire les 20 minutes de marche qui nous séparent du camp, histoire de barbouiller un peu Rina qui nous prépare à manger et les éventuels autres guides présents. Bonne journée, demain, on va naviguer et cette nuit, on va croiser les doigts pour que le radeau tienne le coup, parce que tous nos sacs vont voyager avec nous, appareils photos compris ! Mais aujourd’hui, la Pachamama était avec nous : pas de blessures, pas de piqures, pas de rencontres hostiles, on va dormir tranquille, à l’écoute de tous les bruits de la jungle qui nous entourent.

 

 

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  Thalassothérapie, gratos!!!

 

 

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Notre beau radeau, bien costaud! 

 

 

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Et c’est parti pour 4 heures de navigation assez aléatoire dans le sens du courant (évidemment !). Au programme, bronzage, enfin brûlage, un peu de pêche (mais on va juste ramener 3 lignes cassées !!!), et surtout une bonne frayeur quand le radeau va s’échouer contre un tronc d’arbre planté au milieu de la rivière. On arrive sans mal à notre nouveau camp. Un camp dans lequel on va passer le reste de notre séjour. Installation des couchages et ça y est. Tout le monde prend conscience qu’on est vraiment loin de la civilisation dorénavant ! Seuls au monde, dans ce camp en bordure de rivière, au milieu de cette jungle bien dense maintenant. Ce pour quoi tout le monde avait choisi ce trip. Pour clôturer cette journée, Milton nous emmène faire une petite marche nocturne de 3 heures dans la jungle. Jusqu’à un petit lac pour voir les yeux des alligators dans le reflet de nos lampes. Tout est calme, on n’a aucun repère, on suit le guide et c’est tout. T’entends des insectes énormes te frôler, des insectes volants qui font des bruits d’hélicoptères ou qui viennent carrément s’écraser sur ton front ! Et tu sens que la moiteur se fait plus pesante à mesure que tu pénètres de plus en plus au cœur de cette jungle. J’y serais bien resté beaucoup plus longtemps dans cet enfer vert, à me faire surprendre par les cris des aras, à être concentré sur chacun de tes pas, sur chacun des sons qui te font sursauter. Bonheur !

 

 

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  C'est bon les asticots Charlène?

 

 

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  Plus difficile pour Steph!!!

 

 

IMGP2030 [1600x1200]  David préfère les feuilles de coca!

 

Je ne vais pas tout raconter jour par jour dans cet article. Le reste du séjour se compose de marches diurnes, nocturnes, pêches, baignades pour se rafraichir, aller chercher du bois pour le feu. On va découvrir quelques vertus médicinales de certaines plantes, on va manger des vers, on va se faire peindre la tête avec le suc des petites pommes de jungle, on va boire de l’eau des lianes (ça nous changera de l’eau boueuse de la rivière dans laquelle on finit par ne plus mettre de chlore. Juste une décantation, une ébullition et une filtration et le tour est joué !), on va sauter sur les lianes, on va mater les singes dans les arbres, on va prendre du plaisir quoi ! Et se familiariser avec cette vie de sauvage dans un environnement qui parait hostile au premier abord mais qui finalement peut s’apprivoiser. Le plus dur dans tout ça, c’est de garder en tête que les dangers sont bien présents. Faut surtout pas tomber dans la monotonie. Y a quelques exemples qui illustrent bien mes propos, c’est par exemple David qui va chercher du bois et qui se fait agresser par des guêpes qui s’accrochent à ses cheveux, ou c’est le soir où Milton fait le malin à nous demander d’éteindre toutes nos lampes pour faire une vraie marche nocturne. Sauf, que je ne sais pas par quel hasard, mais il décide de rallumer la sienne et là, au beau milieu du chemin, un joli petit serpent tout bien venimeux, la mort assurée au bout des crocs !!! Du coup, tout le monde rallume et on ne nous y reprendra pas ! Ces mecs, les guides, n’ont pas vraiment de sixième sens, mais leur 5 sens sont en plein éveil et totalement décuplés par rapport à nous. C’est incroyable de les observer à l’écoute, à sentir, à regarder. Ils te dénichent des iguanes sous les racines de nuit, ça parait juste surréaliste. Ils connaissent la jungle : ils y sont nés et ils font ce métier depuis 15 ans. Ils savent tout faire, vraiment. Juste impressionnant ! Et puis, surtout, ils ont un sens de l’orientation absolument incroyable. On joue vraiment pas dans la même catégorie. La jungle n’est pas un endroit pour les pistards !!! On a bien essayé d’aller juste chercher du bois de nuit, mais pas très loin. On a marché peut-être 5 minutes (bon, pas complètement à jeun !!!), mais sur le retour, on a trouvé le moyen de se perdre. Le camp est à 300 m, tu le sais, mais tu te retrouves tout de même sur le mauvais chemin. Eux, ils ouvrent des chemins à la machette et retombent systématiquement sur leurs pas. Impressionnant !

 

 

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De la bonne eau claire de pluie!!! 

 

 

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  Comme c'est mignon!!! Et puis, ça me fait rire, Milton avec sa boule de coca dans la bouche!

 

 

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  Pétage de ventre au saumon du rio!!! Pas moins de 8 kg l'animal!

 

 

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Bah t'es beau tiens! 

 

 

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Donc, pas de jaguar pour moi. Les gros chats tachetés ne veulent pas me voir, je sais pas pourquoi. Par contre, belle rencontre avec Mademoiselle la tarentule. David et Steph et pu toucher et même porter la bête. Moi, je reste bien à l’écart de ça. Les araignées, non, c’est vraiment pas mon truc. Je suis plus dans le plaisir, là ! Par contre, je suis fasciné par la beauté, par la rapidité de l’animal et par sa taille aussi ! J’ose même pas imaginer ça courir sur moi. Et quand tu vois les mandibules, ça impressionne. Moi, je me disais, que déjà une fourmi qui fait 5 cm de long peut vraiment faire mal, alors j’arrive pas bien à imaginer la douleur sur une piqure de tarentule ! Laissons-là où elle est. Elle paraît y être très bien et moi, l’idée de la savoir loin de chez moi me plaît bien.

 

 

 

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Milton dans son élément!!!  

 

 

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  Journée tranquille à la pêche, au piranha!!!

 

 

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Le piranha, donc!!! 

 

 

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Voilà le spectacle de nuit!!! Spéciale dédicace amiga mia!

 

 

 

Tout ce séjour aura évidemment été le clou du temps passé à Rurre. Juste une parenthèse dans une vie. Un environnement qui s’apprécie, non pas exclusivement par sa beauté, mais par sa diversité, sa taille, sa densité et cette sensation de te faire sentir minuscule et totalement vulnérable , même face au plus petit habitant de la région. Merci à vous 4 les amis d’avoir partager toutes ces sensations. C’est pas très facile de vivre 7 jours avec des gens que tu ne connais pas, dans ces conditions-là. Parce qu’un moment ou un autre, ta vraie personnalité se révèle et il n’y a pas garde fou. Une mauvaise humeur matinale, un gros coup de fatigue, un ras le bol de boire cette eau dégueulasse, un manque de clopes ou quoi, peut tout foutre en l’air !!! Mais non, l’esprit de solidarité a régné dans cette équipe. Cet esprit est né d’une envie commune d’apprécier pleinement le moment présent et de ne pas se laisser aller à se renfermer sur soi. J’ai ressenti ce lien qui peut unir des frères et sœurs pour une semaine à travers tous ces éclats de rire, à travers toutes ces discussions et tous ces efforts. Et vous les filles, bah profitez bien de votre deuxième séjour bande de veinardes. Et Steph, si tu vois le jaguar, STP, fais-moi un signe, n’importe quoi, je veux être avec toi pour ça ! Et je veux voir la tarentule sur ta tête, miss warrior ! Take care.

Voilà, j’ai remis mon sac sur le dos enrichi de cette fabuleuse expérience. J’ai dit au revoir à tout le monde, un peu nostalgique. Il pleuvait sur Rurre quand je suis parti, je me suis dit que ce temps-là réjouissait pas mal de monde en ville. Moi, je vais aller me réjouir dans un bon lit douillet de La Paz.

Salut à vous. Portez-vous bien.

 

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commentaires

carole 25/10/2010 20:05



Ah oui !! Et puis tu fais peur sur cette photo !!!



Guillaume 30/10/2010 18:38



T'inquiète va, j'ai pas effrayé grand chose là-bas!!! Je t'embrasse partenaire.



Valérie 25/10/2010 13:27



WoOOOoW !!! Impressionnant mais je ne suis pas certaine que j'aurai apprécié la rencontre avec toutes ces bestioles... c'est pas pour rien que je suis restée assez loin de la jungle !!!


Take care !



Guillaume 25/10/2010 16:20



Lol! Ouais, j'ai eu l'impression que t'étais plus dans le trip montagnes et grands espaces. LÑa jungle est un grand espace, mais tu vois rarement á plus de 100 m tellement c'est dense. Sensation
incroyable! J'adore. Mais je n'y passerais pas ma vie! Aprés ca, tu connais tes limites! Bisous bisous. Bon courage. Juste pour info, je crois que mon prochain voyage court sera la chaine des
Anapurna. Je rencontre des gens tous les jours qui m'enflamment lá-dessus et j'ai l'impression que c'est un truc á faire rapidement avant qu'ils goudronnent les chemins, lol!!! Je t'embrasse



Kangourico 25/10/2010 03:33



Yo,


 


Petit veinard...  ca c'est du trip !  Trop envie de le vivre!!!


Pour Milton qui allume sa lumiere pile poil lorsque le serpent est la... je ne pense pas que ca soit un hasard! C'est rarement la vue qui sert a detecter la faune, mais l'ouie et, dans le cas des
serpents, l'odorat !!  Ca fait halluciner mais c'est ainsi en Guyane...  Putain de tarentule en tout cas, putain de piranas (c'est bon?), equipe de gros motivés...  bravo !


Juste une question, apres votre bain de boue, vous vous nettoyer ou ???? Pas dans la riviere pleine de pirana et de croco?  Bande de gros malades !!! 



Guillaume 25/10/2010 16:16



Yes amigo,


A faire, y a pas de doutes lá-dessus! C'est bon de se demander ce qui va se passer vraiment, avant de partir, c'est bon de le vivre á la roots et c'est bon d'en revenir aussi en pleine conscience
que la moindre gorgée d'eau minérale est un pur luxe. Et je ne te parle méme pas de la premiére biére fraiche!!! Pour le rincage, ca va, y a quelques petits ruisseaux sans habitants, pas de
souci! La bise amigo!



stephanie 25/10/2010 00:46



merci manga! j ai eu le smile tout au long de la lecture......vous me manquez deja! JE VAIS ESSAYER DE VOIR LE JAGUAR POUR TOI!gros bisous de rurre et bonne continuation!



Guillaume 25/10/2010 16:13



De nada Vienti! Je vois que ce nom indien va me coller!!! Bordel, j'ai pas hérité du nom le plus flatteur!!! Mais j'ai fait ca pour la communauté! Et ouais, vois le jaguar, mais pas trop prés
quand méme, hein? J'aimerais que tu sois entiére pour l'apéro en France!!! Y a une jungle au Havre? Enormes bisous et j'attends avec impatience que tu me racontes tes aventures junglesques : quel
guide, combien de temps, Madidi ou pas, animaux, bla bla bla!!! Bien á toi et profite un max. Quand je pense á toi, j'ai la Rue Kétanou qui me siffle qu'il "y a des cigales dans la fourmiliére et
c'est pour ca que j'espere!!!". Continue de danser lá-dessus. Gros bisous



bubulle 24/10/2010 10:56



Salut le Guerrier de la Jungle!!


Bien sympathique tout ça... un peu trop peuplée de choses vivantes pas trop à mon gout cette région, tout de même!!... Pas trop mon truc tout ça! Quel courage d'avoir choisi de vivre quelques
jours "sans filet" au mileu de cette nature!


Et vous avez de bonnes têtes de Warrior!!


La Bise



Guillaume 25/10/2010 16:09



Salut ma Wéro,


T'inquiete, moi, c'est pareil, je ferai pas ca tous les jours! mais c'était encore une formidable aventure humaine. C'est bon tous ces moments de partage! Gros bisous.