Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 21:39

Salut à tous,

J'avais dans l'idée de poster un de mes meilleurs films de plongée que j'ai tourner au fond de l'Océan Indien, aux Maldives.

Mais avant de publier, j'ai systématiquement une tendance à regarder de nouveau les photos et à relire les articles et vos commentaires. Comme tout ça paraît loin maintenant!!! Un peu de nostalgie sur le coup.

Allez, je me sauve an vous laissant quelques belles images.

Posez-vous dans votre canapé, choisissez l'option HD resolution, prenez un petit verre tranquille, y en a pour 10 minutes. (Et montez le son!!!).

Et c'est parti : http://www.dailymotion.com/video/x2zb52p_diving-maldives-2015_travel

A bientôt.

Guillaume

Published by Guillaume
commenter cet article
19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 20:13

Bonjour à tous,

 

Juste un petit mot pour balayer la poussière de ce blog et vous montrer quelques images sous forme de film de mon dernier voyage en Malaisie en juillet dernier.

Voyage très orienté plongée et un peu (beaucoup!!!) moins orienté backpack. Un peu de luxe dans ce magnifique décor n'avait rien de dégradant.

Pour un petit aperçu, cliquez sur le lien : go diving

 

Amusez-vous bien.

 

A bientôt.

 

Guillaume

Published by Guillaume - dans Malaisie
commenter cet article
25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 17:54

Salut à tous,

Voilà, ça fait maintenant plus de 13 mois que je suis sur la route et j’ai eu de nombreux matins au cours desquels je n’avais qu’une envie : refaire mon sac, prendre le premier bus et bouger vers d’autres contrées, d’autres destinations. Jeudi dernier, à Lima (grosse claque dans ma tête dans cette ville bruyante après les Galapagos !!!), je me suis réveillé l’esprit très clair, le corps fatigué. Une seule envie, celle de faire mes sacs et de rentrer en France. Ca y est, je crois avoir réalisé ce pour quoi j’étais parti et je crois qu’il est temps que je vous retrouve pour de bon ! La digestion de ce voyage se fera en France, tranquillement, parmi vous. Je suis tout heureux de cette décision, reste plus qu’à modifier les dates de mes billets d’avion, mais quoi qu’il en soit je devrais poser mes pieds sur le sol français au plus tôt ce WE, au plus tard dans le courant de la semaine prochaine.

Alors, je voulais commencer par remercier tous ceux qui ont fait vivre ce blog. Vous ne pouvez même pas vous imaginer la joie que j’avais à lire vos commentaires, quels qu’ils soient ! Une vraie bouffée d’oxygène pour moi. Parce que, c’est clair que voyager seul à du bon, mais la solitude, parfois, est le pire des maux. Et même si vous avez des milliers de gens autour de vous physiquement, rien ne remplacera jamais les mots d’une personne chère ou le simple fait de sentir que vous n’êtes pas seul, qu’il y a des amis, des gens derrière vous qui comprennent, qui suivent, qui rigolent en même temps que vous, qui vous soutiennent dans les moments difficiles, qui profitent comme vous des paysages qui vous entourent, que vous emmenez avec vous dans les montagnes, sous l’eau, dans la jungle. Merci pour ça, vraiment, du fond du cœur ! Et puis, sans cette interactivité, ce blog n’aurait eu absolument aucune raison d’être. Je veux dire que j’aurais très bien pu faire ça juste pour moi et ne rien diffuser. Mais je ne regrette rien : vous m’avez tellement bien rendu le change. Si c’était à refaire, ce serait la même. Tout ce que j’espère, c’est qu’à travers mes mots vous avez pu vivre un peu ça aussi et que ça a donné un maximum d’envies de voyages, de découvertes, de liberté !!! Sachez juste que je n’ai jamais triché dans mes récits et je suis désolé même parfois d’être allé un peu loin dans les émotions, mais je n’ai pas honte de ça et ces moments faisaient partie intégrante du voyage ! Je voulais juste coller au plus près de la réalité dans la découverte, dans l’extase, dans l’euphorie, mais aussi dans le spleen, la nostalgie et l’amertume.

Moi, j’ai essayé d’offrir mon sourire et ma joie de vivre à chaque instant, à chaque rencontre ! Ca n’a pas toujours été facile parce que le voyage comme dans la vie de tous les jours en France a ses lots de pièges, de malchance et d’incompréhension ! Mais dans l’ensemble, je viens de réaliser un vrai rêve au cours de cette année qui est forcément une des plus belles de ma vie. Je ne remercierai jamais assez ce Guillaume d’il y a deux ans maintenant. Ce mec qui a juste accroché une carte du monde au mur de sa chambre et qui a eu une envie de croquer tout ça à pleines dents ! Je le remercie de n’avoir écouté que son cœur et cette chanson, cet hymne d’avant voyage qu’est le titre « Ailleurs » de N&SK. Bien sûr, j’ai eu peur, sensation humaine, avant de prendre cette décision. C’était comme faire un pas dans le vide, sans voir le fond, un plongeon dans un univers inconnu ! Mais que cet univers est bon et accueillant ! Et puis, franchement, on a cette chance, nous, habitants des pays développés, de pouvoir se lâcher et voyager ! C’est une double chance parce qu’on le vit de nos propres yeux, mais, et pour moi c’est presque le plus important, on fait aussi voyager les gens qui sont dans l’incapacité matérielle de le faire par leurs propres moyens ! Je pense à l’Inde, je pense au Cambodge, je pense aux Philippines, je pense à la Bolivie ! Quel bonheur de voir l’éclat dans les yeux de tous ces gens devant les différents récits, les différentes photos ! Cette énergie te pousse encore plus vers l’avant et à chaque coup de pompe que je sentais, en plus de votre présence derrière l’écran, j’avais le sourire de ces gens dans ma tête et l’assurance que j’allais encore donner de la joie aux prochaines rencontres ! Et je ne parle même pas des voyageurs rencontrés sur la route! Flagrant délit d’humanité comme dirait Pagnol !

Aujourd’hui, quand je ferme les yeux, j’ai tellement d’images dans la tête, de gens, de paysages, j’ai tellement de sensations qui me remontent au cœur, de joie, de liberté, d’étonnement, de nostalgie aussi parfois ! Tout ça, je le ramène avec moi et je me promets de garder cette voie, ce chemin qui m’a rendu si heureux cette année. Une chose est sûre, je vais relire régulièrement ce blog à mon tour, les fesses dans mon fauteuil (peut-être même en faire une sorte d’atlas personnel). Mais le jour où je ne comprendrais plus mes mots, alors ce sera juste l’heure de repartir ou de me relancer dans un projet vers l’inconnu comme celui-ci ! Nous sommes faits pour ne pas vivre dans la monotonie, j’en suis convaincu et chaque expérience au long cours est un approfondissement de soi ! Et tout ça n’est jamais terminé : le temps qui passe, les évènements qui surviennent apportent de nouveaux éléments à notre personnalité. Tous ces changements méritent un temps de compréhension, un recul sur soi pour une meilleure intégration. Pour ma part, l’acceptation de tout ça doit se faire dans un environnement vierge de toute influence, vierge de tout a priori. Je ne sais pas si je dois vraiment parler de changement, mais plutôt de meilleure connaissance de soi. Enfin, je veux dire que je suis sûr de ne pas avoir changé : j’ai juste mieux compris et accepté ce que je suis ! Je souhaite à tout le monde de vivre ça, vraiment !

Voilà, je ne vais pas revenir sur le voyage puisque que tout a déjà était dit dans les différents articles. L’important, définitivement, ce sont les rencontres qui ont été faites sur le chemin, toutes ces rencontres qui te font sentir toute la diversité qu’offre l’humanité ! Vive la diversité, à mort le conformisme ! Terrible de se rendre réellement compte que la Terre est unique mais qu'elle est peuplée d'une infinité de mondes, de cultures et de façons de pensée différents. Je vais juste laisser quelques photos de ma fiole, quelques photos de ces endroits fabuleux qui auront marqué ce voyage. Et j’en oublie un maximum.

Dans les faits, quand je vais physiquement quitter le sol sud-américain, ça marquera la fin de mon voyage et je n’aurai presque plus d’argent. Pourtant, je ne me serai jamais senti aussi riche. Riche, parce que la valeur de toutes ces rencontres, la valeur de tous ces moments de joie, chaque jour, chaque heure, chaque minute, la valeur des réponses à mes questions, toutes ces valeurs sont juste inestimables.

Donc, dans moins d’une semaine maintenant, je suis dispo pour un apéro, pour un bon repas, pour de grandes discussions, un bon match de badminton ou juste pour vous sauter au cou. Mais s’il vous plaît, laissez-moi le temps et surtout, éviter les questions du genre « c’est quoi ton pays préféré ? ». Je suis un peu pris entre deux feux, entre la nostalgie de quitter cette vie de bohème et la profonde joie de vous retrouver. Mais J’ARRIVE, je suis prêt à revivre tous ces bons moments français avec vous !

Je vous embrasse. A tout de suite ! Quand je lirai vos commentaires (et je compte sur vous!!!), je serai en France, c'est sûr maintenant! Je quitte Santiago le 29 et je pose mes pieds à Paris le 30 novembre!!! 2 jours bordel!

Petit aparté culture : je ne voudrais surtout pas oublier de citer la musique et les livres qui m’ont accompagné sur le chemin. Cette chère musique m’a fait vibrer l’âme quel que soit l’endroit où mes pieds étaient posés et j’ai quasiment un paysage, une sensation par morceau. Juste histoire de pouvoir fermer les yeux à la maison et juste en appuyant sur « play » retrouver cette situation, cet état d’esprit !!! C’est gravé au fond de mon cerveau.

Les livres (tout en français, bien sûr : ça suffit de parler anglais et espagnol à longueur de journée) :

Journal d’une apprentie chamane                                         CORINNE SOMBRUN

(bouquin qui m’aurait bien donné envie de faire du chamanisme au Pérou)

 

Chroniques de San Francisco                                               ARMISTEAD MAUPIN

(divertissant, je vais lire le deuxième tome en rentrant !  Je crois qu’il y a 3 ou 4 volets)

 

Dieu est un pote à moi                                                            CYRIL MASSAROTTO

 (j’ai vraiment aimé l’humanisation de Dieu dans ce bouquin !!!)

 

La nuit des enfants rois                                                             BERNARD LENTERIC

 (Froid dans le dos !!!)

 

Je voudrais  que quelqu’un m’attende quelque part              ANNA GAVALDA

 (Nouvelles sympathiques pleines d’émotions et de situations rigolotes)

 

L’échappée belle                                                                       ANNA GAVALDA

 (Superbe bouquin, du Gavalda quoi !)

 

L’Australie                                                                                  EXTRAITS D’AUTEURS

 (Moyen, moyen !!!)

 

Mort aux cons                                                                              CARL  ADERHOLD

 (Dur à adhérer, mais l’idée est plutôt bonne, lol !!!)

 

Rupture de contrat                                                                       HARLAN COBEN

(policier de gare plein de bonne répartie)

 

Le livre tibétain de la vie et de la mort                                      SOGYAL RINPOCHE

(dur à lire, mais j’en ai tiré un vrai enseignement et un vrai recul sur la façon d’aborder la vie et la mort, du coup !!!)

 

Une nuit, la liberté                                                                        DOMINIQUE LAPIERRE ET LARRY COLLINS (bouquin génial sur l’histoire de l’indépendance indienne et de la vie de Gandhi)

 

Tu vivras, mon fils                                                                          PIN YATHAY

(bouquin effrayant de réalisme sur l’époque de Pol Pot et des khmers rouges au Cambodge dans les années 1970 : à lire absolument !!!)

 

Petit traité sur l’immensité du monde                                        SYLVAIN TESSON

(Une Bible pour moi, sur la façon de voyager, de vagabonder et de le faire en toute liberté, mais seul. Il m’impressionne ce mec !!!)

 

Les roses d’Atacama                                                                    LUIS SEPULVEDA

(J’ai vraiment adoré toutes ces histoires ! SEPULVEDA est décidément est un auteur intemporel. C’est simple, c’est profond, c’est court ! Leçon de vie à chaque histoire garantie !!!)

 

La trahison des Dieux                                                                 MARION ZIMMER BRADLEY

(Ouais, un peu de mythologie, ça fait pas de mal !!!)

 

L’anneau de Moebius                                                                  FRANCK THILLIEZ

(Je ne me rappelle plus de l’histoire !!! Ca ne m’a pas marqué !)

 

La maison du guet                                                                         MARY HIGGINS CLARK

(Classique de Clark, rien à ajouter là-dessus ! On aime ou pas, mais c’est du CLARK !!!)

 

Bienvenu au club                                                                           JONATHAN COE

(Je sais plus l’histoire, mais j’ai rigolé, c’est sûr !!! J’ai la couverture en tête et ça me faisait sourire et plaisir de le lire !)

 

Respire                                                                                            TIM WINTON

(Excellente histoire de jeunes surfers australiens ! Jusqu’où pousser la folie pour de nouvelles sensations ?)

 

L’homme chauve souris                                                                  JO NESBO

(Souviens pas de l’histoire, je sais même pas si je l’ai fini celui-ci)

 

Le Mexique : entre l’abyme et le sublime                                     GAETAN MORTIER

(Intéressant, mais pas très bien écrit, j’ai trouvé ! L’Histoire du Mexique, Zapata, Pancho Villa et la politique actuelle)

 

Le premier aigle                                                                              TONY HILLERMAN

(Nul à chier, désolé !!! Je l’ai pas fini, ça c’est sûr !)

 

Anatomie de l’errance                                                                    BRUCE CHATWIN

(Quelques nouvelles sur le nomadisme, son histoire et l’état actuel des peuples nomades ! Cette partie est très bonne ! En deuxième partie, ce sont des critiques de bouquins et d’auteurs ! Pas mon truc !)

 

Acide sulfurique                                                                               AMELIE NOTHOMB

(EXTRAORDINAIRE !!! Bouquin dont j’avais jamais entendu parler ! Grande Amélie Nothomb ! A lire absolument, ça fait bien réfléchir sur le phénomène télé réalité et je pense que ça peut faire jeter sa télé par la fenêtre !!! Très bon tout ça !!!)

 

Les aventures miraculeuses de Pomponius Flatus                    EDUARDO MENDOZA

(Agréablement surpris par son humour! Livre très sympa qui parodie la vie de Jésus! Je vais me renseigner sur le reste de la bibliographie de ce mec)

 

Les Fourmis                                                                                     BORIS VIAN

(Du très très grand VIAN, bien cynique! Recueil de nouvelles décapantes à l'acide sulurique et en règle de la société et de quelques institutions!!!! Un vrai bonheur! Merci à la librairie française de Santiago d'exister)

   

Musique :

 

La playlist :

-          Congress man de Groundation,

-          Mala Vida de la Mano,

-          Yéké yéké de Toura Kunda,

-          Concrete de Bob,

-          Almarita de la Rue Kétanou,

-          Imadjigui de Tiken Jah Fakoly,

-          Mr. Bobby de Manu Chao,

-          El Viento de Manu encore,

-          Enjoy the silence de Depech Mode,

-          The passenger d’Iggy Pop,

-          Where is my mind des Pixies,

-          Wonderwall d’Oasis,

-          Natty Dread de Bob (special énorme coup de Coeur pour cette fabuleuse chanson!!!),

-          Ready anytime de Pierpoljak,

-          What I need de Noir Désir,

-          Ailleurs de N&SK (bien sûr !!!),

-          Ska ta fright de Omar Perry,

-          Croon it de Kanka (merci Flo !),

-          Laisse pas trainer ton fils de NTM,

-          In London still des Waifs,

-          Pump up the volume de Mars,

-          Rastaman de 13H (merci Guido! Une révélation pour moi!!!),

-          Razors Edge de ACDC,

-          Like a prayer de Madonna,

-          Down under de Men at work,

-          La isla bonita de Madonna,

-          No mas llora de Bébé (vraie découverte pour moi, cette charmante chanteuse espagnole : LA révélation musicale de ce voyage pour moi!!!),

-          Me fui, encore Bébé,

-          Les hommes que j’aime de la rue Kétanou,

-          The Prisoner d’Iron Maiden,

-          Päradise City de Guns and Roses,

-          Ska de la tierra, de Bébé, encore!

-          Con mis manos, bah Bébé aussi !

-          Siete horas, euh j’aime vraiment, j’ai dit, c’est Bébé encore,

 

Voilà, tout ça a tourné en boucle dans mes oreilles. Mais pour les occasions particulières, j’avais bien sûr les albums en intégrité de tous les artistes déjà cités, sans oublier l’inoubliable Mano Solo, un pote à moi, Horace Andy, Assassin, Asian Dub Foundation, Bjork, Les Hurlements d’Léo, Les têtes raides, Map, et Morcheeba pour les vrais grands moments d’évasion, bien sûr !!! 

 

 

Je veux juste ne pas oublier les 2 ou 3 films qui m'ont accompagné également, je pense surtout au mythique "Dikkenek", à l'indispensable "Démons de Jésus" et bien sûr à "Into the Wild" qui m'a fait penser à Claire à chaque vision. Paix à son âme! Je vais me mettre quelques Klapisch dans la tête en rentrant parce que ça m'a pas mal manqué!

Comme touche finale, comme pour boucler la boucle, puisque tout a commencé de là en cet été 2008, je vous laisse les paroles de cette chanson de N&SK que j’ai prises au premier degré à l'époque. Ca s’appelle « Ailleurs » et vous pouvez cliquer sur le lien pour l'écouter!!!

 

« T’envoies tout ballader,

A tort ou à raison,

Ne jamais plus te soucier,

Du qu’en dira-t-on

Simplement t’éclipser

Comme on perd la raison

Prêt à tout essayer

Quitte même à péter les plombs !

 

Laisse de côté tes doutes

Ne te pose plus de questions

Tente tout à quitte ou double

De n’importe quelle façon

 

Quitte à laisser des plumes

Sur ces routes de bitume

Ca en vaut toujours la peine

Si la tête revient pleine

De nouveaux sourires

Chargés d’émotion

Des tonnes de souvenirs

Le bon kiffe sensation

 

C’est ainsi l’air de rien

Que se trace le destin

Au hasard des chemins

Il se dessine sur tes mains

Tu laisses libre cours

A toutes les tentations

Peu importe le parcours

C’est bon de toutes façons . »

 

 Et quelques photos aussi !!! 

 

   

P1030987.jpg

  Le Cap de Bonne Espérance et son vent de folie - Afrique du Sud

 

 

 

P1040363.jpg

  Le désert du Namib à Sossuslei - Namibie

 

 

P1050439

  Les impressionnantes Victoria Falls - Zimbabwe

 

 

 

P1060042 [1024x768]

La ville Sainte de Pushkar où on a fait le premier de l'an avec Lolotte - Rajasthan - Inde 

 

 

 

P1050803 [1024x768]

  Le temple Jaïn majestueux, émouvant et plein d'énergie de Ranakpur - Rajasthan - Inde

 

 

 

P1060663 [1024x768]

La ville mystique de Bénarès - Varanasi - Inde

 

 

 

P1070241 [1024x768]

Les fabuleuses premières plongées dans le Parc National des îles Similan - Thaïlande 

 

 

 

P1090269 [1600x1200]

La douceur de vivre de Koh Phangan (j'y serai bien resté ici!!!) - Thaïlande

 

 

 

P1080198 [1280x768]

Le Mékong en speedboat de Huai Xai à Luang Prabang - Laos 

 

 

 

P1080691 [1600x1200]

Rêves de gosse dans les temples d'Angkor, mélange architecture-nature plein d'énergie - Cambodge 

 

 

 

P1090837 [1600x1200]

  Les Hauts Plateaux de Sapa, ses rizières en terrasses et ses peuples Hmong - Nord Vietnam

 

 

 

P1100829 [1600x1200]

  Plongées de malades (première manta!!! :-)) sur le récif de Tubbataha - Philippines

 

 

 

P1110570 [1600x1200]

El Nido, sûrement mon coup de coeur du voyage, comme toutes les Philippines d'ailleurs!!! 

 

 

 

P1000117 [1600x1200]

Le petit village tout planqué et magnifique de Batad cerné par les terrasses de rizières - Philippines 

 

 

 

P1000333 [1600x1200]

  Le site de Kata Tutja (prêt d'Ayers Rock et du King's Canyon) dans l'outback australien

 

 

 

P1010124 [1600x1200]

Le fabuleux volcan Tongariro - Nouvelle Zélande (faut que j'y retourne sans faute là-bas!) 

 

 

 

P1010467 [1600x1200]

Maupiti, mon île préférée de la Polynésie (de ce que j'en ai vu!) 

 

 

 

P1010701 [1600x1200]

L'atoll de Rangiroa et les plongées qui constituent les plus émouvantes de tout ce voyage - Polynésie 

 

 

 

P1020022 [1600x1200]

L'île de Pâques - émotion, sérénité, spiritualité, que du bonheur quoi!

 

 

 

P1020272 [1600x1200]

  La route des 7 lacs à Bariloche - Patagonie  - Argentine

 

 

 

 

 

P1020578 [1600x1200]

Extraordinaire Peninsule Valdes et ses baleines! Inoubliable, j'en veux encore!!! - Patagonie - Argentine 

 

 

 

P1030177 [1600x1200]

La Québrada de Cafayate -  Que dire? Grands moments de plénitude dans un bain de bonheur! - Argentine

 

 

 

P1030499 [1600x1200]

La Québrada de Tilcara, j'adore les Québradas - Argentine 

 

 

 

P1030619 [1600x1200]

  Le sommum de la liberté, feu d'artifice dans ma tête à Iruja - Argentine

 

 

 

P1030690 [1600x1200]

  La Québrada de Tupiza de cette adorable Bolivie

 

 

 

104B6882 [1600x1200]

Sud Lipez, désert de Dali! Un des plus beaux endroits au monde! - Bolivie 

 

 

 

IMGP1960 [1600x1200]

  La jungle de Rurrenabaque - instants sauvages - Bolivie

 

 

 

P1000827 [1600x1200]

  Copacabana, la ville à 4000 m sur le lac Titicaca - Bolivie

 

 

 

P1010118 [1600x1200]

Le  Machu Picchu, passage obligatoire - Pérou

 

 

 

P1010460 [1600x1200]

Fin du voyage, dans mon élément, sur les îles Galapagos! - Equateur

 

 

 

Et puis, un dernier petit film pour la fin de fin puisque le lien ne fonctionnait pas au dernier article! C'est la vie en surface des Galapagos! Cliquez là, ici!!!

 

One life, one chance!!!!!!!!! Just enjoy and keep smiling my friends!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

Préparez le fromage, parce que j'ai vraiment faim, et le pinard, parce que j'ai vraiment soif!!!

 

Bisous et merci encore, mille fois! J'arrive, je suis sur la route!!!

Published by Guillaume - dans La fin
commenter cet article
24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 01:14

Isabella-Santa-Cruz 0005 [1600x1200]

 

 

Hola todos !!!

 

Voilà, ce séjour aux Galapagos est terminé et il se finit en apothéose !!!

 

J’ai donc attrapé mon bateau de Santa Cruz pour rejoindre la isla Isabella !!! Le vent qui souffle annonce une mer chaotique. Mais bon, ça devrait aller, j’ai bien mangé et puis il n’y a que deux heures de navigation. Je prends ma place et je m’endors directement avec l’Ipod sur les oreilles. Quand je me réveille, le bateau est arrêté en pleine mer (problème de moteur) et j’ai la famille vomito en voisin de sièges ! Sympa, tous avec leur petit sac plastique à faire des bruits d’ours ! Bon, je respire par la bouche, sinon, je vais être malade comme eux. Finalement, ils réparent le moteur et nous repartons avec les 500 chevaux au cul dans des vagues de 2 ou 3 mètres ! C’est plutôt fun (enfin tout le monde n’a pas dit ça ! J’ai eu l’impression de voyager avec les petits hommes verts !). On pose enfin le pied sur Isabella et là, y a pas photos, le village a l’air tout calme, les hôtels sont pas chers, les touristes sont là, mais c’est une autre population que sur Santa Cruz. Beaucoup plus à l’écoute de la nature et des animaux ! Bon, je vais rester un peu ici, ça sent bon !

 

Première ballade sur la plage à regarder les crabes et les oiseaux et première visite au seul diveshop de l’île. Demain, pas possible de plonger parce que je suis seul, faut que j’attende après-demain (ou alors faut payer pour 2, mais déjà que c’est cher et puis je veux me laisser l’opportunité de replonger sur Santa Cruz en espérant que la visibilité sera meilleure que pour les premières plongées là-bas). Pas de problème, demain, je me fais un trip marche vers les volcans. Après une super nuit dans un hôtel familial, super propre, tout neuf (ça change de mon lit bon marché tout buggé de Santa Cruz), c’est parti pour la fameuse ballade avec guide (pas le choix !!! C’est un parc national ici et la plupart des activités se font avec guide ! Bon, si ça permet de préserver la faune et la flore en général, je veux bien payer ! C’est tellement chouette ici !). Dans le groupe, c’est que des argentins et une française, Elodie. C’est marrant mais j’ai l’impression que toute l’Argentine gratinée est aux Galapagos en ce moment ! C’est les vacances à Buenos Aires ou quoi ? Les paysages sont juste à couper le souffle. Cette roche volcanique noire qui tranche avec les portions de terrain oxydées rouges et la mer en contrebas ! Génial ! Je ne regrette rien, surtout que je passe du bon temps avec Elodie. Encore une qui a lâché son activité en France pour se lancer dans le commerce des chapeaux, les fameux Panama, sur les marchés français. Enfin, les marchés de luxe parce que vu le prix des chapeaux , j’ai l’impression que ça va être dur de vendre ça sur les marchés nocturnes des stations balnéaires françaises !!! En tout cas, tout ça part d’un super principe de marché équitable, sans négociation de prix chez le producteur et avec obligation de rester un mois dans le village de fabrication des fameux chapeaux pour être renseigné sur toute la chaîne de production. Intéressant ! Bon vent à toi Elodie, et surtout bonne chance pour cette nouvelle vie !!! Ca fait du bien de discuter avec des gens qui osent comme ça !!! Donc, journée marche, photos, histoire des volcans dont la dernière éruption ne date que de 2005. Très chouette journée ! En rentrant à l’hôtel, il me reste bien 3 heures avant le coucher du soleil et j’ai pas l’intention de perdre une seule minute ici. Allez hop, location palmes-masques-tuba et je plonge dans la lagune de Concha Pearla. Y a personne ici, y a même à peine des poissons. Mais y a une otarie qui fait sa loque sur un rocher. OK, je vais y aller discretos pour l’observer d’un peu plus près ! Quand j’arrive à 5 m du rocher, je sens comme une présence dans l’eau, derrière moi. Gagné, c’est une autre otarie qui fait sa curieuse ! Bah voilà, je vais me gaver. Et c’est parti pour 30 minutes de gamineries dans l’eau, un vrai bonheur ! Quand elle en a marre, elle part se coucher à son tour sur le ponton ! Moi, je reste sur ma faim, alors je retourne la voir et j’essaie d’imiter un peu son cri. Fallait voir ça, avec le tuba dans la bouche, ça valait le détour ! Et bingo, elle a du mal à bouger ses fesses, mais elle retourne dans l’eau avec moi ! Exceptionnel !!! Sauf que cette fois, plus moyen de l’arrêter et si je m’approche trop près du ponton et que je mets les mains sur l’échelle, alors elle s’interpose ! Mais elle est dressée ou quoi ? Promis, du grand vécu, un grand moment de joie pour moi !!! Je me promets de revenir ici aussi souvent que possible ! Mais là, faut que je retourne au diveshop pour essayer l’équipement et tout ! Et merde, mauvaise nouvelle, les deux amigos qui voulaient plonger demain, ont finalement annulé. Faut encore que j’attende ? Pas moyen. Tant pis, je rentrerai sur Santa Cruz sans avoir plongé à Isabella. Il ne me reste plus trop de temps et je veux voir le marteau. Sauf que les marteaux, bah ils sont sur le site de Gordon Rocks, départ des bateaux de Santa Cruz.

 

 

P1010773 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010778 [1600x1200]

  J'ai mis la photo de cette plante parce qu'elle est endémique aux Galapagos. Autrement dit, vous ne la verrez pas ailleurs! Le comble, c'est que je ne me souviens plus de son nom!!!

 

 

P1010801 [1600x1200] 

 

 

 

P1010805 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010809 [1600x1200] 

 

 

 

P1010813 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010821 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010827 [1600x1200]

 

 

  

Ok, le lendemain, je vais direct au port pour trouver un pêcheur, Gato, pour me faire faire un petit tour de bateau. Au programme, snorkelling, visite d’une petite île aménagée pour la marche. Cool, pas besoin de passer par une agence et puis je suis seul sur le bateau ! C’est parti. Le tour va durer 2 h 30. Le snorkelling est de bonne qualité. Otaries, tortues, requins, stingrays. Ca va, j’ai connu pire. Mais la visibilité ici n’est pas au top niveau. Gato m’emmène sur cette fameuse petite île de Tintoreras et me dit que je peux marcher là tranquillement, juste en suivant la trace du chemin (surtout pas d’écart !) et que j’en ai pour environ 30 minutes. Sauf que je vais rester là 1 heure. Ile magique, gavée d’iguanes, de crabes, de boobies, de canaux où dorment les requins pointes blanches par dizaine (enfin, ils dorment quand ils se font pas déranger par notre ami l’énorme otarie mâle qui passe et repasse au-dessus d’eux !!!). Ca les agace un peu, alors ils finissent par se réveiller définitivement et par se casser ! Fais chier le gros ! Tu peux pas rester tranquille un peu ! Ce type dort peut-être 20 h par jour, mais quand il est réveillé, il faut qu’il trouve à s’occuper. Insupportable de l’avoir comme voisin ! Bref, petit tour fabuleux et à tous les gens qui comptent aller sur les Galapagos, je conseille vivement de prendre un peu de temps pour visiter Isabella qui est de loin plus belle et plus nature que Santa Cruz ! Je pense à toi Rico, mais faudrait pas trop me chauffer pour que je retourne là-bas à mon tour. Sauf que je vais économiser pour ça parce que si je retourne là-bas, ce sera définitivement pour faire la croisière plongée. C’est plongées à volonté (jusque 5 fois par jour si t’as la forme, avec nightdives et tout) et vu ce qu’il y a à voir dans ces eaux, bah je suis prêt à mettre le prix. Enfin, je reviendrai sur la plongée plus tard ! Donc, après ce petit tour bien peinard, retour à Concha Pearla, mais cette fois, y a personne avec qui jouer ! Encore en train de dormir ces gros fainéants ! Y a juste une énorme stingrays qui fait sa loque aussi au fond de l’eau. Mais elle, je vais pas aller la déranger. Ca pique fort ces bidules ! Voilà, c’est fini pour Isabella, demain, je repars sur Santa Cruz pour … euh … bah plonger tiens !

 

 

P1010837 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010838 [1600x1200] 

 

 

 

P1010860 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010861 [1600x1200]

 

 

 

P1010867 [1600x1200] 

 

 

 

P1010876 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010883 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010888 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010890 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010893 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010901 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010914 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010922 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010932 [1600x1200]

 

 

 

 

 

P1010938 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010948 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010949 [1600x1200]

 

Je retrouve donc mon hôtel tout pouilleux, avec douche chaude, mais faut attendre 10 minutes montre en main pour avoir de l’eau chaude. Je sais pas, les canalisations doivent faire 10 km ou quoi ! J’aurais été curieux de voir les isos de la plomberie !!! La technique, ici, c’est d’attendre que quelqu’un soit à la douche et tu prends la suite dans la foulée ! Ca marche bien ! Bon, j’estime avoir le budget pour une nouvelle session plongée et une escapade sur l’île de Seymour pour aller matter les oiseaux à la jumelle. Mais je dois plonger demain (question de respect de 24 h entre la dernière plongée et le vol qui va me ramener vers Lima) et aller sur Seymour lundi. Sauf qu’après avoir ratissé toutes les agences de voyage, je dois me rendre à l’évidence qu’il n’y en a pas une pour aller à Seymour quand je veux. Vérole ! Il me reste une journée pour réfléchir à ça, une dernière minute, c’est toujours plus risqué, mais moins cher. Je crois que l’administration du Parc a un planning d’excursions qu’elle transmet aux différentes agences afin de laisser au moins 2 ou 3 journées par semaine aux animaux sans être dérangés par les vilains humains. Bref, il est temps de m’occuper de la plongée pour demain. Les deux diveshops avec qui j’avais déjà plongé moyennant des prix intéressants pour les Galapagos sont complets ou ne partent pas demain (maintenance du bateau : surtout grosse fiesta toute la nuit et le chiffre de la semaine a été fait ! OK, je ne peux pas leur en vouloir, sauf que moi, il ne me reste que deux jours). Bah, je vais craquer, je serai pas tous les jours aux Galapagos. Et c’est parti pour une session de plongée confort. Et là, super surprise, divemasters super pro, Alex et Enrique. C’est l’éclate complet, ils sont calmes, posés et surtout le briefing me plaît bien : ça sent le professionnalisme et pas l’usine comme les autres. Ce que j’aime c’est quand Alex nous dit pour finir : si j’en vois en seul toucher un animal, il n’ira pas dans l’eau pour la deuxième plongée. Au moins, on est fixé. C’est exactement la mentalité que je recherchais. Sous l’eau, c’est juste fabuleux, je retrouve toutes mes sensations de la Polynésie, moins de monde dans le groupe , plongée toute tranquille, et enfin une visibilité de 15 mètres. Nudibranches, raies aigles, requins pointes blanches, otaries et surtout requins des Galapagos. Ah, un peu de gros que je ne connais pas ! Perfect ! Mais je reste sur ma faim : toujours pas de requins marteaux à l’horizon et puis je suis à 99 plongées !!! Je craque ? Allez, j’aurais 18 heures entre la dernière plongée et mon vol, c’est la limite que fixe la réglementation PADi. Ouais, je craque : je veux faire la centième ici !!! Niveau budget ? Bah comment dire, je vais vraiment manger des pâtes en rentrant ! Mais j’aurai des souvenirs plein la tête ! C’est pas ça le plus important ? A l’heure actuelle, si, définitivement !!! Dans l’intervalle, je perds mon appareil photo ! Et ouais, j’en n’ai plus maintenant ! C’est vraiment la fin du blog ! Heureusement, je sais pas par quel hasard, j’avais tout sauvegardé la veille sur l’ordi ! Un peu de chance dans la malchance !!! Faut croire !

 

 

Voilà, je suis sur le pont du bateau, en équipement, je vais me mettre à l’eau pour la centième, à Gordon Rocks. En surface, je constate déjà que la visibilité est d’environ 20 m. Hum, ça sent bon tout ça. Bon, je descends avec Peter, un allemand. Détail important parce qu’il a toute la panoplie (l’équipement, je veux dire) d’un bon allemand bien rigoureux, appareil photo de malade compris. OK Peter, tu veux pas être mon buddy ? Ca roule ! Nous voilà sous l’eau, à 25 m de fond, mes oreilles sont passées à la perfection, y a pas trop de courant et ça a l’air de bien bougé au fond. Soudain, on entend le petit bruit métallique du DM. Ca sent le gros en approche. On est tous sur le qui vive : c’est le marteau, c’est sûr ! Derrière le rocher, trois énormes molas molas, des sortes de poissons lunes en un peu plus petit, mais bon, 3 bons mètres de diamètre tout de même !!! Suerte, suerte, suerte amigos !!!! De la bombe atomique ! Si y avait pas eu un petit jeune tout excité qui a palmé comme un malade pour les approcher, on aurait pu rester 20 bonnes minutes avec eux. Toutes façons, le bruit métallique retentit de nouveau. C’est forcément quelque chose de plus prisé que les molas molas, sinon Alex n’aurait jamais fait de bruit pour nous attirer ailleurs !!! Gagné, le marteau, en plein dans ma face ! Fabuleux, magnifique, beau, gracieux, enfin, tout quoi ! Juste comme pour dire, t’as bien fait bonhomme, tu pouvais pas partir d’ici sans nous dire bonjour ! C’est fou ça, deux espèces jamais vues en moins de 15 minutes ! La journée est faite, c’est clair ! Tout ce qu’on va voir maintenant sera que du bonus, et quel bonus ! A la remontée, avant le palier de décompression, une otarie qui vient jouer avec moi, mais quand je dis jouer, c’est vraiment jouer  : les yeux dans les yeux! J'ai envie d'exploser de rire (de joie je veux dire) mais je dois me contenir ou mon masque se remplit de flotte! Je veux plus partir d’ici, donnez-moi une autre bouteille ! Qu’est ce que c’est que ce jour d’anthologie ? La deuxième plongée sert à rien, moi, je suis en euphorie totale !!! Bon, on va la faire quand même, pour le plaisir et juste pour voir un petit mola mola et une tortue. Rien de vraiment extraordinaire, mais franchement, je n’en demandais pas tant. Voilà, je peux partir tranquille des Galapagos et affirmer que cette destination était vraiment une étape phare de tout le voyage. Y a pas photos (enfin, y a plus de photos !!!). Mais j’ai choppé les quelques cartes SD des appareils photos étanches et je vous laisse quelques clichés, et surtout des films !!! Gavez-vous ! Moi, chaque fois que je revois ça, y a pas moyen de me parler, de me déranger. Je suis sous l’eau encore une fois, à revivre exactement les mêmes sensations.

 

Alors, il y a deux films (faut juste cliquer sur les liens) :

 

1) la vie en surface aux galapagos

 

 

 

2) la vie sous l'eau bien sûr (prenez votre temps, c'est tout en douceur!!!) 

 

Isabella-Santa-Cruz 0020 [1600x1200]

 

 

 

 

Isabella-Santa-Cruz 0030 [1600x1200]

 

 

 

 

Isabella-Santa-Cruz 0033 [1600x1200]

 

 

 

 

Isabella-Santa-Cruz 0055 [1600x1200]

 

 

 

 

Isabella-Santa-Cruz 0078 [1600x1200] 

 

 

 

Isabella-Santa-Cruz 0103 [1600x1200]

 

 

 

 

Isabella-Santa-Cruz 0105 [1600x1200]

 Le requin des Galapagos

  

 

Voilà, je vous laisse sur tout ça, mais je vous promets de faire un petit épilogue de tout le voyage. Sûrement sans images, sans photos, ou alors du déjà vu. Là, je suis à l’aéroport de Quito, j’attends mon avion pour Lima. Je suis un peu perdu dans mon planning, je sais plus trop ce que je vais faire dans les jours qui arrivent : Argentine, Chili !!! Les facteurs de réflexion ne sont plus les mêmes.  Salut à tous ! Les Galapagos ont tenu toutes leurs promesses et le voyage s’arrête là. Ce que je retiens surtout de ces ìles magnifiques, c'est évidemment la faune qui y habite! Cette faune qui se laisse approcher sans peur, simplement parce que les animaux ne sont pas chassés ici! Du pur bonheur! Tout ce qui va se passer à l’avenir ne sera pas mis en ligne !!!! J’en ai plein la tête, faut que je me trouve un hamac pour 2 ou 3 jours, histoire de faire le point. Et puis, sûrement un autre endroit pour faire un brin de chouille en fin de voyage! Ensuite, je suis de retour en France, retour aux sources, aux racines et à des valeurs que j’espère toujours aussi ancrées que quand je suis parti. Je compte sur vous !

Published by Guillaume - dans Galapagos
commenter cet article
17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 17:00

 

DSC09065 [1600x1200]

  Retour aux sources!!! On est pas mal là!!!

 

 

Hola a todos !!!!

Ca y est, je suis sur ces îles d’un autre monde, les Galapagos !!! Désolé, j’ai pas trop le temps d’écrire (j’ai mon bateau dans une petite heure pour une autre île, la isla Isabella) et internet, c’est pas ce qui fonctionne le mieux ici !

Le trajet pour atteindre ces îles a été plutôt épique : 4 vols dans la journée, de Lima à Baltra, l’aéroport insulaire. Mais bon, j’avais pas vu que j’avais réservé en classe affaire ! Du coup, je me suis pété le ventre dans l’avion. J’ai pas résisté à vous laisser une photo de ce repas qui m’a donné un avant-goût de ce que je vais retrouver dans mon assiette en France, notamment le fromage !!!

Arrivée sur l’île, ambiance chaleureuse, sourires de rigueur, no man’s land au cœur de l’île ! Exactement ce qu’il me faut pour terminer ce voyage. Juste un retour sur moi, une dernière pause réflexion et synthèse sur ce voyage. C’est la vie rêvée ici (le seul point noir, c’est les tours organisés, mais bon, je vais pas noircir le tableau avec ces conneries, toutes façons, c’est partout pareil !!!). C’est magnifique, y a des animaux partout, terrestres et marins, des fleurs incroyables, des paysages variés et extraordinaires, des oiseaux splendides (d’ailleurs, c’est facile de reconnaître les touristes ici, c’est ceux qui ont toujours la tête en l’air !!!), des gens d’une gentillesse comparable aux Philippines, des femmes au regard envoutant, et une bouffe succulente (ceviche, salchipapa, et même des mangues). D’ailleurs, j’ai déjà repéré un terrain !!!

Mon budget est plus que serré, d’une parce que c’est la fin du voyage et que j’ai plus de tunes et de deux, parce que les activités sont plus que chères. Mais bon, ça va pas m’empêcher de plonger tout ça ! Mais finalement, se restreindre a du bon ici parce que je vais bouffer dans les petits restos avec les locaux et je suis accueilli les bras ouverts. Le tourisme, ici, me fait penser un peu à celui de la Polynésie (tourisme de luxe et en couple : pas trop de backpakers !!!). Du coup, je rencontre plus de locaux et c’est un vrai plaisir ! L’espagnol progresse, progresse ! Mais il me faudrait peut-être deux ou trois mois de plus ! Lol !

Au programme, tortues géantes, iguanes, otaries, pingouins, oiseaux (pélicans, boobies, mouettes, grues, …) sur terre et dans les airs. Dans l’eau, requins pointe blanche, raies, puffer, barracudas, otaries (encore !), garden eels, mais pas trop de visibilité en général !!!

Petite aparté pour deux choses :

1)      Deuxième plongée ici, j’en avais un peu marre d’être dans un groupe de 10 plongeurs à ne voir que des bulles et des palmes. Alors, je m’écarte un peu, pour nager à la rencontre d’une otarie qui s’ébattait joyeusement, sûrement à la recherche d’un repas ! Quand soudain, (et faut bien imaginer que la visibilité est inférieure à 10 m) j’aperçois une ombre gigantesque se rapprocher de moi !!! Petite frayeur, les autres sont à 15 m. A la lumière du soleil, les formes m’apparaissent comme un rêve : un banc de raies mantas d’au moins trente individus !!! Et paf, dans ma tête tout ça !!! Que du bonheur !!! A revivre, 1 000 fois !

2)      Le requin marteau : troisième plongée, on se met à l’eau. Moi, direct, je mets la tête sous l’eau pour scruter la population locale, la visibilité et tout. Et là, sous mes yeux, à 20 m de fond, je le vois, c’est sûr, le REQUIN MARTEAU. Pas moyen que j’attende le divemaster, je fonce. Tant pis, je vais me faire engueuler, mais la raison est bonne ! Sauf que cette puta madre d’oreille droite ne me laissera pas descendre !!! Fuck !!! Je vais devoir y retourner, demain ? Ouais, demain tiens, ça tombe bien, j’avais rien à faire de mieux !!!

Voilà, désolé, je suis pas très prolixe pour cet article, mais je vais me rattraper en photos. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai préféré faire deux articles pour les Galapagos. Vu le nombre de photos que j’ai déjà à publier, c’est mieux de tout scinder en deux parties. Je vous laisse apprécier par vous-même. Je vous laisse en bonnes compagnies. Dans l’ordre, paysages, animaux, flore et plongée. Moi, je me casse sur une île un peu plus déserte pour encore plus de liberté d’actions et quelques plongées supplémentaires. Dans 3 jours, je fais péter le champagne pour la centième !!!! Yepa !

 

 

 

 

P1010430 [1600x1200]

  Il me faudrait un peu plus de pain et de vin, s'il vous plaît cher ami, t'as oublié que j'étais français ou quoi?

 

 

 

P1010438 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010455 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010461 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010485 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010540 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010573 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010594 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010663 [1600x1200]

  Ca, c'est un tunnel de lave à l'époque où les volcans étaient encore actifs! Je sais pas si la photo rend compte des dimensions, mais le tunnel fait plus de 10 de diamètre. En fait, la lave s'est pétrifié en périphérie et la lave en fusion à continuer à s'écouler au centre. Ca donne ce tunnel. Impressionnant!!! (et c'est sur 2,3 km!!!)

 

 

 

P1010620 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010622 [1600x1200]

 

 

 

 

 

P1010639 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010646 [1600x1200]

 

 

 

 

 

 

P1010655 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010699 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010721 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010726 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010731 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010752 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010753 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010765 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010460 [1600x1200]

 

 

 

 

 

 

P1010442 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010449 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010481 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010510 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010695 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010689 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010691 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010692 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010740 [1600x1200]

  J'ai voulu faire une photo avec lui, mais il a pas trop aimé!!! J'ai failli me faire mordre. Faut dire qu'il est entouré de son harem de presque 15 femelles!!! Ca a l'air mignon comme ça!!! Mais faut pas se tromper : ca pèse plus de 200 kg et ça a suffisamment de dents pour t'arracher une main!!! Je le laisse dormir, ça a l'air plus gentil comme ça!

 

 

 

P1010503 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010498 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010511 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010706 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010708 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010761 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010568 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010466 [1600x1200]

Petite toilette matinale!!! 

 

 

 

P1010469 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010484 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010518 [1600x1200]

Le fameux boobie, emblême des Galapagos!!! Remarquez ces pattes toute bleues! 

 

 

 

P1010525 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010539 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010597 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010614 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010637 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010660 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010682 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010684 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010685 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010714 [1600x1200]

 

 

 

 

PB140067 [1600x1200]

 

 

 

 

PB140009 [1600x1200]

 

 

 

 

PB140010 [1600x1200]

 

 

 

 

PB140032 [1600x1200]

 

 

 

 

PB140039 [1600x1200]

 

 

 

 

PB140047 [1600x1200]

 

 

 

 

PB140058 [1600x1200]

 

 

 

 

PB140071 [1600x1200]

 

 

 

 

DSC08972 [1600x1200]

 

 

 

 

DSC09018 [1600x1200]

 

 

 

 

DSC09027 [1600x1200]

Ca c'est le requin marteau qui m'est passé sous le nez!!! Ad'taleur amigo, j'arrive, d'un peu plus près! 

 

 

 

DSC09047 [1600x1200]

 

 

 

 

DSC09094 [1600x1200]

 

 

 

 

DSC09183 [1600x1200]

 

 

 

Salut à tous, portez-vous bien. Moi, bah ça va, pourquoi ?

 

Published by Guillaume - dans Galapagos
commenter cet article
11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 00:42

 

P1010420 [1600x1200]

 

 

Hola todos !

J’ai donc quitté précipitamment Cusco avec une bonne gueule de bois ! Je décide de partir à Arequipa. J’arrive là, dans une ville qui au premier abord semble n’être qu’un énorme bidonville. Disons qu’il faut bien 5 minutes au bus pour traverser tous ces quartiers de maisons de tôles et de terre cuite, dans un environnement sec et poussiéreux. On arrive enfin au terminal des bus et, dans le taxi, j’aperçois enfin le centre ville, qui est beaucoup plus présentable, beaucoup plus « construit ». Tout le monde me dit qu’il y a 1,5 millions d’habitants ici, mais à en croire mes yeux ébahis devant cet amas de masures entassées au porte de la ville blanche, je parierais sur beaucoup plus ! Je pose mes sacs à l’hôtel home sweet home (partenaire du home sweet home de Cusco, en plus vieillot et moins souriant aussi !) et je pars à la découverte de la ville et notamment de sa Plaza de Armas. Une magnifique place avec une cathédrale immense et toute immaculée. Ouah, ça en jette directement. Y a des petits bars-restos en terrasse sous les arches qui dominent tout ça et je me pose là cash pour réfléchir à mon programme dans le coin, sous un ciel bleu et un soleil de plomb. C’est tranquillou et j’ai du mal à décoller, mais il faut que je prenne quelques billets d’avion et que je prévois de partir demain pour le Colca Canyon parce que comme d’habitude, je ne veux pas rester en ville !!!  Voilà, tout est fait, et pour ne pas être en reste en soirée, je fais connaissance avec Mika, un français qui vient de faire du chamanisme dans le Nord Pérou, à base de cérémonie d’Ayahuesca et tout. Discussions super intéressantes sur la plante, toute la cérémonie, la préparation et les réponses qu’elle peut t’apporter ! Quelle expérience !!! Je suis tenté, vraiment, mais j’ai peur !!! En tout cas, bon vent à toi l’ami, je te souhaite de poser tes pieds sur ce nouveau chemin et d’y trouver tout ce que tu cherches ! Salut ! Moi, je vais me contenter de relire la prophétie des Andes de Redfield!!!

 

 

 

P1010185 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010190 [1600x1200]

 

 

 

Bon, je décolle pour Cabanacondé et le Colca Canyon. Y a Christina et Ritchy dans le coin ! Dans le bus, déjà, je suis confronté aux soi-disants guides qui font plus office de contrôleurs. Et ouais, y a un spot en particulier ici, la cruz del condor, où tu peux tranquillement observer le vol de ces fabuleux oiseaux. Mais faut payer !!! Sauf que dans le bus, les contrôleurs me demandent de payer pour tout le canyon. Euh non, je ne paierai pas, désolé ! Pourquoi alors, ils ne me font pas payer au départ du bus à Arequipa ??? Bref, le mec me force la main. Ok, je vais payer, mais tu me donnes ta carte de contrôleur, ton nom et tout. Ils commencent à me courir sur le système ici, vraiment ! Bon, j’ai mon bolleto touristico et je suis bien content avec ça !!! La technique ici, c’est d’attendre de voir où vont les touristes et quand c’est bien fréquenté, ils décrètent une loi qui t’oblige à payer l’accès au site ! Bonne politique, vraiment ! Pour aller marcher dans le canyon, franchement, je vois pas bien l’utilisation qu’ils peuvent faire de cet argent, surtout que le canyon est plein de bouteilles plastiques vides, jetées en pâture ici pour je ne sais pas quel régime alimentaire. Et y a même pas une poubelle ! Par contre, y a bien quarante contrôleurs et je pense que quand ils ont fini de payer ces gens-là avec l’argent du bolleto, bah il reste plus grand-chose pour les populations locales. Encore un système qui se mord la queue. Heureusement que c’est joli le Pérou, sinon, je me casserais aussi sec ! Bon, une bonne chose, enfin, je retrouve Christina et Ritchy. Journée péinard, à marcher jusqu’au mirador pour avoir une vue d’ensemble sur le fond du canyon. Très très chouette. Je repère les chemins et les chiens qui sont dessus aussi. Je suis à la limite d’acheter une fronde ! Soirée tranquille, mais Ritchy a pris une bonne insolation et du coup, ils ne savent pas trop si ils vont aller dans le canyon demain. Surtout qu’en cherchant un peu de renseignements dans le village, je sens cette indifférence profonde envers nous, pour répondre à nos questions. En clair, on a plus de questions après avoir interrogés les agences locales qu’avant. C’est décidé, demain, je profite de mon bolleto pour aller voir les condors et je déciderai de la suite des évènements au retour. Ca permettra à Ritchy et Christina d’y voir plus clair également.  

 

 

P1010194 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010195 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010196 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010204 [1600x1200]

 

 

Donc, le lendemain, c’est parti pour aller plonger mes yeux dans les ailes de ces magnifiques oiseaux de plus de 2 mètres d’envergure. Pour y aller, j’utilise un camion benne, sorte de bétaillère où tout le monde s’entasse. Quelques petites discussions et blagues avec les locaux et ça y est, nous sommes sur site. La vue du canyon, ici, est formidable et les condors se montrent avant que les bus de touristes se pointent. Parfait, je vais rester ici deux petites heures, histoire de mitrailler un peu, et je me sauve par le premier bus. Mais, mes amis sont partis vers d’autres contrées : marre de dépenser leurs sous dans cette bourgade et je suis bien d’accord. Allez hop, direction Arequipa, je vais pas rester ici. J’ai vu le canyon et les oasis qu’il y a au fond. Toutes façons, j’irai dormir dans les oasis plus tard, à Huacachina où je vais retrouver Steph après les Galapagos !

 

 

 

 

P1010205 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010206 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010209 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010285 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010376 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010374 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010241 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010373 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010384 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010387 [1600x1200]

 

 

 

A Arequipa, j’ai franchement pas envie de poireauter jusqu’à l’heure de mon avion. Je décide donc de prendre un bus pour Corire, un petit village à 3 heures de bus dont le Lonely Planet n’accorde qu’une dizaine de lignes, consacrées à son site Toro Muerto, un site de pétroglyphes en plein désert ! Ouais, ça me branche, un peu de liberté, d’espace et de vie locale non polluée par les bolletos !!! Et effectivement, déjà dans le bus, je suis le seul gringo et quand j’arrive dans le village, c’est super bonne ambiance. Petit tour de marché pour acheter mes tomates, avocats, fromage et pain. Et un chapeau aussi, parce que ça cogne ici et j’ai le nez, le front et la nuque complètement cramés maintenant !!! C’est vraiment génial, tout le monde s’arrête, j’arrive pas à partir dans le parc. Les gens veulent tout savoir. Qu’est ce que je fais ici tout seul ? Conversations, rires. Cool, l’âme du Pérou à 3 heures d’Arequipa !!! Merci à Afrein, le gardien de banque avec qui je vais passer facile 2 heures à discuter des conditions de vie ici, les spécialités locales, les cultures, la famille. Son sourire fait plaisir. Ils me demandent si je veux sa casquette à la place de mon chapeau. Je lui dis, ouais, mais je la prends que si tu me donnes tout l’équipement, gilet pare-balles et flingue compris !!! Ca aurait pu être rigolo de me ballader en vigile en ville !!! Bref, je trace à Toro Muerto et là, c’est le désert quasi lunaire. Des pierres de partout au milieu d’un espace de plusieurs km² et je suis seul ici ! Ca faisait longtemps que je ne m’étais pas retrouvé comme ça. Moments d’évasion, moments de liberté et moments de réflexion. Je vais rester ici 5 heures, sous le soleil assassin avec la vue sur des immensités vierges et, en contrebas, le village et les montagnes colorées environnantes. Mais y a pas mal de poussière dans l’air tellement c’est sec ici, alors les photos ne donneront rien ! Super moment.

 

 

 

P1010397 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010407 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010412 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010415 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010425 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010427 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010428 [1600x1200]

 

 

Voilà, je vais pouvoir partir du Pérou en ayant senti plein de positif ici. Retour à Arequipa, il est temps de faire mes sacs. Je reviendrai ici, disons, que j’aimerais bien me faire un trip Equateur, Colombie, Nord Pérou sur 2 ou 3 mois, ça doit  bien valoir le coup, à la recherche d’authenticité. Mais là,  je n’ai pas le temps, je dois mettre mon ordi de plongée sur le dessus de ma maison d’itinérant. Parce que ça y est, demain j’ai rendez-vous avec le Pacifique et ses habitants, les iguanes, les tortues, les pingouins, les otaries, les multitudes d’oiseaux, et peut-être, si j’ai de la chasse, les requins marteaux et les raies mantas. Plus de 4 mois maintenant que je n’ai pas mis de bouteilles sur mon dos (juste des petites dans mes mains, mais y avait pas d’air dedans !) et que je n’ai pas fait de bulles dans cet élément qui est le mien, l’eau. Retour à ma méditation à moi. Que du bon les amigos. Mais je vous raconte ça au prochain article. Le prochain et peut-être le dernier parce qu’il faut voir la réalité en face. Je ne suis plus exactement dans une dynamique voyage maintenant, mais plutôt dans une dynamique vacances. Ca a du bon aussi. Voilà, le Pérou c’est fini et je ne vais pas trop écrire sur le sujet, simplement parce que je pense avoir vu que la superficialité de ce pays, que les sites incontournables. Je ne suis pas enchanté, ça vous l’aurez compris. Je suis surtout déçu par les gens, en général. Ce que c’était bon la Bolivie, si je dois comparer (mais j’aime pas ça !!!). Enfin, ce qui est rassurant, c’est qu’il y a un vrai potentiel ici, c’est sûr. Alors, à la prochaine amigos peruvianos ! Je ne fais pas une croix sur ce pays !

A tout bientôt tout le monde, je reprends le clavier quand j’aurais les mains sèches.

P.S. : j’ai consulté les sismologues et il m’ont dit qu’ils prévoyaient un séisme de force 7 sur l’échelle de Richter dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier sur Grenoble !!! A bon entendeur, ça va me faire vraiment vraiment plaisir de revoir vos bouilles ! Et Clownax, je requiers fortement ta présence, por favor !!!

 

Published by Guillaume - dans Perou
commenter cet article
5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 21:47

 

P1010118 [1600x1200]

 

 

Hola todos !

Et c’est parti pour le Pérou donc ! Je vais commencer par Cusco et par le Machu Picchu puisque cette étape est obligatoire, parait-il !!! Cusco est une ville absolument magnifique, surtout que dès mon arrivée, je peux prendre mon temps à l’étage de mon hôtel (le home sweet home, formidable hôtel, personnel super accueillant, quasi-familial. Bienvenu chez moi !!! Merci Debby !) et plonger mes yeux dans cette cité et tous ces bâtiments tous plus magnifiques les uns que les autres. Tout ça en discutant longuement avec cette charmante réceptionniste qu’est Aydee, grand sourire, toutes dents dehors ! Abrazo muy fuerte chiquita ! Bon, je vais descendre de mon perchoir, j’ai rendez-vous avec Christina et Ritchy pour une première soirée retrouvailles ! Et là, je suis confronté à l’importance économique du tourisme de masse ici. Tous les comportements sont axés sur le profit lié aux gringos !!! Massage, lunettes de soleil, cocaïne, marijuana, tour au Machu Picchu, restaurant pas cher, bar à happy hours : no gracias, no gracias, no gracias, no gracias (sauf pour les bars, c’est clair !) !!! Ca devient vite un jeu et je change rapidement mes réponses en : « Necessitas massajes ? » ou « Pero no hay sol !!! ». Ou quand on me demande d’où je viens, je dis que je suis péruvien et je trace ma route. Quand je regarde le type 5 secondes après, derrière moi, je vois sa tête affligée ou je perçois un sourire sur son visage qui en dit long sur le fait qu’il a été pris pour un débutant ! Bof, ça me permet de rigoler, plutôt que de me lasser de tout ça. Toutes façons, y a rien à faire pour changer et puis, c’est arrivé quelques fois qu’on éclate de rire ensemble et une vraie discussion nait de ça. C’est plutôt positif !!!

Ca fait plaisir de retrouver Christina et Ritchy. On passe de super soirées ensemble, à visiter les différents bars, boîtes et à discuter de tout et de rien, à refaire le monde, parler voyages et rentrer aussi dans le détail des vies perso de chacun. Pourquoi ce voyage ? On a changé ? On a des réponses à nos questions ? On a envie de rentrer ? C’est incroyable comme il me fallait du temps pour aborder ces questions d’ordre privé quand j’étais en France. Pendant le voyage, la connexion est immédiate, les sujets sont tout de suite sans barrière, j’adore !!! Et du coup, les relations sont directement plus intenses, plus « vraies » et surtout plus durables. Que j’aime ces rencontres, ces gens toutes voiles dehors, des fourmis dans les jambes et des envies de découvertes plein la tête !!! Bref, on va passer 3 jours (enfin 3 soirées et 3 nuits ensemble), à repousser chaque jour nos départs respectifs, eux pour Arequipa et moi pour un trek vers le Machu Picchu (Mapi). C’est juste qu’on est bien ensemble ! Gracias amigos, gracias para todo, y specialemente para vos sonrisas. Voy a ber vosotros otra vez en Arequipa y en Mendoza, porque no ? Con vino tinto esta vez sobre un bici ;-) Disfrutan como lo saben hacer !!!

Coucher de soleil, feux d’artifices locaux, manifestations dans les rues, petit resto pas cher, bières à volonté et enflammade des pistes de danse péruviennes, voilà ce qui va rythmer nos journée qui commencent dorénavant que vers 18-19 h !!! J’ai tout de même le temps de rentrer dans la cathédrale pour une petite visite audioguidée. Ca m’impressionne toujours autant ces structures gigantesques.  Et puis y a toujours deux ou trois anecdotes qui font rire ! Y a cette existence d’un saint dont je ne me rappelle plus le nom et à qui toutes les femmes amoureuses viennent déposer des lettres destinées à l’homme en question, avec numéro de téléphone, adresse et tout ! Et puis, y a le saint qui compense, que les hommes viennent voir pour se faire exorciser de cette emprise ! J’ai bien rigolé !

 

 

P1000951 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000966 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000974 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000984 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000990 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000994 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000995 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000998 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010002 [1600x1200]

Préparation des structures pour le feu d'artifice du soir 

 

 

 

P1010011 [1600x1200]

Hum, les bonnes brochettes, poulet, boeuf, lama, que du bon!!! 

 

 

 

P1010013 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010032 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010046 [1600x1200]

 

 

 

Bon, il est temps de se bouger parce que je vais jamais aller le voir ce Mapi. Heureusement que j’ai quelques discussions à distance avec des gens qui me poussent pour décoller. Je pense à Anne-Ju, notamment. Merci Mam’zelle ! Du coup, je fais mon sac, j’achète un bâton de marche et me voilà parti en bus jusque Santa Maria, puis Santa Thérésa ! Super petit village où je vais aller me poser deux bonnes heures sur les hauteurs qui dominent le rio et toute la vallée ! Le Mapi est à 5 heures de marche : ça sent l’exaltation ! Je vais passer la soirée en compagnie de Jordy et  de Dimo, un couple de catalans virulents ! Grande discussion sur le régionalisme, très intéressante. Suerte a vos amigos y feliz viaje en Bolivia la hermoza ! Allez, tout est prêt, ça fait depuis la Isla del Sol que je n’ai pas marché, alors je me pousse un peu. C’est toujours pareil, le départ et difficile, mais je connais parfaitement l’état de bien-être qui va me traverser après 15 minutes de marche. Et c’est encore le cas ici, la tête dans le ciel bleu, l’eau du rio et les montagnes environnantes, les oreilles remplies du bon son de Horace Andy et ça trace ! Mais après 1 heure 30 de marche, je vais utiliser mon bâton à une toute autre fonction que celle à laquelle il est destiné ! Je vois un chien au loin qui aboie bien fort. Mais j’ai pas le choix, y a qu’un chemin ! Ah, j’aime pas ça ! Surtout qu’il y a deux autres clebs qui se ramènent à toute vitesse sur moi. Bon, y sont trois. Moi, j’ai un bâton et des cailloux, et ma musique qui me détend un peu. Je vais mettre 10 minutes à faire 20 m, à jamais les lâcher des yeux, à leur balancer des caillasses et à mettre des coups de bâton au sol pour qu’ils reculent un peu. Et y a la mamie derrière à qui je dis « vas-y, rappelle des chiens ou je vais en tuer un ». Je sais pas si c’est mon espagnol qu’est pas au niveau, en tout cas, elle, elle se marre ! Bon, je passe sans mal, mais j’ai eu une petite montée d’adrénaline ! J’aime pas ça ce stress quand t’es en pleine détente, en pleine extase devant tout ce spectacle ! Un retour brutal à la réalité, foutue réalité !!! Allez, encore 4 bonnes heures de marche avant d’arrivée à Aguas Calientes en suivant la voie ferrée. Je pose mon sac à l’hôtel et je cours acheter mon billet pour grimper au Mapi le lendemain. Accueil de prison !!! Pour moi, c’est sans excuse. Le mec est derrière son guichet et décide de ne répondre à aucune de mes questions sous prétexte qu’il est juste là pour vendre le billet ! Je suis fatigué, mais lui, il me finit complètement. Du coup, je prends bien mon temps quand même. A quelle heure faut que je parte demain matin si je veux monter au Wayna Pichu, à quelle heure est le bus, où est le début du sentier, combien de litres d’eau je dois prendre ? Mais je sais déjà tout ça et je prendrai pas le bus de toutes façons, mais c’est juste une vraie satisfaction pour moi de le voir s’énerver ! Ca fait deux mois maintenant que j’apprends la patience et l’indifférence, alors j’applique les leçons sur lui. Il avait qu’à être sympa et c’est tout ! Ca coûte quoi un sourire, ça coûte quoi de me donner un plan alors qu’il en a des tonnes derrière son comptoir, ça coûte quoi d’être juste poli !!! Bah ça coûte juste rien et ça rend la vie tellement plus belle ! Allez, une bonne assiette de pâtes et au lit. Je me lève tôt demain moi !

 

 

P1010060 [1600x1200]

 

 

 

 

 P1010073 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010075 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010082 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010083 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010089 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010095 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010098 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010099 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010102 [1600x1200]

 

 

 

 

 P1010107 [1600x1200]

 

 

 

Le lendemain matin, 3 h 30, réveil difficile !!! Mais le Mapi est juste là, pas le moment de se rendormir. Et surtout, y a de la lumière dans la chambre des 3 joyeux loustics, Amédé, Julien et Martin. Un morceau d’ananas, une clémentine, du yaourt pas frais, et mes feuilles de coca dans la bouche. On est tous prêts. Et c’est parti pour la course contre la montre de ceux qui veulent monter au Wayna. Sauf que les bibis ont une forme d’enfer : ils viennent de se taper 20 jours sur le chemin des incas avec toile de tente et sans plan (quasiment depuis Lima jusque Aguas Calientes : bravo les gars !). Moi, derrière, je galère ! Et ouais, je ressens les 10 ans de plus dans les jambes et ça fait mal au cerveau ! On s’attend en haut, hein ? Ouais, ouais ! Cool, on arrive en 45 minutes et je signe en 92e position. Bon, y a des tricheurs dans le lot, des qui ont pris le bus d’en bas, ces fainéants !!! Voilà, maintenant, on peut prendre notre temps (et moi, reprendre mon souffle !!!) devant cette merveille d’architecture ! Un vrai joyau. J’ai pas grand-chose à dire de plus à ce sujet. Il suffit juste de regarder les quelques photos. Surtout qu’aujourd’hui, il y a quelques nuages qui rendent la scène surréaliste. Extraordinaire ! Pas mécontent de l’effort, ça valait bien ça ! On va flâner un peu sur les terrasses avant d’attaquer l’ascension courte du Wayna pour avoir une vue de dessus du site ! Perfect. On va rester deux petites heures ici avec nos sandwiches à l’avocat ! A discuter des bienfaits du voyage en général encore et à se faire brûler par le soleil. Juste époustouflant ! C’est marrant, mais malgré l’histoire du site, sa classe, sa beauté et sa situation, je ne ressens pas vraiment d’énergie ici ! Rien à voir avec les temples indiens, l’île de Pâques, les villages Bushmen au Botswana ou les temples d’Angkor Wat au Cambodge ! Sais pas pourquoi !!! Peut-être la densité de touristes qu’il y a ici qu’absorbe tout !!! Ce qui est bien, c’est que le site est immense et malgré le nombre de visiteurs, y a toujours une place isolée, sans nuisances sonores ou visuelles. Quel pied !!! Allez, faut redescendre, on a un bus à prendre et il reste bien 2 h 30 de marche ! On va rentrer à Cusco tous les 4 en minivan qui va crever sur la route, avec un chauffeur qu’est tout le temps en sous-régime, qui laisse sa fenêtre grande ouverte sous peine de s’endormir (je lui demande même si il ne veut pas que je conduise !!!).  Bref, retour épique, mais tout va bien !

 

 

P1010113 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010117 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010122 [1600x1200]

 

 

 

 

 P1010126 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010136 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010140 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010141 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010142 [1600x1200]

  Petite pensée au Kraka!!!

 

 

 

P1010169 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010170 [1600x1200]

 

 

 

 

P1010171 [1600x1200]

 

 

De retour à Cusco, on se retrouve sur le parvis de la cathédrale pour une soirée pas très catholique à grand coup de « cuba libre » sur les marches des hauteurs de San Blas. Ca va encore finir en boîte tout ça ! Super soirée. Merci les amis ! Ca fait plaisir de voir des gens motivés et heureux comme vous. Pas de problème pour un apéro sur Lyon dès que vous rentrez, c’est-à-dire, le plus tard possible. Moi, je me lève avec mal aux cheveux. Non, je pourrais pas rester à Cusco jusqu’au 11 novembre. Il est temps de faire mon sac et de mettre les voiles vers Arequipa. Je vais aller marcher dans le Colca Canyon. Et puis, Christina et Ritchy sont là-bas également. Bueno, let’sgo !!! Il me reste 5 jours pour faire ça, avant de m’envoler vers, vers, vers… LES GALAPAGOS ! Aïe, aïe, aïe !!!

Salut à tous, à tout bientôt.

 

 

Published by Guillaume - dans Perou
commenter cet article
29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 17:40

 

P1000897 [1600x1200]

 

 

Salut salut,

Alors voilà, Copacabana est la dernière étape de la Bolivie. Chouette étape pour dire au revoir à ce pays qui m’a quasiment autant marqué que les Philippines ou l’Argentine.

Avant Copacabana, j’ai fait une petite pause à La Paz, histoire de me laver, de me reposer et de refaire correctement mon sac parce que c’était un peu le bronx. Deux jours dans cette capitale à ne sortir que rarement, pas envie, trop de monde, un choc pour mon cerveau après ces 10 jours tranquilles à Rurre. Donc, pas de photos, et pas d’évènements particuliers qui méritent des lignes dans cet article. Juste un truc : je crois que j’ai croisé le vrai Forrest Gump ici. La cinquantaine, barbu jusqu’à la poitrine, casquette sur la tête, visage buriné par le soleil et un pas assuré et rapide. Comme si il n’allait jamais s’arrêter. Bon vent à lui !

Après ça, direction Copacabana et le lac Titicaca, le lac le plus haut d’Amérique du Sud (peut-être même du monde, je sais pas). Il culmine à 4000 m et constitue la frontière (une partie du moins) entre le Pérou, ma prochaine destination, et la Bolivie que je vais laisser derrière moi. Bon, le village est vraiment très touristique et ça alpague dans tous les sens, dans toutes les rues. Dans 10 ans ici, ça va ressembler à Kao San Road à Bangkok, en plus petit !!! Mais c’est plutôt bonne ambiance et l’environnement est magnifique. Alors, je vais me faire plaisir à marcher loin de la cohue urbaine et grimper sur les quelques sommets environnants histoire d’avoir une vue sur les alentours et notamment sur les îles du lac, et sur le magnifique coucher de soleil. Ce coucher de soleil est un trésor à chaque étape de mon parcours, mais là, avec le lac en contrebas, c’est magnifique. Et attention, tout ça est mérité. Faut pas oublier qu’on est à 4000 m et que la moindre ascension, même de 100 m, te coupe le souffle. Y a pas d’oxygène à cette altitude. Alors, je fonce au marché, m’acheter mon petit pochon de feuilles de coca, y a que ça de vrai dans ces contrées !!! Quelques rencontres au passage, notamment de Ian et Richard, anglais et australien, qui bossent dans les banques aux îles Caïman !!! Ils ont décidé de faire toute l’Amérique du Sud en 6 semaines !!! De l’Equateur jusqu’à Ushuaïa. Ce genre de planning n’est définitivement plus pour moi : 6 semaines, c’est le temps qu’il m’a fallu pour visiter peut-être un quart de la Bolivie !!! C’est dorénavant la seule façon de voyager qui vaille le coup pour moi !

 

 

P1000769 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000777 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000784 [1600x1200]

 

 

 

 

 

 

P1000785 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000791 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000792 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000793 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000808 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000809 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000825 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000827 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000830 [1600x1200]

 

 

Allez, j’embarque pour la Isla del Sol, loin de ces rues commerciales. Le nez au vent, sur le toit du bateau, y a un soleil de plomb et la vue est fantastique. C’est décidément vraiment le bon endroit pour dire au revoir à ce pays magnifique. Le lac est tellement bleu qu’on se croirait sur une mer plate. Je pose mes pieds sur l’île et trouve mon petit hôtel en surplomb qui domine tout le lac et d’où je peux apercevoir les montagnes enneigées au loin. Encore un petit paradis sur terre. Je vais rester un peu ici, c’est sûr ! Pas mal de rencontres encore ici, mais des rencontres plus posées avec des gens qui recherchent le calme, un peu comme moi. Du coup, les discussions sont plus enrichissantes, plus détaillées devant un coucher de soleil encore ! Je pense à Marisa, cette journaliste allemande, à Lindsay, cette petite Texane qui doit me maudire parce que je lui dis que le Sud Lipez est incontournable et qui va changer tout son itinéraire pour ça ! Et puis, je pense à Gérard et Véronique, deux chercheurs français, avec qui je vais discuter quelques temps des conditions de vie des indiens (andins, je veux dire !) depuis la colonisation inca et espagnole jusqu’à aujourd’hui. C’est le genre de discussion qui peut durer des heures. La différence d’approche des incas et des espagnols. Les incas sont plus dans la recherche de mains d’œuvre et de viande pour les sacrifices, c’est un peu dur à dire, mais ça semble être la réalité ! Et les espagnols qui sont plus là pour les ressources  du sol sud américain. Ces espagnols et plus généralement l’église catholique qui finissent par ouvrir le débat pour savoir si les indiens sont finalement des êtres humains !!! Y a un très bon film à ce sujet (un peu vieux, mais à passer dans toutes les classes d’école, je pense !!!), c’est la Controverse de Valladolid. A voir, absolument !!! Toutes ces discussions pour en arriver à la conclusion que ces peuples qui n’ont rien demandé à personne, qui vivaient tranquillement en toute symbiose avec la nature et ses fruits, ce sont vus opprimés, convertis, décimés pendant de longues décennies. C’est notre histoire aussi et on n’en parle pas beaucoup à l’école !!! J’ai tellement de choses à écrire à ce sujet. Ca me donne envie de vomir !!! Mais ces peuples sont dignes et ont trouvé la force du pardon ! Bravo ! Allez, je vais me manger une petite truite du lac, ça va me faire du bien !

 

 

P1000849 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000851 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000859 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000861 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000862 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000874 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000875 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000876 [1600x1200]

 

 

Le lendemain, je vais profiter du trek qui traverse l’île du Sud au Nord via un chemin de crête. Normalement, y a 8 km à faire en 2 h 30. Moi, je vais mettre 6 heures pour le parcourir. A m’asseoir à chaque point de vue, à profiter de ces derniers instants boliviens. A m’endormir sur les cailloux, au milieu des moutons qui paissent en toute liberté ici et là. Sensation de sérénité face à tout ce qui m’entoure ! Je ne me lasse pas de cette vue. Enfin, je laisse simplement les photos et j’espère vous emmenez un peu avec moi ! Vous y êtes ? Et puis, rester des heures face à ce décor, c’est une façon pour moi d’imprimer au plus profond de mon cerveau ces panoramas et l’ambiance qui va avec.

Le temps court en ce moment pour moi, comme un sentiment que la Bolivie était le dernier pays que je découvre en profondeur avant de rentrer en France. Il me reste bien 1 mois et demi, mais j’ai l’impression d’avoir trouvé ce que je cherchais dorénavant, au cours de ce voyage. Ca fait plus d’un an que je suis sur cette route magnifique, mais mon cerveau est plein et je vais avoir besoin de temps pour digérer tout ça. Alors, je vais doucement ouvrir les yeux sur les prochaines étapes, mais je ne pense plus « découvrir » un pays dorénavant, je veux dire par là que je ne vais plus approfondir comme j’ai pu le faire en Thaïlande, aux Philippines, en Argentine ou en Bolivie, mais juste aller visiter les quelques places qui ont de l’intérêt à mes yeux ou des places qui seront sur le chemin de mon retour. Et puis finir ce voyage sûrement en Argentine, annuler le Chili, pour revoir la Péninsule Valdès et la Patagonie, une sorte d’atterrissage en douceur avant de reprendre l’avion. Et je suis heureux avec ça ! Oups, petite évasion en direct !!! 

Donc, je finis ce trek et j’arrive au village de pêcheurs-agriculteurs de Challa’Pampa. Et là, c’est la tranquillité incarnée. Sauf que tous les hôtels sont fermés !!! Bah ouais, c’est l’heure de la sieste, il fait chaud : j’arrive un peu tôt. Pas grave, je vais patienter les yeux plongés dans la neige des montagnes. Je trouve finalement une petite famille d’accueil qui m’offre un lit pour une misère. Dernière nuit en Bolivie sur un sommier, un lit quasiment sans matelas, mais ça fera l’affaire. Je suis mort, ma tête est complètement cramée par les UV de ces altitudes et les lèvres en chantier !!!

 

 

P1000884 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000888 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000889 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000891 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000892 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000898 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000900 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000918 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000919 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000928 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000929 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000935 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000937 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000939 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000944 [1600x1200]

 

 

Retour à Copacabana par le premier bateau, avec les jeunes écoliers qui font la traversée tous les jours pour suivre les cours sur la terre ferme. Ensuite, je prends directement le bus, direction le Pérou et Cusco. Un voyage de 15 h dans un bus sans amortisseur et sans toilettes. J’ai le ventre en vrac : j’ai l’impression que je n’ai pas évacué toute l’eau du Rio Béni de Rurrenabaque. Chaque halte est une course contre la montre pour moi, à la recherche d’un chiotte. Mais ça me fait rire, tout va bien, ça me fait penser à la scène de Transpotting quand Mark Renton est dans le pub irlandais !!! Le passage de la frontière se fait en 10 minutes ! Les péruviens, au premier abord, sont souriants aussi mais beaucoup moins tactile que les boliviens. Du coup, quand je déconne un peu avec le chauffeur du bus, par réflexe, je lui mets la main sur l’épaule et là, il recule de 3 m !!! OK, je suis fixé !

Là, je suis à Cusco dans un hôtel qui domine la ville et qui offre une superbe vue sur les montagnes environnantes dans lesquelles se cache le Macchu Picchu. J’ai retrouvé Christina et Ritchy, mes amis autrichiens (et non allemands, comme j’avais dit dans l’article précédent ! Shame on me !).

 

 

P1000946 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000948 [1600x1200]

 

 

Que dire de la Bolivie ? Bah c’est juste un pays simple, magnifique, souriant, dans lequel chacun peut trouver son bonheur ! C’est un pays qui se visite sans organisation, à l’arrache pour rencontrer les gens qui vivent eux-mêmes comme ça. Tout ce séjour est marqué au fer rouge dans ma tête. C’est un incontournable, c’est clair ! Et pour couronner le tout, c’est franchement pas cher, du niveau de l’Inde. Je crois que ce que je retiens de ce pays, c’est l’expression « No te preoccupas !!! », qui signifie littéralement, « Ne te fais pas de soucis ». Mais ça se traduit dans les faits par 3 heures de retard, ou une annulation du trip, bref, des déconvenues qui t’énervent dans un premier temps et auxquelles tu finis par t’habituer, voire par apprécier parce que ça te laisse simplement le temps de parler et rigoler avec les locaux qui sont dans la même situation que toi. Et puis, ce que je retiens aussi d’ici, c’est leur façon de ne pas vouloir produire plus que nécessaire. Ca me fait penser à cette anecdote issue du livre « Paroles de terre ». Ca se passe en Afrique, à l’époque où l’engrais commençait à être diffusé à grande échelle pour produire plus. Et le fils vient voir son père avec son sac d’engrais de 25 kg sur l’épaule, le sourire aux lèvres en s’exclamant devant son père : « Regarde papa, avec ça, je vais pouvoir produire deux fois plus !!! ». Et le père lui répond : «  Si j’étais à ta place, je travaillerais juste deux fois moins !!! ». C’est cette scène que j’ai en tête quand je pense à la Bolivie. Tous ces moments où tu rentres dans un magasin, mais y a personne : c’est pas l’heure, faudra revenir plus tard. Bon, OK ! Ou ce moment à Coroico où j’avais fini de manger et j’étais seul dans le resto. Je voulais payer, mais y avait personne pour encaisser. Je suis resté là, au moins 20 minutes, à frapper à toutes les portes voisines pour savoir où était passé le responsable. Il a fini par arriver et j’ai fini par payer, mais c’est le genre de situation absolument impensable en Europe, non ? Tous ces comportements si naturels ici, si paisibles, sans stress !!! Ca fait plaisir finalement. J’ai peur de prendre une grosse accélération dans ma tête en rentrant!!!

Je vous embrasse.

 

Published by Guillaume - dans Bolivie
commenter cet article
23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 16:11

 

P1000649 [1600x1200]

 

 

Hola todos,

Quoi dire de cette étape ? J’ai du mal à lancer l’article tellement mon séjour ici a été intense. Tout se mélange dans ma tête. D’ailleurs la multitude de photos qui illustrent cette page en est la preuve. Bon, bah, je vais simplement commencer par le début !!!

Je suis donc parti de Coroico, sous la pluie et un peu triste de me séparer de Julia et Franck. Mais le voyage que j’ai choisi est ainsi fait. Rencontres, séparation, nouvelles rencontres, etc…  Donc, me voici dans le bus pour un trajet de 15 h pour 350 km. Ca vous donne une idée de l’état des routes, surtout que le bus est un vrai bus bolivien, c’est-à-dire tout rouillé et qui pue pas mal. C’est le genre de bus à toutes épreuves, conçus et utilisés pour les routes bien saccagées, les chemins de terre et tout. Pour couronner le tout, il est complet !!! Ceci dit, la route est magnifique et je suis côté fenêtre, côté ravin. J’avoue que parfois, il me tarde que la nuit tombe pour ne pas voir la misère 400 m plus bas, surtout que le chemin est relativement étroit et qu’on croise pas mal de camion. Bref, je peux parfois voir que la moitié de la roue est dans le vide. Je n’ai plus qu’à faire confiance au conducteur qui doit être saoul d’ailleurs et sous coca pour pouvoir tenir tout ce temps sans changement. Il paraît que les chauffeurs de bus en Bolivie ont fait grève récemment pour se voir autoriser l’alcool au volant !!! Je sais pas si les revendications ont abouti, mais, les fesses sur mon siège, je vais pas chercher à savoir !!! Tout ce que je sais, c’est que j’arrive à bon port, entier et un peu fatigué, disons que je viens de me taper une nuit blanche et sans alcool s’il vous plaît !!!

 

 

P1000375 [1600x1200]

 

 

 

 

P1000377 [1600x1200]

 

 

 

Je pose mon pied sur le sol de Rurrenabaque et, avec mes sacs, j’arpente les rues à la recherche d’un hôtel, d’eau et de clopes. On m’a piqué mon paquet pendant le voyage, vérole !!! Sûrement quelqu’un qui voulait prendre soin de ma santé !!! Les premiers regards croisés, les premiers mots échangés, le décor environnant, la chaleur moite pesante, tout ici me rappelle vaguement El Nido aux Philippines, en plus grand et sans la mer, bien sûr, mais avec le Rio Béni à proximité, le fleuve qui constitue la porte d’entrée de cette fameuse jungle. Je mets bien 1 h pour faire le petit kilomètre qui me sépare de l’hôtel où je vais poser mes affaires. Une heure, parce que les gens sont loquaces et je me laisse aller à ce petit jeu de discussions malgré la fatigue. Les sourires sont faciles et ça me plaît bien. Bon, y a deux activités principales à faire dans le coin : la pampa et la jungle. Et je ne veux pas trop m’attarder ici parce que Christina et Ritchy, deux allemands rencontrés sur l’Ile de Pâques, m’attendent à Cuzco au Pérou pour éventuellement faire un trek jusqu’au Macchu Picchu. Donc, direction les agences pour planifier tout ça. Ca s’enchaine parfaitement 2 jours de pampa et 7 jours de jungle, en slip : je vais aller fêter ça dans un petit bar à étage, histoire d’avoir un aperçu, vu de haut, de la ville et de ses environs. Après ça, en redescendant, je recroise David, que j’avais aperçu à Coroico, dans cet hôtel de merde qu’est l’Esmeralda (je voulais pas citer de nom, mais franchement, pour les amis voyageurs qui lisent ce blog, c’est mieux de le savoir !!! En échange, je conseille vivement le resto mexicain Bamboo’s Café, super accueil, super bouffe et bonne musique). Donc, David est avec Steph et Charlène, on a à peu près le même planning et on décide de se voir le soir pour bouffer ensemble et discuter des envies et centres d’intérêts de chacun. Soirée toute tranquille qui nous fait décider de faire les trips pampa et jungle ensemble. Quelle bonne idée !!!

 

P1000378 [1600x1200]

 

 

P1000379 [1600x1200]

 

 

Le lendemain matin, c’est parti pour le trip pampa. Deux jours et une nuit à parcourir un rio en bateau, avec des australiens. Tout ça au beau milieu des caïmans, des tortues, des capibaras, des singes capuccino et de toutes sortes d’oiseau. Ca le fait bien pour moi de retrouver un peu le contact avec les animaux. J’avais pas vécu ça depuis la péninsule Valdès je crois. Sauf que là, ça fait un peu zoo. Et puis, c’est pas très physique comme activité pour nous. On est juste assis dans le bateau à regarder tout ce beau monde autour. Je veux dire qu’on n’a pas vraiment l’impression de mériter ce qui se présente sous nos yeux. C’est un peu trop facile ! Y a bien deux ou trois petites frayeurs parce que le niveau du rio est bas et qu’il faut parfois se mettre dans l’eau pour pousser le bateau. C’est pas super rassurant quand tu vois les habitants de la région. Nous, avec David, on sursaute bien deux ou trois fois parce que l’eau est complètement boueuse, tu vois rien. Et y a parfois des choses un peu rugueuses qui nous chatouillent les pieds. On va dire que c’est des bouts de bois qui trainent par là ! Steph est morte de rire : méchante ! Donc, un vrai plaisir pour les yeux : c’est tout de même pas très commun de voir toutes ces bestioles de si proche dans leur espace de vie naturel. Mais bon, question guide, faudra revenir, parce qu’à part conduire le bateau, il ne nous apprend absolument rien ! Et puis, ce bras de rio est envahi de barques comme la notre. Bref, pas trop ma tasse de thé ! Y a un point positif dans tout ça, pour la préservation des espèces, je veux dire, c’est que ce bras de rio est tellement emprunté par les touristes que les braconniers ne s’y aventurent pas. D’où la prolifération de toutes les espèces ! Le même bras plus en amont, où personne ne va, est apparemment complètement vide de vie. Comme quoi, le tourisme a également ses côtés positifs ! Je laisse les photos de tous nos amis et un petit film également. Il suffit de cliquer ici !!!

 

 

P1000383 [1600x1200]

Et un pneu crevé, un!!! 

 

P1000392 [1600x1200]

 

 

P1000397 [1600x1200]

 

 

P1000420 [1600x1200]

 

 

P1000421 [1600x1200]

  Belles dents non?

 

P1000424 [1600x1200]

  Bébés capibaras

 

P1000432 [1600x1200]

 

 

P1000441 [1600x1200]

 

 

P1000448 [1600x1200]

 

 

P1000462 [1600x1200]

 

 

 

P1000469 [1600x1200]

 

 

 

P1000482 [1600x1200]

 

 

 

P1000483 [1600x1200]

 

 

 

P1000490 [1600x1200]

 

 

 

P1000495 [1600x1200]

 

 

 

P1000505 [1600x1200]

 

 

 

P1000508 [1600x1200]

 

 

Après tout ça, le grand jour arrive. C’est l’heure de partir dans la jungle amazonienne pour jouer un peu aux Robinson Crusoé. Mais moi, dans ma tête, c’est jaguar, jaguar, jaguar !!! On embarque sur le bateau, David, Charlène, Steph, Milton (notre guide), Rina (notre cuisinière) et moi. On est chargé comme des mulets parce que même si on a fait des économies de fringues, faut porter la bouffe et l’eau. Et ouais, pas de porteurs, ce serait trop facile ! Après 2 bonnes heures de navigation, on pose le pied à terre et on arrive dans une communauté après 20 minutes de marche. Notre premier camp de base est ici. Dès l’installation du campement, on sent qu’on est plutôt des rats des villes. Faut juste couper quelques arbrisseaux, tailler les poteaux et les planter dans le sol. Mais déjà, quand tu vois la dextérité des guides, tu sens vraiment l’expérience. Un coup de machette et l’arbre est par terre. Le morceau est taillé en 10 secondes et le poteau est planté en 30 secondes. Toi, quand tu fais ça, c’est 10 coups de machette pour couper l’arbre qui fait moins de 10 cm de diamètre, tu risques de te couper la main quand tu le tailles et tu fais 10 trous différents quand t’essaies de le planter dans le sol !!! Bah c’est pas gagné. Et ça rigole dans les rangs !!! On est plus fort à taper sur un clavier, ça c’est sûr ! Bref, le camp est monté. On mange et on va commencer à couper des vrais arbres pour se construire un radeau. On a payé, c’est pour en chier !!! Lol ! Et là, y a pas de femmes ou d’hommes dans la jungle. Non, non ! Tout le monde à l’œuvre, pas de féminisme, pas de sexisme, tous avec une machette ou une hache dans les mains. Et ça tape, et ça cogne. Tu comprends rapidement que c’est pas un séjour à passer en lune de miel !!! Sous cette chaleur moite, ça transpire à grandes eaux, mais tout est fait dans la bonne humeur. Tous à vouloir prendre la machette ou la hache (y a pas d’outils pour tout le monde !). Je me retrouve avec Steph pour couper un des arbres et j’ai naturellement la machette dans les mains. Sauf que y a pas moyen. « Je veux couper l’arbre, moi », elle me dit ! OK, je lui file la machette, toute façon on va se relayer. Et là, sur l’arbre, je vois une énorme fourmi, mais vraiment énorme. J’ai juste le temps de la montrer à Steph, mais à ce moment là, je vois son visage se décomposer. Bordel, elle a déjà des fourmis jusqu’à l’épaule !!! Et elle se met à hurler, on est sur un nid et on coupe l’arbre qui constitue le toit de leur maison. Elle se fait piquer dans tous les sens et j’ai beau lui dire de dégager, elle est figée, par la peur ou la douleur, je sais pas trop. Sûrement les deux. Je la sors vite fait de là, mais le mal est fait. Le guide arrive en courant et je lui montre les coupables. Juste le temps de faire ça, je me fais agresser à mon tour dans le cou. Incroyable la rapidité de ces petites bêtes. Ce sont les 24 (Viente y quatro), les grosses fourmis de la jungle qui te balancent de l’acide. Leur nom vient du fait que la douleur peu durer 24 heures si tu n’appliques pas de médecine locale. Sympa le premier contact avec la faune ici !!! Juste pour nous dire bienvenus les amis, mais vous n’êtes pas chez vous ici, et va pas falloir oublier ça !!! Bon, on rentre, on va se soigner. On reviendra demain pour finir ce radeau. Première soirée à boire je sais pas quelle plante pour calmer la douleur et surtout à assister à une cérémonie en honneur à Pachamama. Pachamama, c’est la déité qui régit toute la vie sur terre pour les locaux (c’est une croyance pratiquée dans toute l’Amérique du Sud, je crois d’ailleurs, au moins en Argentine en tout cas). Ce rituel est un vrai moment de communion. J’ai pas du tout senti de faux semblant. Tout était vraiment super authentique : prières, silence, offrandes de clopes, d’alcool et de coca, pour nous assurer sa protection au cours de ce trip. Tout ça dans une ambiance très solennelle. Du coup, tu te sens un peu plus fort après ça, mais surtout tu réalises que les dangers sont bien réels ici et même si c’est un jeu, les règles ne doivent absolument pas être enfreintes. Allez, après quelques heures passées avec les guides, à écouter leurs histoires autour du feu, on va se coucher, le radeau doit être prêt demain et on est déjà à la rue.

 

 

P1000532 [1600x1200]

 

 

 

IMGP2987 [1600x1200]

 

 

 

IMGP2988 [1600x1200]

 

 

 

P1000701 [1600x1200]

La viente y quatro

 

 

Le lendemain, c’est reparti pour l’abattage et le décorticage des arbres. Mais tout ça sous un déluge de pluie. La pluie, ici, c’est vraiment désagréable les 10 premières minutes parce que c’est un lac qui te tombe sur la tête. Mais après ça, tu profites de la température adoucie et surtout de l’absence de ces enflures de moustiques et de mouches noires, les pires !!! Elles, les mouches, je veux dire, elles te pompent le sang et te font d’énormes boutons qui vont te démanger pendant 2 ou 3 jours derrière et y a absolument aucun produit efficace contre ça. Tu subis et c’est tout. Y a que la pluie qui les fait s’absenter. Quand les arbres sont au sol, une tâche plus physique nous attend. Il faut transporter les troncs jusqu’à la rivière. 12 troncs à porter sur 300 m. On galère avec David à porter ça à deux, à faire des pauses tous les cinquante mètres, les épaules en compote. Surtout, ce qui démoralise, c’est Milton qui porte ça tout seul et qui fait le chemin au pas de course. Ca calme. Les filles ne sont pas en reste, elles donnent tout, mais c’est juste pas possible, trop lourd. Avec ça, la sève a la consistance de …. Euh … la morve, ouais, quelque chose comme ça. Du coup, ça glisse et les chemins deviennent vraiment boueux après quelques heures de pluie. On est sale comme des gorets, mais on est heureux, ensemble dans cet effort solidaire. On va le faire ce radeau, avec un peu de retard, certes, mais demain, on descend le fleuve avec ça, on lâchera rien ! Ca y est, tout est dans l’eau, le radeau s’assemble tranquillement. C’est Milton qui fait tout le taf. Pendant ce temps-là, le soleil est revenu mais les berges sont toutes boueuses et c’est l’occasion de faire une énorme bataille de boue. ET personne n’est épargné. On se recouvre intégralement de bouillasse pour faire les 20 minutes de marche qui nous séparent du camp, histoire de barbouiller un peu Rina qui nous prépare à manger et les éventuels autres guides présents. Bonne journée, demain, on va naviguer et cette nuit, on va croiser les doigts pour que le radeau tienne le coup, parce que tous nos sacs vont voyager avec nous, appareils photos compris ! Mais aujourd’hui, la Pachamama était avec nous : pas de blessures, pas de piqures, pas de rencontres hostiles, on va dormir tranquille, à l’écoute de tous les bruits de la jungle qui nous entourent.

 

 

IMGP2993 [1600x1200]

 

 

 

P1000535 [1600x1200]

  Thalassothérapie, gratos!!!

 

 

P1000547 [1600x1200]

Notre beau radeau, bien costaud! 

 

 

IMGP3005 [1600x1200]

 

 

 

Et c’est parti pour 4 heures de navigation assez aléatoire dans le sens du courant (évidemment !). Au programme, bronzage, enfin brûlage, un peu de pêche (mais on va juste ramener 3 lignes cassées !!!), et surtout une bonne frayeur quand le radeau va s’échouer contre un tronc d’arbre planté au milieu de la rivière. On arrive sans mal à notre nouveau camp. Un camp dans lequel on va passer le reste de notre séjour. Installation des couchages et ça y est. Tout le monde prend conscience qu’on est vraiment loin de la civilisation dorénavant ! Seuls au monde, dans ce camp en bordure de rivière, au milieu de cette jungle bien dense maintenant. Ce pour quoi tout le monde avait choisi ce trip. Pour clôturer cette journée, Milton nous emmène faire une petite marche nocturne de 3 heures dans la jungle. Jusqu’à un petit lac pour voir les yeux des alligators dans le reflet de nos lampes. Tout est calme, on n’a aucun repère, on suit le guide et c’est tout. T’entends des insectes énormes te frôler, des insectes volants qui font des bruits d’hélicoptères ou qui viennent carrément s’écraser sur ton front ! Et tu sens que la moiteur se fait plus pesante à mesure que tu pénètres de plus en plus au cœur de cette jungle. J’y serais bien resté beaucoup plus longtemps dans cet enfer vert, à me faire surprendre par les cris des aras, à être concentré sur chacun de tes pas, sur chacun des sons qui te font sursauter. Bonheur !

 

 

P1000571 [1600x1200]

 

 

 

P1000574 [1600x1200]

 

 

 

P1000591 [1600x1200]

 

 

 

IMGP1960 [1600x1200]

 

 

 

IMGP3024 [1600x1200] 

 

 

 

P1000592 [1600x1200]

 

 

 

P1000600 [1600x1200]

  C'est bon les asticots Charlène?

 

 

P1000601 [1600x1200]

  Plus difficile pour Steph!!!

 

 

IMGP2030 [1600x1200]  David préfère les feuilles de coca!

 

Je ne vais pas tout raconter jour par jour dans cet article. Le reste du séjour se compose de marches diurnes, nocturnes, pêches, baignades pour se rafraichir, aller chercher du bois pour le feu. On va découvrir quelques vertus médicinales de certaines plantes, on va manger des vers, on va se faire peindre la tête avec le suc des petites pommes de jungle, on va boire de l’eau des lianes (ça nous changera de l’eau boueuse de la rivière dans laquelle on finit par ne plus mettre de chlore. Juste une décantation, une ébullition et une filtration et le tour est joué !), on va sauter sur les lianes, on va mater les singes dans les arbres, on va prendre du plaisir quoi ! Et se familiariser avec cette vie de sauvage dans un environnement qui parait hostile au premier abord mais qui finalement peut s’apprivoiser. Le plus dur dans tout ça, c’est de garder en tête que les dangers sont bien présents. Faut surtout pas tomber dans la monotonie. Y a quelques exemples qui illustrent bien mes propos, c’est par exemple David qui va chercher du bois et qui se fait agresser par des guêpes qui s’accrochent à ses cheveux, ou c’est le soir où Milton fait le malin à nous demander d’éteindre toutes nos lampes pour faire une vraie marche nocturne. Sauf, que je ne sais pas par quel hasard, mais il décide de rallumer la sienne et là, au beau milieu du chemin, un joli petit serpent tout bien venimeux, la mort assurée au bout des crocs !!! Du coup, tout le monde rallume et on ne nous y reprendra pas ! Ces mecs, les guides, n’ont pas vraiment de sixième sens, mais leur 5 sens sont en plein éveil et totalement décuplés par rapport à nous. C’est incroyable de les observer à l’écoute, à sentir, à regarder. Ils te dénichent des iguanes sous les racines de nuit, ça parait juste surréaliste. Ils connaissent la jungle : ils y sont nés et ils font ce métier depuis 15 ans. Ils savent tout faire, vraiment. Juste impressionnant ! Et puis, surtout, ils ont un sens de l’orientation absolument incroyable. On joue vraiment pas dans la même catégorie. La jungle n’est pas un endroit pour les pistards !!! On a bien essayé d’aller juste chercher du bois de nuit, mais pas très loin. On a marché peut-être 5 minutes (bon, pas complètement à jeun !!!), mais sur le retour, on a trouvé le moyen de se perdre. Le camp est à 300 m, tu le sais, mais tu te retrouves tout de même sur le mauvais chemin. Eux, ils ouvrent des chemins à la machette et retombent systématiquement sur leurs pas. Impressionnant !

 

 

P1000604 [1600x1200]

 

 

 

P1000636 [1600x1200]

 

 

 

IMGP2022 [1600x1200]

De la bonne eau claire de pluie!!! 

 

 

P1000640 [1600x1200]

  Comme c'est mignon!!! Et puis, ça me fait rire, Milton avec sa boule de coca dans la bouche!

 

 

P1000646 [1600x1200]

  Pétage de ventre au saumon du rio!!! Pas moins de 8 kg l'animal!

 

 

P1000652 [1600x1200]

Bah t'es beau tiens! 

 

 

P1000654 [1600x1200]

 

 

 

IMGP2979 [1600x1200]

 

 

 

P1000663 [1600x1200]

 

 

 

P1000673 [1600x1200]

 

 

 

P1000675 [1600x1200]

 

 

 

P1000681 [1600x1200]

 

 

 

P1000694 [1600x1200]

 

 

 

 

Donc, pas de jaguar pour moi. Les gros chats tachetés ne veulent pas me voir, je sais pas pourquoi. Par contre, belle rencontre avec Mademoiselle la tarentule. David et Steph et pu toucher et même porter la bête. Moi, je reste bien à l’écart de ça. Les araignées, non, c’est vraiment pas mon truc. Je suis plus dans le plaisir, là ! Par contre, je suis fasciné par la beauté, par la rapidité de l’animal et par sa taille aussi ! J’ose même pas imaginer ça courir sur moi. Et quand tu vois les mandibules, ça impressionne. Moi, je me disais, que déjà une fourmi qui fait 5 cm de long peut vraiment faire mal, alors j’arrive pas bien à imaginer la douleur sur une piqure de tarentule ! Laissons-là où elle est. Elle paraît y être très bien et moi, l’idée de la savoir loin de chez moi me plaît bien.

 

 

 

P1000704 [1600x1200]

 

 

 

P1000712 [1600x1200]

Milton dans son élément!!!  

 

 

P1000714 [1600x1200]

 

 

 

IMGP1993 [1600x1200]

 

 

 

 

 

 

IMGP1998 [1600x1200]

 

 

 

 

IMGP3083 [1600x1200]

 

 

 

P1000716 [1600x1200]

 

 

 

P1000719 [1600x1200]

 

 

 

P1000725 [1600x1200]

 

 

 

P1000728 [1600x1200]

 

 

 

P1000733 [1600x1200]

 

 

 

IMGP2999 [1600x1200]

 

 

 

IMGP2016 [1600x1200]

  Journée tranquille à la pêche, au piranha!!!

 

 

P1000743 [1600x1200]

Le piranha, donc!!! 

 

 

P1000724 [1600x1200]

Voilà le spectacle de nuit!!! Spéciale dédicace amiga mia!

 

 

 

Tout ce séjour aura évidemment été le clou du temps passé à Rurre. Juste une parenthèse dans une vie. Un environnement qui s’apprécie, non pas exclusivement par sa beauté, mais par sa diversité, sa taille, sa densité et cette sensation de te faire sentir minuscule et totalement vulnérable , même face au plus petit habitant de la région. Merci à vous 4 les amis d’avoir partager toutes ces sensations. C’est pas très facile de vivre 7 jours avec des gens que tu ne connais pas, dans ces conditions-là. Parce qu’un moment ou un autre, ta vraie personnalité se révèle et il n’y a pas garde fou. Une mauvaise humeur matinale, un gros coup de fatigue, un ras le bol de boire cette eau dégueulasse, un manque de clopes ou quoi, peut tout foutre en l’air !!! Mais non, l’esprit de solidarité a régné dans cette équipe. Cet esprit est né d’une envie commune d’apprécier pleinement le moment présent et de ne pas se laisser aller à se renfermer sur soi. J’ai ressenti ce lien qui peut unir des frères et sœurs pour une semaine à travers tous ces éclats de rire, à travers toutes ces discussions et tous ces efforts. Et vous les filles, bah profitez bien de votre deuxième séjour bande de veinardes. Et Steph, si tu vois le jaguar, STP, fais-moi un signe, n’importe quoi, je veux être avec toi pour ça ! Et je veux voir la tarentule sur ta tête, miss warrior ! Take care.

Voilà, j’ai remis mon sac sur le dos enrichi de cette fabuleuse expérience. J’ai dit au revoir à tout le monde, un peu nostalgique. Il pleuvait sur Rurre quand je suis parti, je me suis dit que ce temps-là réjouissait pas mal de monde en ville. Moi, je vais aller me réjouir dans un bon lit douillet de La Paz.

Salut à vous. Portez-vous bien.

 

Published by Guillaume - dans Bolivie
commenter cet article
10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 16:27

 

P1000224 [1600x1200]

 

 

Hola todos !

Bien arrivé à Coroico. Le voyage entre Sucre et La Paz (11 heures) s’est fait dans un bus haut de gamme, du même niveau que les bus argentins, en cama. La joie pouvait se lire sur nos 3 visages  (Julia, Franck et moi).  Nous qui avions l’habitude des bus boliviens tout destroyed, cette fois, rien à redire. Cette nuit m’a fait du bien, comme si, enfin, changer de place me remettait du baume au cœur ! A La Paz, Franck et Julia décident de rester quelques temps, mais moi, c’est hors de question que je passe une minute de plus dans une ville : j’ai besoin de nature, j’ai besoin d’espace. Alors, je saute dans un taxi après avoir pourparler un minimum et avoir retenu mes bâillements tant que possible. Ouais, parce qu’ici, les négociations peuvent vite tourner à ton désavantage si tu parais fatigué. Les prix peuvent doubler jusque parce que tu bâilles ou que tu as des cernes sous les yeux !!! Mais bon, pas de problème, la route se fait tranquille jusqu’au deuxième terminal qui dessert les destinations locales. Et là, je sais que je suis à bon port parce que je remarque (impossible à louper) 3 personnes sur le trottoir, telles des coqs, qui s’époumonent : Coroici, Coroico, Coroico !!! (Facile, ouais, je sais, mais moi, ça me fait rire. J’ai le droit non ?). Et c’est reparti pour 2 h 30 de routes époustouflantes, au milieu de ces montagnes toutes vertes, de ces routes sinueuses. Je sais que je vais bientôt atteindre un autre paradis sur terre. Bon, mon cul est à la ramasse parce que le strapontin est en bois, mais devant ce paysage, le temps passe très vite.

J’arrive à Coroico, bien mort au final. Recherche d’hôtel, petit déj en terrasse, douche et dodo. Après ça, je vais errer dans les rues du village, histoire de m’imprégner, de regarder si y a pas mieux en hébergement, puisque je n’ai plus mes sacs sur le dos, et de me renseigner sur les treks possibles sans guide. Le village est tout en pentes et juste deux ou trois heures de marche là-dedans me calment pas mal. C’est pas un souci : y a des cafés en terrasse de partout avec des vues toutes plus extraordinaires les unes que les autres !!! Et puis, ce décor m’inspire vraiment pour écrire quelques lignes dans mon roadbook ! Ouah, je me sens bien dans le coin ! Vais-je encore prendre racine ici ?

La population du village sort un peu du stéréotype que j’avais identifié précédemment en Bolivie. Je remarque pas mal de personnes black. Ah, quelques descendants de ces pauvres familles africaines qui ont fait le voyage « travaux forcés » pendant les colonisations !!! Mais il semble n’y avoir aucune discrimination. Tout le monde est mélangé et aucune différence, aucun communautarisme ne se fait ressentir. La preuve quand je squatte une petite demi-heure le gradin du stade municipal (sorte de stade snickers) pour mater une rencontre de foot entre copains. Y a pas à dire, mais c’est partout pareil. Dans chaque équipe, y a un bourrin, qui shoote dès qu’il a le ballon, un petit teigneux qui se bat sur tout, un ailier qui court tout le temps, un ou deux techniciens (enfin, techniciens, qui se croient techniciens, du moins !!!) qui se la coulent douce à base de dribbles statiques et un grand maigre qui s’emmêle les pinceaux. Je me croirais revenir au Bourget 10 ans plus tôt dis donc !!! (je donnerais pas de noms !!!). Je sais que pour moi, le foot du dimanche, c’est fini, par contre quand je vois ça, j’ai bien envie de reprendre mes raquettes de bad pour me mettre minable en simple. Vous m’avez bien chauffé Goup et Alec, je vais revenir vous mettre quelques smashes d’ici peu. (Et Goup, tu casses pas ma raquette, hein ?).

Fin de première journée peinard : mon sac à dos est prêt pour demain, je vais aller me défouler les jambes en quête d’un point de vue. Rien que de penser à ça, ça me détend. Je suis content d’être là, ça me manquait tout ça ! Petit repas avec Noa et Ariel, un couple d’israéliens à qui je vends encore de la plongée à travers mes films. Faut que j’arrête d’ailleurs parce que je vais retourner plus vite que prévu sur la côte sinon !!! Allez, je vais me coucher. Je vais bien dormir, en pleine conscience de tout ce qui m’entoure !

Comme prévu, le deuxième jour est un jour juste pour moi. Sac sur le dos, je me lance à la conquête de la montagne pour atteindre un surplomb dominant toute la vallée. Mais ça fait longtemps que je n’ai pas vécu ça (environ 10 jours), alors à la moindre pierre plate, je me pose là et j’admire le spectacle. Et devant ces montagnes, ces espaces super ouverts, je me mets ma musique comme d’habitude et je pense à vous les bibis. J’ai vos fioles imprimées dans mon cerveau. Et je m’imagine au milieu de vous tous, à se taper sur l’épaule, sourires figés, yeux dans les yeux, avec un verre jamais vide, de vin rouge, je veux dire, enfin de Chinon, bien sûr !!! Rabelaisien pour la vie !!! C’est bon de revivre les quelques soirées en cave, j’en redemande !!!Mais bien sûr, l’objectif n’est pas atteint alors je poursuis. Sauf que je dois traverser quelques portions de yuncas, la forêt assez dense des montagnes du coin. Ca fait un peu chier, parce que je n’ai plus aucune vue et je sais que j’ai encore 1 h 30 de marche avant d’atteindre le sommet du cerro. Le temps est assez nuageux et la sueur me pique les yeux. Ah basta !!! J’étais bien en bas et puis je suis libre, non ? Finies ces contraintes d’objectifs. Allez hop, je redescends et c’est tout !!! Et encore une petite heure de contemplation et de réflexion. Que du bonheur. Ici, le paysage est merveilleux, mais pas transcendant. Je sais pas, j’ai l’impression que je commence à être un peu blasé par tout ce que j’ai déjà vu. Je prends Coroico comme une étape verte transitoire avant d’attaquer la jungle amazonienne de Rurrenabaque. Mais quel pied tout de même. Et puis, surtout, y a les vautours qui planent sous mes yeux et j’ai la même sensation qu’au cap de bonne espérance. Bordel, être un oiseau ici, quelle vue ils doivent avoir. Et c’est leur quotidien. En plus, avec le vent qui souffle sur les hauteurs, ils font pas un seul effort ces gros fainéants. Ils planent, c’est tout. Un petit coup de rein et tu vires à droite ou à gauche, un petit mouvement de tête et tu chutes de 100 m. Incroyable !!! Franchement, ça doit être formidable, non ? Je m’y vois déjà. C’est des coups à me chauffer pour le parapente ça. Mais je suis mieux les pieds sur terre, ou encore mieux, la tête sous l’eau, bien sûr !!!

Le soir, petit resto avec un couple marseillais. Honnêtement, je me suis fait chier comme un rat mort. Ca arrive des rencontres comme ça parfois !!! Pfeu, toujours en train de se plaindre ces français. L’eau de la piscine de l’hôtel est froide et pue, faut attendre son tour pour le sauna, bla bla bla. Oh, réveillez-vous les gens, vous êtes en Bolivie ici ! Bref, je me contiens, mais mon sang est en ébullition !!! La patience, la patience, j’essaie de progresser sur ce point en ce moment, mais c’est franchement pas mon fort ! Ensuite, je rentre à l’hôtel et je croise un géographe bolivien à qui j’explique que ça serait pas mal de signaliser les chemins de rando ici (en espagnol, s’il vous plaît !). Je suis sûr que tout le monde y gagnerait. Et puis, c’est tellement merveilleux ici que ça donne envie de marcher des heures. Mais ça fait chier de payer un guide juste pour ne pas se perdre. Je veux dire qu’un guide peut t’expliquer la faune, la flore, les formations géologiques, l’histoire de la région, les différents peuples qui vivent là et leur culture. Mais pour les gens qui veulent juste marcher et profiter de la vue, bah, juste 2 ou 3 petites pancartes, je pense que ce serait cool ! Un créneau, je suis sûr. Surtout que ce constat est généralisable à pas mal de pays !

 

P1000209 [1600x1200]

 

P1000214 [1600x1200] 

P1000223 [1600x1200]

 

P1000239 [1600x1200] 

P1000242 [1600x1200]

 

 Troisième jour, la ruta de la muerte !!! Au programme, 75 km de descente avec 3500 m de dénivellé. Hum, je tiens plus sur mon siège !!! Trop envie d’y être !!! J’ai rendez-vous à 8 h précise. Mais quand je me pointe, le mec de l’agence me dit : « tranquillo, hoy hay sol y el guia no estare aqui antes las 9 !!! ». Ah le chacal, j’aurais pu dormir une heure de plus. Bon, il argumente qu’on sera seuls sur la piste. Moi, ça me va. Je suis tout seul avec mon guide, c’est tout bon ! Sauf qu’il faut encore attendre qu’un minibus se remplisse et tout. Bref, on quitte pas Coroico avant 11 h et y a encore 2 h 30 de routes avant d’atteindre le point haut de la fameuse route. Patience, patience !!! Pas de problème, je suis en plein cours particuliers !!! Lol ! Mais j’ai quand même les fesses qui font bravo sur mon siège !!! On arrive enfin à la Cumbre, 4700 m. Et, devinez quoi, le temps est aux nuages et à la pluie. Grrrrrrrr ! OK, j’accepte. Mais y a une petite voix au fond de mon cerveau qui me répète toutes les 5 minutes : « si on était arrivé 2 h plus tôt, bah on aurait eu du soleil ». Ferme-là et enjoy !!! Tu seras pas là tous les jours !!! Je vais y arriver, mais c’est dur !!! Super descente, vraiment. Bon, pas trop de photos, à cause du retard, enfin, du temps, je veux dire !!! Lol ! Mais ça vaut le coup d’œil. Ceci dit, y a vraiment moyen de faire ça tout seul. Y a plus beaucoup de risques vu qu’ils ont fait une nouvelle route où toutes les voitures passent dorénavant ! Ca veut dire que sur la ruta de la muerte, il n’y a plus que des vélos. Mais faut rester vigilant parce que le chemin côtoie des ravins de plus de 600 m sans garde corps. Autrement dit, faut pas se laisser aller à trop contempler les montagnes ou alors, tu t’arrêtes. Sinon, c’est des coups à faire un beau saut de l’ange, le dernier de ta vie !!! En 3 heures, c’est bouclé et c’était une excellente journée qui se termine sous des trombes d’eau ! Petite pensée pour mon Baloo. T’aurais aimé je pense !!!

 

P1000279 [1600x1200]

 

P1000247 [1600x1200]

 

P1000259 [1600x1200]

 

P1000266 [1600x1200]

 

P1000283 [1600x1200]

 

P1000289 [1600x1200]

 La coca

 

P1000293 [1600x1200]

 

Le lendemain, c’est pluie toute la journée, mais je recroise Franck et Julia. D’ailleurs, le bras de Julia me fait dire que cette route de la mort n’est finalement pas sans danger. Faut pas abuser du frein avant comme ça !!! Donc, journée, lit, films, bounty !!! Comme un de ces dimanches tout gris en France. Ca faisait longtemps, finalement ça fait plaisir et surtout je rigole bien devant Dikkenek !!! Cool, journée sous la couette à écouter la pluie tomber ! Je sors bien toutes les heures pour voir l’évolution du ciel, mais c’est peine perdue. Tout est bouché ! Comment y font les pauvres vautours ? Je pense que des jours comme ça, c’est jour de famine pour eux : y a rien à voir !!! Le soir, retrouvailles arrosées avec mes amis allemands dans un petit resto mexicain. Bah ouais, j’ai annulé le Mexique pour ce trip, mais je voulais tout de même avoir le goût dans la bouche !

 

P1000333 [1600x1200]

 

 P1000336 [1600x1200] Circulez, y a rien à voir!!!

 

P1000337 [1600x1200]

 

P1000338 [1600x1200]

 

P1000341 [1600x1200]

 

P1000344 [1600x1200]

   

 Encore des nuages envahissants tout le ciel pour ce que je considère comme le dernier jour ici. C’est décidé, je pars demain direction Rurrenabaque. Pas envie de rester dans le coin. C’est franchement magnifique et reposant mais je ne profite de rien avec ce temps. Autant que j’avance un peu, j’ai encore pas mal de projets pour l’avenir !!! Dernière petite ballade en quête de cascades. Encore une bonne journée pleine de discussions, d’éclats de rire et d’images plein les yeux. Viele danke meinen freunden ! Es ist nicht « easy » für mir Deutsch sprechen, weil es « so long time » macht ! Vielleicht ich brauche in Stuttgart gehen and ihr könnt mehr lernen sprechen und dranken, tambien !!!  Take care and Julia have some rest before diving in the middle of the jungle with tarentulas!!! See ya soon with clean T shirts!!!

 

P1000346 [1600x1200]

 

P1000355 [1600x1200]

 

P1000364 [1600x1200]

 

P1000367 [1600x1200]

 

P1000371 [1600x1200]

 

Cette étape était indispensable pour moi, après une semaine complète de repos, je crois que je suis sorti de mon hibernation avec de nouveau des envies plein la tête. Je prends vraiment du plaisir dans ce pays, même si j’ai l’impression que ce n’est pas le même niveau d’extase qu’en Argentine, à part le Sud Lipez bien sûr ! Je sais pas, je crois que les gens ne sont pas aussi ouverts ici, du moins, pas aussi curieux. Bien sûr, tu as des réponses souriantes à chacun de tes bonjours, mais la discussion s’arrête quasiment là ! Et puis je vois que le tourisme a fait son œuvre : tu sens la démarche commerciale dans beaucoup de conversations aussi courtes soient-elles. Je peux pas leur en vouloir, quand je vois le niveau de vie ici, tout ça est très compréhensible. Et puis, à la limite, je préfère ça à une relation trop facile, trop rapide. J’ai bien eu l’occasion de parler plus longuement avec des personnes isolées, comme avec Carlos, le géographe. Et tu sens que quand le contact est établi, alors ça y est, la porte s’ouvre. Un peu comme toute la partie Nord Loire de la France où il faut briser la glace avant toute relation, mais quand la porte est ouverte, c’est pour la vie. J’aime cette relation vraie, ce contact durable, ce besoin de connaître avant d’accepter. C’est un tempérament, enfin, c’est le mien !

Voili, demain, c’est 16 heures de bus sur des routes complètement défoncées (et toute mouillées, j'espère pas inondée!!!) jusque Rurrenabaque et enfin la forêt amazonienne ! C’est le 14 juillet dans ma tête. J’ai deux ou trois projets de treks qui me trottent dans la tête, je vais peut-être m’accorder un peu de temps là-bas, histoire de profiter à fond ! Je vais le voir ce jaguar ou pas ?

Et puis surtout, ça y est, c’est dans ma poche maintenant, depuis hier soir : le 11 novembre prochain, je suis dans l’avion direction les Galapagos : ENORME ERECTION !!! Pour 12 jours ! Je suis vraiment désolé mon bon Rico, j’ai pas pu attendre : la plongée me manque trop. Je suis même en train de me demander si je vais pas aller refaire un tour du côté de la péninsule Valdèz pour reprendre un dernier contact avec mes amies les baleines ! Mais bon, tout ça est une autre histoire et je vais passer un peu de temps à tenter de refaire un planning qui tienne la route. Parce que le temps s’accélère et si je programme rien, je vais m’éparpiller dans tous les sens et je vais passer à côté de pas mal de choses ! Val, tu me conseilles quoi pour le Pérou, à part Cuzco, le Macchu Picchu (bien sûr) et Arequipa et son canyon ? Ca fait chier de commencer à devoir faire des choix, mais j’en suis là !

Je vous dis à tout bientôt, et comme la pluie m’a pas mal caserné ici, j’ai eu le temps d’écrire un peu. Alors, je voulais vous faire partager un petit texte, tout simple. Ca s’appelle le bonheur, sujet cher à mon cœur ! C'est mes quelques soirées seul au resto qui m'ont inspiré ce texte! Seul avec mon plat, ma bière, mon roadbook et mon guide. Et en regardant autour de moi, je voyais des couples de tous âges, sensés être là en amoureux : soirée resto, soirée spéciale. Mais j'ai eu mal au ventre quelques fois, quand je constatais l'absence de regard, l'absence de sourire, l'absence de paroles, l'absence de traces de complicité!!! J'ai même assisté au pire : chacun avec son téléphone portabel!!! Quel gâchis! Voilà, ce texte est ce que j'avais envie de leur crier dans le resto! Je me promets de ne janais vivre ça! Je vous laisse, j'ai un bus tout rouillé à prendre! Salut.

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx 

LE BONHEUR

Qu’est ce que c’est ? Qui sont ces gens qui parlent de bonheur et n’osent même pas poser le regard dessus ? Pourquoi tant d’hésitations, tant de questions devant un simple mot ? Pourquoi, pourquoi ?

Est-ce juste une question de bien-être, de rassurance ? Mon cul oui !!! Le bonheur, c’est à fond, c’est pas de quartier pour les choses insignifiantes, non ! Pas de place pour ça. Juste du grand, de l’extraordinaire, de l’extase. Et c’est vraiment à la portée de tous, c’est là, juste devant nous. Il suffit d’ouvrir les yeux, de tendre la main, de ne pas hésiter et de foncer. Mais il fait peur. Oui, il fait peur aux gens qui ont besoin d’un cadre, des coussins pour la chute. Mais le bonheur, les amis, c’est dangereux, ça brûle, c’est addictif, c’est un équilibre instable. Et alors ? Peu importe les conséquences, tout se joue dans l’instant. C’est aujourd’hui, maintenant, tout de suite. Y a pas de demain, y a pas de « faut que je réfléchisse », y a pas de protection. C’est tout à vif, voilà tout. Je ne veux pas me contenter de peu, non je ne veux plus. Je veux vivre et respirer à plein poumon l’odeur de ces fleurs derrière les ronces. Je veux sauter par-dessus les barbelés qui encerclent et réduisent ces espaces si vierges et si beaux. Et je veux aimer à pleine bouche, à plein cœur. Je veux embrasser et ne plus jamais reprendre ma respiration. Je veux me dire qu’il n’y a rien à regretter, qu’il y a tout à tenter. Je veux poser mes pieds sur les sommets et crier au monde d’arrêter de s’en faire. Je veux rire à pleines dents du regard d’un enfant, je veux rire de rien, rire toujours, mourir de rire ! Je veux avoir les rides du sourire à 80 ans et que chacune de ces rides soit un souvenir gravé sur mon visage. Et je veux partager toutes ces joies, tous ces instants avec quelqu’un d’aussi fou que moi. Mais où êtes vous mes amis les fous ? Quel est ce lieu si secret où vous avez décidé de vous poser, loin de tout a priori, loin de tout jugement, loin de tout cadre, loin de toutes lois restrictives, loin de ce monde aseptisé. Ce monde qui se meure de son uniformité, de son sérieux, de tous ses gardes fous. Réveillons-nous et concrétisons ces envies si naturelles au fond de nous. Allez quoi, ne boudons pas nos idéaux. Il n’est pas question de révolution ou de faits insurmontables. Il est juste question d’écouter son intérieur, de se révéler à soi-même et de se dire que personne ne pourra le faire à notre place. Il est question de se dire que demain sera peut-être trop tard !!! Et que faudra pas venir pleurer : la vie est courte et on nous l’a offerte alors faisons-en quelque chose de beau, de grand. Je souhaite ce bonheur à tout le monde qu’il réside dans les choses insignifiantes ou qu’il s’exprime à travers des dépassements de soi. Après tout, à chacun son propre bonheur. Nous sommes tous différents et nous sommes tous uniques ! Mais nous méritons tous d’oser s’y frotter.

 

Published by Guillaume - dans Bolivie
commenter cet article

Recherche