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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 18:50

 

 

Salut!

 

Pour recadrer un tantinet le contexte, l'objectif principal de ce voyage au Népal était bien sûr d'aller faire quelques jours de treks dans l'Himalaya. Au moment où j'ai acheté mon billet, mon genou me laissait le feu vert pour ça. Sauf que deux semaines avant de prendre l'avion, il s'est réveillé et pas qu'un peu!!!! Mais maintenant que je suis là, impensable de revenir sur mon idée première!!! Tu penses!

 

En clair, j'ai neuf jours pour moi, donc il faut que je me trouve un itinéraire et un porteur pour alléger un peu ce fichu genou droit de malheur! Quand j'explique mon cas à mon ami local Chapaigan, guide de montagne, il me conseille vivement de faire un petit trek de 5 jours où paraît-il je pourrais déjà avoir de beaux points de vue sur les Annapurnas. Grrr! Un petit trek? Je suis pas venu là pour ça! A force de gamberger et de solliciter toutes les agences de Pokhara à la recherche d'un itinéraire digne de ce nom, mes recherches convergent vers une bonne vieille rando de 9 jours qui me mènerait au camp de base des Annapurnas, 4130 m! Sexy! OK, j'achète une carte, pas besoin de guide pour faire ça, y aura bien du monde sur le chemin pour ne jamais être seul! Bon, mais il me faut un porteur quand même! Sauf que nous sommes en pleine période de fêtes locales diverses et variées (la fête des chiens, la fête des frères et soeurs, la fête des chèvres et j'en passe...). Donc, pas de porteur disponible à Pokhara : ils font tous la fête!!! Du coup, je contacte Chapaigan à Katmandou pour savoir si il ne connaît pas quelqu'un qui pourrait faire l'affaire. OK, tout est arrangé. Un jeune porteur, Perm, arrive le lendemain sur Pokhara pour m'accompagner et porter mon sac que j'ai allégé un max en laissant des affaires à mon hôtel.

 

Je rencontre donc Perm la veille du départ! Sourire figé sur les lèvres de ce jeune homme de 20 ans. Il a l'air un peu équipé : de vraies chaussures, enfin des tennis quoi, pas des tongs (mais pas de chaussettes), un vrai blouson, un bonnet et des gants. Et un petit sac de 3 litres max! Mais qu'est ce que je peux bien avoir de superflu dans mon sac de 8 kg??? Il a le sourire quand je lui montre ce qu'il va devoir porter pendant ces 9 jours et j'aurais l'explication de son soulagement plus tard pendant le trek. Problème : il ne parle pas un mot d'anglais! Tant pis, je vais tenter d'apprendre quelques mots en Népalais histoire au moins d'avoir un minimum d'échanges avec lui. Ce soir-là, il a l'air crevé! Tu veux manger quelque chose? No no no! Tu veux boire quelque chose? No no no! Je ne sais pas si il ne comprend rien ou si il ne veut vraiment rien prendre. Bon, je lui demande d'appeler Chapaigan avec son téléphone, au moins je pourrais parler à quelqu'un en anglais et il pourra lui traduire en Népalais. Par ce biais, nous convenons d'une heure de rendez-vous le lendemain matin. Allez hop, bonsoir tout le monde : demain, c'est le grand jour!

 

Nous nous retrouvons donc le lendemain à la gare routière de Pokhara devant le guichet des bus locaux qui partent pour Nayapul, le point de départ du trek, à 2 petites heures de route de Pokhara. La vue à la gare routière de Pokhara est très suggestive et j'ai déjà l'eau à la bouche! A la gare, je fais la connaissance de deux français, Florence, une infirmière qui s'est mise en dispo un an pour voyager et Quentin, un jeune enseignant  dans une école française du Bangladesh. Et nous voilà partis tous les 4. Je vais pouvoir partager mes trois premiers jours de trek avec des compatriotes! Cool!

 

 

 

Première étape : Nayapul (1070 m) - Ulleri (2070 m)
Distance : 11,5 km; Temps de parcours : 4 h; Dénivelé + : 1068 m; Dénivelé - : 68 m

 

Nous sautons du bus en milieu de mâtinée! Fais pas chaud! Un petit thé au lait avant de partir et direction les autorités locales pour les formalités administratives et autres permis d'accès au parc. Je commence à comprendre la bonheur de Perm quand je vois les porteurs locaux en claquettes qui se mettent au moins 40 kg sur le dos, la vache!!! Les mecs assemblent jusque 4 sacs sur leur dos et en avant marche. Messieurs, dames les touristes SVP, 1 porteur pour 4 marcheurs, ça se fait pas non? Bref, je vais pas rentrer dans ce détail ici, ça va m'énerver!

 

Donc excellente première journée de marche toute tranquille, sous un soleil de plomb, sur des chemins très très empruntés autant par les trekkers que par les autochtones accompagnés de leurs vaches, buffles, ânes, ... Nous sommes entourés de rizières en terrasse de toute part et nous marchons beaucoup plus vite que prévu! Impossible de se perdre ici : le chemin est hyper large et ne laisse aucune ambiguité, sans parler des panneaux qui ornent la route! On est bien! On commence à goûter aux escaliers et marches en tout genre! Et ce sera comme ça tout le long du trek! Pas la peine de faire des steps en salle, venez faire un tour au Népal = cul en acier assuré!!! J'avais investi dans des bâtons de marche avant de m'envoler au Népal et au début j'étais assez handicapé avec ça dans les mains, mais j'ai vite pris le coup et franchement, je ne suis pas sûr de remarcher sans bâtons aujourd'hui!

 

Etape du soir dans le village d'Ulleri où nous allons dormir dans un lodge avec terrasse et fenêtres de chambre donnant directement sur le Macchapuchare (jolie petite montagne de 7000 m!). Du bonheur quoi!

 

Le soir, la discussion tourne vite autour de l'expérience de Florence sur l'Ayahuesca au Pérou. Sujet qui attire mon attention au plus haut point et pour lequel je ne taris pas de questions! Florence, s'est bien possible que je revienne vers toi pour que tu me communiques tes contacts! Une bière et au lit!

 

Balançoire typique népalaise

Balançoire typique népalaise

 

 

Deuxième étape : Ulleri (2070 m) - Ghorepani (2898 m)
Distance : 9,2 km; Temps de parcours : 3 h; Dénivelé + : 920 m; Dénivelé - : 92 m

 

Le lendemain matin, debout aux aurores pour assister au lever de soleil sur la montagne depuis la terrasse de notre lodge. Magnifique! Un peu glacé ceci dit et pas facile de prendre de belles photos avec de gros gants!

 

Puis, après un p'tit déj' frugal, c'est reparti pour une petite balade de 3 h, tout en escalier encore une fois, jusque Ghorepani. On marche beaucoup trop vite! Du coup, nous avons tout l'après-midi pour découvrir le petit village...d'une vingtaine d'habitants! Ici, c'est le carrefour des trekkers! Ils arrivent de partout et suivent différents chemins. Chacun partage ses propres expériences. Il y a là des espagnols, des italiens, des français, des canadiens, des chinois, ... C'est troublant de trouver tous ces gens au beau milieu d'un petit village népalais dont la population locale ne comprend pas toujours bien le leitmotiv de ces marcheurs étrangers (même si ça fait bien tourner l'économie locale). J'en veux pour exemple cette discussion hilarante que j'ai pue avoir avec un père de famille qui chargeait son âne de vivres à redescendre dans d'autres villages. Nous nous saluons et il me demande d'où je viens. Quand il apprend que je suis français, il explose de rire en concluant : donc vous avez pris l'avion pour venir .... marcher??? J'explose de rire à mon tour! Grand moment de partage, de rires, mais également d'incompréhension! Lui se bat au quotidien et enquille les kilomètres pour ravitailler son village. Dans son quotidien, les loisirs se résument aux discussions qu'il peut avoir avec ses voisins, sa famille, ses amis ou aux jeux qu'ils pratiquent à temps perdu (karum = billard indien ou jeu d'argent dans la rue). Mais nous convenons ensemble que mon billet d'avion aura au moins permis de vivre ce moment, cette rencontre! On se serre la main et nous nous quittons avec un immense sourire et l'impression d'avoir savourer un vrai moment de partage!!! Allez hop, à la douche...chaude, yes!!!

 

Le point de vue de la terrasse de notre lodge est fabuleux! C'est l'occasion de tester la fonction panoramique de l'appareil photo. Coucher de soleil sur les Annapurnas : de la bombe atomique! Les efforts commencent à être récompensés!

 

Après ça, soirée classique! Repas au dal bhaat (riz + bouillon de légumes + épices), le repas traditionnel et quasi unique de tout guide ou porteur népalais qui se respecte (Dal bhaat power!). Et puis ce soir, il faut pas trainer parce que demain matin, c'est lever à 4 h 30 pour grimper jusque Poon Hill et espérer avoir une vue grandiose sur les Annapurnas. Bonne nuit!

 

 

 

Troisième étape : Ghorepani (2898 m) - Chiule (2328 m) via Poon Hill (3199 m)
Distance : 15,6 km; Temps de parcours : 5 h 30; Dénivelé + : 884 m; Dénivelé - : 1456 m

 

Réveil difficile ce matin! Il est 4 h 30 et ça pèle vraiment dans la chambre!!! Y a intérêt à ce que cette marche matinale tienne toutes ses promesses! Allez, on se fagote, on range le sac, on met la frontale et c'est parti! Le p'tit dèj? On verra ça au retour!

 

Dehors, c'est l'autoroute. Comme tous les matins je pense, les trekkers partent par dizaine pour rejoindre Poon Hill dans la nuit bien fraîche! On suit les lumières, et les escaliers recommencent! Des marches, des marches, des marches!!! 45 minutes de montée, petite suée matinale et en haut, il fait toujours sombre et le vent glacial ne nous ménage pas! Je suis gelé! Je bois du thé juste pour pouvoir tenir quelque chose de chaud dans mes mains! Ca va pas être facile de prendre de belles photos dans ces conditions tellement je tremble!

 

Ca y est, le soleil se lève et nous découvrons pleinement le site et les montagnes environnantes. La foule se masse aux points de vue les plus prisés, mais les nuages bloquent bien le panorama! En attendant que tout ça se lève, et pour me réchauffer un peu, en plus du thé, je  parcours le site et je tombe sur une zone couverte de drapeaux népalais. Pour la petite histoire, le fil de tissage de ces drapeaux a été "béni" par les moines. Ils récitent des mantras (prières bouddhistes et hindouistes) en faisant glisser le fameux fil entre leurs mains. Ensuite, les drapeaux sont tissés et le but du jeu est d'exposer ces drapeaux à tout vent jusqu'à dispersion des fils pour répandre les prières!!! Touchant!

 

Bon, les nuages commencent à se disperser! On va prendre quelques photos puis redescendre parce que ça caille sec ici! Et puis, la journée de marche est encore devant nous. Le paysage est très joli, mais j'ai du mal à en profiter pleinement avec ce froid! Vous le sentez là? Je pense à ces fous qui se lancent dans les ascensions des 8000 et qui restent bloqués là-haut sous le vent, la tempête et le froid! Je dois ressentir le centième de leur réalité, mais c'est déjà à la limite du supportable! Pas pour moi ça!

 

Allez, on redescend, on se réchauffe le ventre et c'est reparti pour une longue marche. C'est une journée particulière pour notre groupe de 4 aujourd'hui puisque nous allons nous séparer au cours de cette étape. Florence et Quentin doivent rentrer sur Pokhara pendant que je trace vers les hauteurs! Les visages croisés sur le chemin deviennent familiers et les discussions s'engagent de toute part. La rando passe à une vitesse folle!

 

Aujourd'hui, le profil du trek est descendant! Mon genou va pleurer! Nous atteignons, en première partie, un sommet de la même altitude que Poon Hill où la vue est aussi imprenable, mais cette fois, sous le soleil, tous mes sens sont en éveil! Magique! Je me demande si ça valait la peine de se lever à 4 h 30 ce matin!

 

Après une très longue descente à travers la forêt dense et les cascades qui longent le sentier, nous arrivons à Tadapani où nous déjeunons une dernière fois avant que nos chemins se séparent. Séquence émotions! Florence et Quentin, j'espère que votre descente s'est bien déroulée et que vos chemins de vie seront aussi beaux que ce que proposent ces montagnes!

 

Allez, encore une petite heure de descente avec Perm dans la forêt au milieu des singes qui semblent se moquer de nous! Ils jouent à cache cache. On sent la bouffe ou quoi?

 

Finalement, nous arrivons à notre lodge : magnifique lodge avec grand jardin tout vert dominant la vallée que nous découvrons! Il y a là, dans le jardin, un couple de marcheur qui s'étire au soleil! C'est Giacomo et Michela, un couple d'italiens que je ne vais plus quitter. Je me pose d'abord sur un petit banc avec vue imprenable sur cette magnifique vallée, ma musique sur les oreilles! Je distingue en contrebas un petit village tout animé de festivités, encore une fête locale, à l'effigie de qui? Grand mystère : je leur poserai la question demain en direct.

 

Ensuite, douche chaude et repas en compagnie de mes deux nouveaux amis! Giacomo est un champion de ski de bosses (JO de Sochi 2014) et Michela, sa bella regazza!!! Belle petite soirée de discussions et u eu d'écriture avant de plonger dans nos lits pour une bonne nuit avant la prochaine étape!

 

 

 

Quatrième étape : Chiule (2328 m) - Upper Sinuwa (2386 m)
Distance : 12,3 km; Temps de parcours : 5 h; Dénivelé + : 1097 m; Dénivelé - : 1039 m

 

Grand soleil pour commencer cette journée, en descente jusqu'au lit de la rivière qu'on enjambe à l'aide d'un pont suspendu. Un pont métallique érigé par les anglais. Dans le cadre des ententes du Commonwealth, les anglais se sont engagés à créer des moyens de communication entre les villages népalais en échange de l'intégration d'une centaine de soldats népalais dans l'armée de sa Majesté chaque année! Les soldats népalais en question sont les Ghurkas, guerriers redoutables selon les dires.

 

Nous partons avec Perm avant Giacomo et Michela et rejoignons un petit village de passage. Le fameux village où les festivités battaient leur plein hier soir. Mais tout le monde dort encore : pas un chat dans les rues. Je voulais faire une donation pour l'école, mais personne à qui m'adresser. Heureusement, il y a une urne à disposition placée là pour bon usage! J'y glisse quelques billets et me prépare à repartir quand je reste scotcher devant une structure bois qui semble être une grande balançoire d'au moins 5 mètres de haut! J'essaie de demander à Perm à quoi ça sert! Il me regarde avec un grand sourire mais comprend rien à ma question! J'adore! Allez, on décolle!

 

Depuis tout ce temps, quelqu'un nous observait au bout du sentier. Il s'approche de nous et se présente comme étant un responsable du village. Il m'a vu intéressé par la structure bois et dans un anglais très compréhensible, me demande si je veux essayer! demande à un aveugle de retrouver la vue, bien sûr que je veux essayer!!! Alors, il appelle deux jeunes ados du village et me demande de m'installer tranquillement sur un siège du manège. Je me fais pas prier, mais ça craque bien sous mes fesses quand je m'y pose! Pas sûr que tout tienne sous plus de 80 kg (je suis un peu hors gabarit comparé aux morphotypes népalais!!!). Il commence à faire tourner le manège et demande aux deux ados de s'asseoir sur le siège opposé au mien, et c'est parti pour la prise de vitesse! Du vent entre les dents, une vue époustouflante, je m'éclate! Plus vite? Yes, yes, come on!!! Allez, je dois reprendre la route! Mais au bout du chemin, j'aperçois mes chers italiens et dans le regard de Giacomo, je vois quelques étoiles d'envie! Allez, on y retourne et dans l'autre sens cette fois! Des gamins quoi! La vraie vie quoi!

 

Bon, en route, cette fois! On atteint Chom Rong, un gros village étape avec un poste de contrôle des permis de trek. On s'y arrête pour le recensement et je tombe sur Viktor, un espagnol avec qui j'avais déjà discuté sur les étapes précédentes! Comme d'hab, le contact est immédiat et nous convenons de nous retrouver à notre prochaine étape pour passer la soirée ensemble. Nous ne nous quitterons plus non plus! Enorme descente du haut du village vers le lit de la rivière en contrebas, que des marches, que des marches, que des marches! Putain, le genou douille! Heureusement que j'ai mes bâtons! Nous croisons les trekkers de retour du ABC (Annapurnas Base Camp), qui remontent donc! Et ils en chient, y a vraiment pas d'autres mots! Et dire qu'on va y avoir droit aussi sur le retour! Bon pensons pas à ça pour le moment. Tout en bas, Viktor nous rejoint avec Man, son guide népalais qui parle un très bon anglais. Parfait!

 

Ensuite, c'est la montée! Viktor est gendarme, ancien militaire, et entraineur de football (supporter devant l'Eternel de l'Atletico Madrid!) et il a une grosse forme et il envoie du lourd! Il a son sac de 15 kg sur le dos et il trace vitesse grand V tout en discutant avec moi! L'air me manque, mais je veux pas lâcher! Les guides sont loin derrière et ça chambre sec!!! Who are the guides, guys? Viktor et Man décident de se poser pour manger un bout! Moi, je pars : il reste une heure de montée pour atteindre notre lodge, je mangerai là-haut et puis je vais réserver les chambres et prendre une bonne douche!

 

Ca y est, nous y sommes! Journée assez physique! Viktor, Man, Giacomo et Michela nous rejoignent! Nous mangeons ensemble et enchaînons sur l'apprentissage de certains jeux de cartes népalais autour de quelques bières. Sur le menu, le lodge propose du vin local! On veut pas mourir trop con, donc on va goûter à ça! Grave erreur! Man nous apporte une tasse chacun de ce qui semble être de l'eau, chaude qui plus est! En fait, c'est juste de l'alcool de riz tiède! Mon avis : dégueulasse! A pas finir mon verre : peu courant chez moi! Bon, on se force, mais c'est pas de gaieté de coeur. Ce sera la dernière fois, je me le promets!

 

Allez, brossage de dents, préparation de deux litres d'eau à la pastille de chlore pour le lendemain, un peu de lessive et au lit, le goût du vin local encore plein le gosier, beurk!

 

 

Cinquième étape : Upper Sinuwa (2386 m) - Deurali (3160 m)
Distance : 11 km; Temps de parcours : 3 h 30; Dénivelé + : 1090 m; Dénivelé - : 315 m

 

C'est une journée de marche où je vais commencer à sentir la raréfaction de l'oxygène! Les pas sont moins rythmés, les pauses plus fréquentes! Ajouté à ça, le soleil donne fort! Je vais pas me plaindre, c'est magnifique et nous commençons à visualiser notre objectif, de plus en plus près!

 

Plus trop de rizières autour de nous : au-delà de 2500 m, le riz ne pousse plus! Les villageois cultivent des légumes, des épices et élèvent des vaches, des chèvres, des moutons! D'ailleurs, ils embûchent souvent la route en s'étalant de tout leur long pour se prélasser au soleil!

 

Pour s'occuper l'esprit, nous traduisons les paroles de nos hymnes respectifs en anglais (espagnol, anglais, népalais, français) et tout ça semble très très lié à la guerre et à la violence! Sauf l'hymne espagnol qui pourrait se traduire par lalalala...

 

Nous arrivons très vite à Deurali, dernière étape avant ABC! Les lodges dans chaque village se font de plus en plus rares! 3 voire 4 lodges, soient 60 à 80 places couchées disponibles! en clair, c'est bien de ne pas arriver trop tard sous réserve de devoir continuer jusqu'à la prochaine étape! Les chemins sont moins pratiqués qu'en bas, mais il reste du monde sur la route!

 

Le Macchapuchare se pose là juste devant nous! La vue est à couper le souffle et j'aperçois quelques rapaces à la chasse dans cette immensité! Une chaise, les pieds posés sur un muret à contempler la vallée en mangeant des Cheese Naan, sorte de crêpes de riz fourrées au fromage de yak peut-être??? Très bon!

 

Il y a là un autre couple avec qui la conversation s'engage! Au bout de 2 minutes : vous êtes français, non? OK, ce sera plus simple! Notre accent est terrible, mais ça fait du bien de rencontrer des compatriotes de nouveaux. Enfin, des compatriotes qui reviennent de s'être expatriés 9 mois en Nouvelle Zélande! Les récits de voyages reprennent pour mon plus grand plaisir, surtout quand il s'agit de cette île sur laquelle je me suis promis de retourner! Bande de veinards! Armand et Amandine se joignent désormais au groupe et nous ne nous lâcherons plus.

 

Soirée jeux de cartes et bières! Nepal Ice, Everest ou San Miguel : c'est égal du moment qu'elles soient bien fraîches! Pour varier un peu du riz, nous tentons les pizzas et même des tortillas pour Viktor! Bien sympa, mais un peu léger pour mon ami Viktor, un peu nostalgique de ses tortillas espagnoles! Nous proposons à Man et Perm de goûter aux pizzas, mais pas moyen! ce sera Daal Bhaat, et c'est tout! Daal Bhaat 24/24! Addicted les mecs! On retentera plus tard!

 

Allez, au lit! Demain, c'est le grand jour!

 

 

Sixième étape : Deurali (3160 m) - ABC (4130 m)
Distance : 9 km; Temps de parcours : 2 h 30; Dénivelé + : 1134 m; Dénivelé - : 164 m

 

Nous partons tous les uns après les autres avec pour objectif d'atteindre ABC dans la matinée pour profiter au maximum de cette journée dans le cirque borné par les Annapurnas et le Macchapuchare! Journée de marche tranquille, les maux de tête se réveillent pour moi au-delà de 4000 m. Pas très grave, l'objectif est proche.

 

Nous avions prévu de marcher plus de 3 h pour atteindre ABC et nous arrivons finalement après 2 h 30 de marche! les dernières centaines de mètres sont plutôt longues. C'est là, à portée de main, nous voyons le campement, mais les pas sont lourds et lents!

 

Ca y est, nous y sommes! C'est fabuleux! Je remonte encore d'une petite centaine de mètres pour être sûr de bien dormir ce soir! Petit moment d'évasion solitaire au beau milieu de ce paysage minéral tout sec et majestueux! Pfff, ça valait vraiment le coup de prendre l'avion!!! Ce camp de base marque la fin du chemin de trek et le début de l'itinéraire des alpinistes qui veulent se lancer à l'assaut de l'Annapurnas (8091 m)! Reste du chemin les gars!

 

Nous faisons le tour du campement à faire des clichés toutes les 5 minutes! Bon sang, c'est beau et on se sent tout petit au milieu de ce décor imposant! Des drapeaux népalais flottent au vent et les sommets jouent à cache cache entre les nuages. On a de la chance, le ciel est plutôt dégagé et une petite sieste en extérieur est envisageable (bien couvert quand même!).

 

Souffle coupé par la beauté de l'endroit, tout détendu d'avoir atteint cette destination, nous retournons dans la salle commune pour arroser ça avec quelques bières. Nous mangerons le Daal Bhaat ce soir, façon népalaise = avec les mains! Franche rigolade autour de ce bon repas bien folklo! Les yeux de tous les hôtes rivés sur nous! je pense qu'il y a quelques films qui tournent sur Youtube : comment manger le daal Bhaat à la façon occidentale!!! Attention, il y a des règles à respecter, c'est pas open bar! D'abord, tu ne dois utiliser que la main droite (la main gauche étant réservée à des usages plus intimes!), donc main gauche en poche! Ensuite, il y a le mélange du riz avec le bouillon de légumes et les épices! Bref, tu te mets dans l'ambiance assez rapidement! J'adore manger avec les mains, ça a un tout autre goût et puis y a moins de vaisselle!!! Et surtout, généralement, t'en gardes toujours un peu pour plus tard si vous voyez ce que je veux dire!

 

Après ce repas copieux (c'est à volonté : autre avantage du plat!!!), les discussions s'orientent sur la légende (ou pas!) de l'existence du Yéti! Nous n'avons pas eu la chance d'observer ne serait qu'une trace dans la neige, simplement parce qu'il n'y a plus de neige là-haut! Les locaux nous confirment que la neige était présente à cette altitude et à cette même période, il y a une trentaine d'année, mais aujourd'hui, les neiges éternelles se situent aux alentours des 6500 m! Bien triste ce constat! En tout cas, de yéti aucune trace, même si Man nous assure en avoir déjà vu les traces! Les seuls signes de présence éventuelle du yéti que nous avons constatés résident dans les grognements rauques nocturnes faisant écho dans notre dortoir!!! Moi, personnellement, j'ai rien entendu!!!

 

On a tous dormi dans le même dortoir, à la recherche de couvertures complémentaires parce que dans la chambre, il fait 2 degrés toute la nuit! Avec les quelques bières bues, bien sûr, la sagesse indique de bien tout vidanger avant de se coucher! Hors de question de se relever en pleine nuit!

 

Sur ce, bonne nuit, mais endormez-vous vite avant que le yéti ne se manifeste!!!

 

 

Septième étape : ABC (4130 m) - Lower Sinuwa (1940 m)
Distance : 21 km; Temps de parcours : 5 h 30; Dénivelé + : 370 m; Dénivelé - : 2560 m

 

Allez, vite debout pour prendre les photos du lever de soleil! On sera pas là tous les jours! Un bon massage du genou aux huiles essentielles avant d'entamer l'énorme descente, et c'est reparti.

 

On repart sur le même chemin qu'à l'aller et la fin du trek commence à se faire sentir! Quelques pas mal négociés frôlent le disciplinaire, mais dans l'ensemble tout finit bien. 5 h 30 de descente, c'est long, vraiment long! Heureusement, l'esprit de groupe règne et les discussions s'engagent sur les projets de chacun et notamment ceux de Perm qui me confie son souhait de devenir guide! Formation nécessaire de 1 à 2 ans, avec apprentissage de l'anglais bien sûr, l'histoire, la botanique, les premiers soins, ....Vaste programme!

 

Sur la route, je suis toujours aussi halluciné de voir tous ces porteurs avec des charges incroyables sur le dos, jusque 70 kg, en claquettes! Et pour eux, c'est tous les jours! Impressionnant! Tout ça pour approvisionner les lodges en bouteilles de coca en verre!!! Hum!

 

La descente se fait aux doux sons des namaste, namascar et on croise bien sûr les gens qui montent. C'est encore loin? Cherche pas, marche, ça vaut le détour!!!

 

On arrive au lodge, rincés! Cette fois, on ne traine pas! Au lit rapidement : demain, l'objectif c'est de marcher très peu et de se rendre sur un site où il y a des sources chaudes, pour se délasser un peu!!!! Yes!

 

Huitième étape : Lower Sinuwa (1940 m) - Jhinudanda (1640 m)
Distance : 4,5 km; Temps de parcours : 2 h; Dénivelé + : 343 m; Dénivelé - : 684 m

 

Départ ce matin en dilettante! Plus de speed, maintenant, l'effort est derrière nous, mais la descente est bien raide encore! J'ai voué un culte sans faille à mes deux bâtons!  a pas à dire, mais 4 appuis au lieu de deux, ça change la vie!

 

Pour dire au revoir à la magnifique vallée, on vase prendre un petit déjeuner dans une pâtisserie allemande! Ca m'énerve ça : il y a des pâtisseries allemandes dans tous les coins du monde et qui ne servent d'allemand que des parts de forêt noire! Pour le reste, c'est du typiquement frenchy : pains au chocolat (ou chocolatines pour les récalcitrants!), croissants, bref, y a rien d'allemand dans tout ça! Mais c'est bien bon!

 

Arrivés à destination, tout le monde est bien relâché et on sent bien que ce soir, ça va être le feu dans le lodge! mais d'abord, une petite descente de 300 m pour atteindre les sources chaudes où on va rester bien 3 h au chaud, à scotcher sur la rivière en furie, sur le décor végétal qui nous entoure! Man essaie bien de lancer un jeu (un loup!) dans le bassin chaud, mais le bac fait 5 m x 3 m : ça prend pas! Détente, détente! Que du bonheur en attendant de revenir en ville pour un ou plusieurs massages bien mérités.

 

Allez, faut remonter maintenant! Et en claquettes. Dernière effort avant la soirée. On a complètement dévalisé le bar du lodge, en faisant un bronx du tonnerre! Excellente soirée pour ponctuer ce trek! Et puis, pas de limite d'heure ce soir : demain matin, il reste juste à descendre avant de retrouver la civilisation. On a tout notre temps. La tenancière va se coucher en nous laissant seuls dans la salle de resto! Erreur, on a soif et faim nous! Bon, on va se servir! L'ambiance est à son comble et je suis pas sûr que les hôtes puissent dormir! J'espère juste qu'ils descendent aussi, sinon, c'est pas gagné pour demain!

 

Mais avant d'aller se coucher, c'est pas les Pringles ou autres gateaux apéro qui vont nous calmer! Man se propose de nous faire un petit plat de riz frit aux légumes! Excellente idée. Il investit la cuisine et commence à préparer la tambouille : il est 2 h du mat! La tenancière se réveille et constate l'invasion! Rien de grave, Man gère ça en maître des lieux! Très bon ce petit plat, bien relevé! Allez, il est temps de se coucher pour pas croiser les marcheurs qui vont pas tarder à se réveiller!!!

 

Bonne nuit, hic!!!

 

 

Neuvième et dernière étape : Jhinudanda (1640 m) - Kyume (1474 m)
Distance : 10 km; Temps de parcours : 2 h 30; Dénivelé + : 494 m; Dénivelé - : 660 m

 

Voilà, les sacs sont faits et nous nous lançons sur le chemin qui n'est pas si simple que ça! Dans nos veines, ne coule pas que du sang vierge!!! La récupération a été compliquée cette nuit et les yeux restent bien clos!

 

En chemin, on dit au revoir à Armand et Amandine qui nous rejoindront plus tard à Pokhara!

 

A Kyume, on attrape une jeep pour rentrer sur Pokhara! Ca tangue pas mal! mais finalement on arrive à bon port!

 

 

Voilà pour ce trek : 103 km, dénivelé + : 7400 m; dénivelé - : 7000 m; de magnifiques paysages et de formidables rencontres!

 

A refaire sans faute : j'avais promis à trois pistards de faire du repérage au Népal! C'est chose faite. Soyez prêts les bibis parce que je vais y refaire un tour dans ce décor et je vous emmène avec moi cette fois!

 

Fin du séjour à se retrouver tous les 8 à Pokhara, quasiment chaque soir! A se rémémorer nos bons moments, dans des bars bien bab du bord de lac! Merci pour votre bonne humeur les amis et la saison 2, c'est quand vous voulez!

 

 

Sur ce, je finis par faire quelques courses de Noël, par me faire masser chaque jour. Et aussi par ce que je m'étais promis de faire, c'est-à-dire, rien! Juste glandouiller et profiter de ces bons moments, de ces beaux sourires, avant de reprendre le rythme infernal français qui me permettra de reprendre la route très prochainement.

 

La bise à tous.

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Published by Guillaume - dans Népal
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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 20:04

 

 

Salut,

 

Nous sommes le 29 octobre 2016 et je sirote une bière devant le lac de Pokhara, en contemplant le coucher de soleil! Encore une jolie journée passée au Népal! Ici la vie glisse sans laisser de traces... Tout est paisible, il fait bon vivre et tout sent la vérité : les sourires, les regards des gens. Pas d'a priori, pas de jugement, un monde hétéroclyte qui se mélange dans la plus parfaite et la plus sereine harmonie. Et je ne parle pas que des hommes : chiens, poules, vaches, chèvres, et consorts font bon ménage ici, au coeur de Pokhara. Le soleil est maintenant tombé et les nuages se posent doucement sur le lac. L'impression d'être plus près du ciel. Est-ce le ciel qui est plus bas ou nous qui sommes plus hauts? A réfléchir!

 

Demain, je m'évade dans le massif des Annapurnas, jusqu'au camp de base. Je suis assez excité, mais en même temps très détendu, à l'image du quotidien de cet épisode népalais.

 

Je suis donc parti de Paris samedi dernier, après une soirée mouvementée avec mon Coco! Les vols successifs ont été tumultueux avec Air China (beurk!!!) et toute sa rigueur chinoise!!! Trop cadré pour moi! Et pas très confortable pour le coup! L'arrivée à Katmandou s'est faite en douceur, sans encombre et illustrée de tous ces népalais souriants (douanière comprise!!!).

 

La ville de Katmandou est vraiment easy going et le break avec ma vie française est instantané. Accueil tout tranquille et je me sentais vraiment hyper-actif dans les premières heures! Mais je me suis vite calmé : dans ce sens-là, les habitudes reviennent vite!!!

 

Par contre, comme la plupart des capitales asiatiques, et notamment à l'image de Bombay, énormément de bruit, de poussières, une densité incroyable et beaucoup de pollution : port du masque obligatoire, c'est triste! L'état des routes est désastreux et le trafic est plus que saturé!

 

J'ai rencontré Chapaigan, un jeune népalais de 25 ans (Merci Ele!!), guide local! Il m'a conduit jusqu'au site de Namobuddha, dans la vallée de Katmandou, sur sa moto!!! Un périple de 4 h aller-retour, sans casque (c'est pas obligatoire pour le passager là-bas et j'en avais pas prévu dans mon sac!!!) dans un capharnaüm motorisé sans nom et sans règle! Quelques frayeurs mais rien d'inhabituel dans le contexte népalais. Piétons, vélos, tracteurs, voitures, bus, camions, charrettes se doublent et se croisent aux doux sons des klaxons! Je faisais pas toujours le fier, mais j'avais pleine confiance en mon pilote. Arrivés sur le site, un temple bouddhiste qui surplombe toute la vallée, nous avons tenté de profiter du paysage (mais Paris n'a rien à envier à Katmandou en terme de couverture grise : la masse nuageuse salasse est permanente et on voit simplement rien, même si nous sommes 1000 m au-dessus du plancher des vaches!). Du coup, grand moment de discussions sur la vie népalaise, les conséquences du séisme, le système de castes encore au goût du jour, la guerre civile récemment terminée, la situation géographique népalaise entenaillée entre les deux monstres indiens et chinois, la vie des fermiers, .... Une excellente journée de mise en bouche, toute posée, un regard sur la vie locale quelque peu en détresse, du moins en reconstruction, même si les espoirs semblent s'amenuiser du fait de la corruption ambiante. Les jeunes népalais ont cette foi patriotique et se battent tous les jours pour sortir leur pays de l'ornière et le porter sous ses plus belles couleurs! Ca fait vraiment plaisir. Aidons-les! N'envoyons pas d'argent, mais allons le dépenser directement chez eux, c'est leur salut!

 

 

 

 

 

 

Après ces deux jours d'introduction à Katmandou, j'avais envie de verdure et de calme : alors direction le parc National du Chitwan, dans le Sud du pays! Pour aller à la rencontre de quelques espèces de la faune locale. Trip tout à fait cadré avec quelques activités au programme : canoé, marche en jungle, spectacle de danses traditionnelles... Vu quelques rhinos, quelques éléphants, des crocodiles qui se dorent au soleil, beaucoup d'oiseaux magnifiques et des singes qui batifolent dans les arbres. J'aurais aimé croisé le regard du tigre, mais pour ça, il fallait s'enfoncer un peu plus en jungle et le temps m'étais compté! Mais j'ai surtout fait de belles rencontres, notamment avec ce couple de jeunes anglais, Fraya et Tim, qui débutaient tout juste leur TDM du haut de leur 19 ans! Souvenirs, souvenirs!!! Et puis ces deux chicas espagnoles, Sara et Chris, qui m'ont retracé leur trek du tour des Annapurnas avec des étoiles plein les yeux et beaucoup de conseils à suivre. Moi qui avais peur de me lancer vu l'état de mon genou : cette discussion a été plus bénéfique qu'une session d'infiltration! Suerte amigas!!!

 

 

 

 

Bref, je quitte cet endroit pour atteindre l'objectif principal de ce voyage et l'air pur des montagnes. Direction Pokhara par le bus (200 km = 8 h) avec une petite panne de 2 h en prime : de l'huile de notre moteur partout sur la route!!! Juste le temps de prendre quelques photos de certaines espèces motorisées rencontrées dans ce beau pays.

 

 

 

 

Me voici donc à Pokhara, où je vis en solitaire, à marcher plus de dix bornes par jour, à me perdre dans le dédale des rues ornées de câbles électriques entremêlés (le bordel pour retrouver le bon fil : j'aimerais pas faire de maintenance ici!!!). Mais tout ça me glisse dessus et j'oublie le bon ordre français! Je prépare mon trek tranquillement en profitant de la vue sur le lac et en buvant quelques bières. J'aime cette douceur de vivre et la bienveillance des gens du coin. Elle apparaît dans chaque regard, dans chaque discussion. Elle me remplit de joie, m'apaise, me transfère directement dans l'état d'esprit du voyage que j'aime tant.

 

 

 

 

Ca y est, le trek est défini! Je pars neuf jours marcher jusqu'au camp de base des Annapurnas. Départ de Nayapul (1000 m) et arrivée au camp de base (4130 m), le tout sur une boucle qui fait 110 km environ, mais tout ça, c'est pour plus tard!

 

La bise.

 

 

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 21:39

Salut à tous,

J'avais dans l'idée de poster un de mes meilleurs films de plongée que j'ai tourner au fond de l'Océan Indien, aux Maldives.

Mais avant de publier, j'ai systématiquement une tendance à regarder de nouveau les photos et à relire les articles et vos commentaires. Comme tout ça paraît loin maintenant!!! Un peu de nostalgie sur le coup.

Allez, je me sauve en vous laissant quelques belles images.

Posez-vous dans votre canapé, choisissez l'option HD resolution, prenez un petit verre tranquille, y en a pour 10 minutes. (Et montez le son!!!).

Et c'est parti : http://www.dailymotion.com/video/x2zb52p_diving-maldives-2015_travel

A bientôt.

Guillaume

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 20:13

Bonjour à tous,

 

Juste un petit mot pour balayer la poussière de ce blog et vous montrer quelques images sous forme de film de mon dernier voyage en Malaisie en juillet dernier.

Voyage très orienté plongée et un peu (beaucoup!!!) moins orienté backpack. Un peu de luxe dans ce magnifique décor n'avait rien de dégradant.

Pour un petit aperçu, cliquez sur le lien : go diving

 

Amusez-vous bien.

 

A bientôt.

 

Guillaume

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Published by Guillaume - dans Malaisie
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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 17:54

Salut à tous,

Voilà, ça fait maintenant plus de 13 mois que je suis sur la route et j’ai eu de nombreux matins au cours desquels je n’avais qu’une envie : refaire mon sac, prendre le premier bus et bouger vers d’autres contrées, d’autres destinations. Jeudi dernier, à Lima (grosse claque dans ma tête dans cette ville bruyante après les Galapagos !!!), je me suis réveillé l’esprit très clair, le corps fatigué. Une seule envie, celle de faire mes sacs et de rentrer en France. Ca y est, je crois avoir réalisé ce pour quoi j’étais parti et je crois qu’il est temps que je vous retrouve pour de bon ! La digestion de ce voyage se fera en France, tranquillement, parmi vous. Je suis tout heureux de cette décision, reste plus qu’à modifier les dates de mes billets d’avion, mais quoi qu’il en soit je devrais poser mes pieds sur le sol français au plus tôt ce WE, au plus tard dans le courant de la semaine prochaine.

Alors, je voulais commencer par remercier tous ceux qui ont fait vivre ce blog. Vous ne pouvez même pas vous imaginer la joie que j’avais à lire vos commentaires, quels qu’ils soient ! Une vraie bouffée d’oxygène pour moi. Parce que, c’est clair que voyager seul à du bon, mais la solitude, parfois, est le pire des maux. Et même si vous avez des milliers de gens autour de vous physiquement, rien ne remplacera jamais les mots d’une personne chère ou le simple fait de sentir que vous n’êtes pas seul, qu’il y a des amis, des gens derrière vous qui comprennent, qui suivent, qui rigolent en même temps que vous, qui vous soutiennent dans les moments difficiles, qui profitent comme vous des paysages qui vous entourent, que vous emmenez avec vous dans les montagnes, sous l’eau, dans la jungle. Merci pour ça, vraiment, du fond du cœur ! Et puis, sans cette interactivité, ce blog n’aurait eu absolument aucune raison d’être. Je veux dire que j’aurais très bien pu faire ça juste pour moi et ne rien diffuser. Mais je ne regrette rien : vous m’avez tellement bien rendu le change. Si c’était à refaire, ce serait la même. Tout ce que j’espère, c’est qu’à travers mes mots vous avez pu vivre un peu ça aussi et que ça a donné un maximum d’envies de voyages, de découvertes, de liberté !!! Sachez juste que je n’ai jamais triché dans mes récits et je suis désolé même parfois d’être allé un peu loin dans les émotions, mais je n’ai pas honte de ça et ces moments faisaient partie intégrante du voyage ! Je voulais juste coller au plus près de la réalité dans la découverte, dans l’extase, dans l’euphorie, mais aussi dans le spleen, la nostalgie et l’amertume.

Moi, j’ai essayé d’offrir mon sourire et ma joie de vivre à chaque instant, à chaque rencontre ! Ca n’a pas toujours été facile parce que le voyage comme dans la vie de tous les jours en France a ses lots de pièges, de malchance et d’incompréhension ! Mais dans l’ensemble, je viens de réaliser un vrai rêve au cours de cette année qui est forcément une des plus belles de ma vie. Je ne remercierai jamais assez ce Guillaume d’il y a deux ans maintenant. Ce mec qui a juste accroché une carte du monde au mur de sa chambre et qui a eu une envie de croquer tout ça à pleines dents ! Je le remercie de n’avoir écouté que son cœur et cette chanson, cet hymne d’avant voyage qu’est le titre « Ailleurs » de N&SK. Bien sûr, j’ai eu peur, sensation humaine, avant de prendre cette décision. C’était comme faire un pas dans le vide, sans voir le fond, un plongeon dans un univers inconnu ! Mais que cet univers est bon et accueillant ! Et puis, franchement, on a cette chance, nous, habitants des pays développés, de pouvoir se lâcher et voyager ! C’est une double chance parce qu’on le vit de nos propres yeux, mais, et pour moi c’est presque le plus important, on fait aussi voyager les gens qui sont dans l’incapacité matérielle de le faire par leurs propres moyens ! Je pense à l’Inde, je pense au Cambodge, je pense aux Philippines, je pense à la Bolivie ! Quel bonheur de voir l’éclat dans les yeux de tous ces gens devant les différents récits, les différentes photos ! Cette énergie te pousse encore plus vers l’avant et à chaque coup de pompe que je sentais, en plus de votre présence derrière l’écran, j’avais le sourire de ces gens dans ma tête et l’assurance que j’allais encore donner de la joie aux prochaines rencontres ! Et je ne parle même pas des voyageurs rencontrés sur la route! Flagrant délit d’humanité comme dirait Pagnol !

Aujourd’hui, quand je ferme les yeux, j’ai tellement d’images dans la tête, de gens, de paysages, j’ai tellement de sensations qui me remontent au cœur, de joie, de liberté, d’étonnement, de nostalgie aussi parfois ! Tout ça, je le ramène avec moi et je me promets de garder cette voie, ce chemin qui m’a rendu si heureux cette année. Une chose est sûre, je vais relire régulièrement ce blog à mon tour, les fesses dans mon fauteuil (peut-être même en faire une sorte d’atlas personnel). Mais le jour où je ne comprendrais plus mes mots, alors ce sera juste l’heure de repartir ou de me relancer dans un projet vers l’inconnu comme celui-ci ! Nous sommes faits pour ne pas vivre dans la monotonie, j’en suis convaincu et chaque expérience au long cours est un approfondissement de soi ! Et tout ça n’est jamais terminé : le temps qui passe, les évènements qui surviennent apportent de nouveaux éléments à notre personnalité. Tous ces changements méritent un temps de compréhension, un recul sur soi pour une meilleure intégration. Pour ma part, l’acceptation de tout ça doit se faire dans un environnement vierge de toute influence, vierge de tout a priori. Je ne sais pas si je dois vraiment parler de changement, mais plutôt de meilleure connaissance de soi. Enfin, je veux dire que je suis sûr de ne pas avoir changé : j’ai juste mieux compris et accepté ce que je suis ! Je souhaite à tout le monde de vivre ça, vraiment !

Voilà, je ne vais pas revenir sur le voyage puisque que tout a déjà était dit dans les différents articles. L’important, définitivement, ce sont les rencontres qui ont été faites sur le chemin, toutes ces rencontres qui te font sentir toute la diversité qu’offre l’humanité ! Vive la diversité, à mort le conformisme ! Terrible de se rendre réellement compte que la Terre est unique mais qu'elle est peuplée d'une infinité de mondes, de cultures et de façons de pensée différents. Je vais juste laisser quelques photos de ma fiole, quelques photos de ces endroits fabuleux qui auront marqué ce voyage. Et j’en oublie un maximum.

Dans les faits, quand je vais physiquement quitter le sol sud-américain, ça marquera la fin de mon voyage et je n’aurai presque plus d’argent. Pourtant, je ne me serai jamais senti aussi riche. Riche, parce que la valeur de toutes ces rencontres, la valeur de tous ces moments de joie, chaque jour, chaque heure, chaque minute, la valeur des réponses à mes questions, toutes ces valeurs sont juste inestimables.

Donc, dans moins d’une semaine maintenant, je suis dispo pour un apéro, pour un bon repas, pour de grandes discussions, un bon match de badminton ou juste pour vous sauter au cou. Mais s’il vous plaît, laissez-moi le temps et surtout, éviter les questions du genre « c’est quoi ton pays préféré ? ». Je suis un peu pris entre deux feux, entre la nostalgie de quitter cette vie de bohème et la profonde joie de vous retrouver. Mais J’ARRIVE, je suis prêt à revivre tous ces bons moments français avec vous !

Je vous embrasse. A tout de suite ! Quand je lirai vos commentaires (et je compte sur vous!!!), je serai en France, c'est sûr maintenant! Je quitte Santiago le 29 et je pose mes pieds à Paris le 30 novembre!!! 2 jours bordel!

Petit aparté culture : je ne voudrais surtout pas oublier de citer la musique et les livres qui m’ont accompagné sur le chemin. Cette chère musique m’a fait vibrer l’âme quel que soit l’endroit où mes pieds étaient posés et j’ai quasiment un paysage, une sensation par morceau. Juste histoire de pouvoir fermer les yeux à la maison et juste en appuyant sur « play » retrouver cette situation, cet état d’esprit !!! C’est gravé au fond de mon cerveau.

Les livres (tout en français, bien sûr : ça suffit de parler anglais et espagnol à longueur de journée) :

Journal d’une apprentie chamane                                         CORINNE SOMBRUN

(bouquin qui m’aurait bien donné envie de faire du chamanisme au Pérou)

 

Chroniques de San Francisco                                               ARMISTEAD MAUPIN

(divertissant, je vais lire le deuxième tome en rentrant !  Je crois qu’il y a 3 ou 4 volets)

 

Dieu est un pote à moi                                                            CYRIL MASSAROTTO

 (j’ai vraiment aimé l’humanisation de Dieu dans ce bouquin !!!)

 

La nuit des enfants rois                                                             BERNARD LENTERIC

 (Froid dans le dos !!!)

 

Je voudrais  que quelqu’un m’attende quelque part              ANNA GAVALDA

 (Nouvelles sympathiques pleines d’émotions et de situations rigolotes)

 

L’échappée belle                                                                       ANNA GAVALDA

 (Superbe bouquin, du Gavalda quoi !)

 

L’Australie                                                                                  EXTRAITS D’AUTEURS

 (Moyen, moyen !!!)

 

Mort aux cons                                                                              CARL  ADERHOLD

 (Dur à adhérer, mais l’idée est plutôt bonne, lol !!!)

 

Rupture de contrat                                                                       HARLAN COBEN

(policier de gare plein de bonne répartie)

 

Le livre tibétain de la vie et de la mort                                      SOGYAL RINPOCHE

(dur à lire, mais j’en ai tiré un vrai enseignement et un vrai recul sur la façon d’aborder la vie et la mort, du coup !!!)

 

Une nuit, la liberté                                                                        DOMINIQUE LAPIERRE ET LARRY COLLINS (bouquin génial sur l’histoire de l’indépendance indienne et de la vie de Gandhi)

 

Tu vivras, mon fils                                                                          PIN YATHAY

(bouquin effrayant de réalisme sur l’époque de Pol Pot et des khmers rouges au Cambodge dans les années 1970 : à lire absolument !!!)

 

Petit traité sur l’immensité du monde                                        SYLVAIN TESSON

(Une Bible pour moi, sur la façon de voyager, de vagabonder et de le faire en toute liberté, mais seul. Il m’impressionne ce mec !!!)

 

Les roses d’Atacama                                                                    LUIS SEPULVEDA

(J’ai vraiment adoré toutes ces histoires ! SEPULVEDA est décidément est un auteur intemporel. C’est simple, c’est profond, c’est court ! Leçon de vie à chaque histoire garantie !!!)

 

La trahison des Dieux                                                                 MARION ZIMMER BRADLEY

(Ouais, un peu de mythologie, ça fait pas de mal !!!)

 

L’anneau de Moebius                                                                  FRANCK THILLIEZ

(Je ne me rappelle plus de l’histoire !!! Ca ne m’a pas marqué !)

 

La maison du guet                                                                         MARY HIGGINS CLARK

(Classique de Clark, rien à ajouter là-dessus ! On aime ou pas, mais c’est du CLARK !!!)

 

Bienvenu au club                                                                           JONATHAN COE

(Je sais plus l’histoire, mais j’ai rigolé, c’est sûr !!! J’ai la couverture en tête et ça me faisait sourire et plaisir de le lire !)

 

Respire                                                                                            TIM WINTON

(Excellente histoire de jeunes surfers australiens ! Jusqu’où pousser la folie pour de nouvelles sensations ?)

 

L’homme chauve souris                                                                  JO NESBO

(Souviens pas de l’histoire, je sais même pas si je l’ai fini celui-ci)

 

Le Mexique : entre l’abyme et le sublime                                     GAETAN MORTIER

(Intéressant, mais pas très bien écrit, j’ai trouvé ! L’Histoire du Mexique, Zapata, Pancho Villa et la politique actuelle)

 

Le premier aigle                                                                              TONY HILLERMAN

(Nul à chier, désolé !!! Je l’ai pas fini, ça c’est sûr !)

 

Anatomie de l’errance                                                                    BRUCE CHATWIN

(Quelques nouvelles sur le nomadisme, son histoire et l’état actuel des peuples nomades ! Cette partie est très bonne ! En deuxième partie, ce sont des critiques de bouquins et d’auteurs ! Pas mon truc !)

 

Acide sulfurique                                                                               AMELIE NOTHOMB

(EXTRAORDINAIRE !!! Bouquin dont j’avais jamais entendu parler ! Grande Amélie Nothomb ! A lire absolument, ça fait bien réfléchir sur le phénomène télé réalité et je pense que ça peut faire jeter sa télé par la fenêtre !!! Très bon tout ça !!!)

 

Les aventures miraculeuses de Pomponius Flatus                    EDUARDO MENDOZA

(Agréablement surpris par son humour! Livre très sympa qui parodie la vie de Jésus! Je vais me renseigner sur le reste de la bibliographie de ce mec)

 

Les Fourmis                                                                                     BORIS VIAN

(Du très très grand VIAN, bien cynique! Recueil de nouvelles décapantes à l'acide sulurique et en règle de la société et de quelques institutions!!!! Un vrai bonheur! Merci à la librairie française de Santiago d'exister)

   

Musique :

 

La playlist :

-          Congress man de Groundation,

-          Mala Vida de la Mano,

-          Yéké yéké de Toura Kunda,

-          Concrete de Bob,

-          Almarita de la Rue Kétanou,

-          Imadjigui de Tiken Jah Fakoly,

-          Mr. Bobby de Manu Chao,

-          El Viento de Manu encore,

-          Enjoy the silence de Depech Mode,

-          The passenger d’Iggy Pop,

-          Where is my mind des Pixies,

-          Wonderwall d’Oasis,

-          Natty Dread de Bob (special énorme coup de Coeur pour cette fabuleuse chanson!!!),

-          Ready anytime de Pierpoljak,

-          What I need de Noir Désir,

-          Ailleurs de N&SK (bien sûr !!!),

-          Ska ta fright de Omar Perry,

-          Croon it de Kanka (merci Flo !),

-          Laisse pas trainer ton fils de NTM,

-          In London still des Waifs,

-          Pump up the volume de Mars,

-          Rastaman de 13H (merci Guido! Une révélation pour moi!!!),

-          Razors Edge de ACDC,

-          Like a prayer de Madonna,

-          Down under de Men at work,

-          La isla bonita de Madonna,

-          No mas llora de Bébé (vraie découverte pour moi, cette charmante chanteuse espagnole : LA révélation musicale de ce voyage pour moi!!!),

-          Me fui, encore Bébé,

-          Les hommes que j’aime de la rue Kétanou,

-          The Prisoner d’Iron Maiden,

-          Päradise City de Guns and Roses,

-          Ska de la tierra, de Bébé, encore!

-          Con mis manos, bah Bébé aussi !

-          Siete horas, euh j’aime vraiment, j’ai dit, c’est Bébé encore,

 

Voilà, tout ça a tourné en boucle dans mes oreilles. Mais pour les occasions particulières, j’avais bien sûr les albums en intégrité de tous les artistes déjà cités, sans oublier l’inoubliable Mano Solo, un pote à moi, Horace Andy, Assassin, Asian Dub Foundation, Bjork, Les Hurlements d’Léo, Les têtes raides, Map, et Morcheeba pour les vrais grands moments d’évasion, bien sûr !!! 

 

 

Je veux juste ne pas oublier les 2 ou 3 films qui m'ont accompagné également, je pense surtout au mythique "Dikkenek", à l'indispensable "Démons de Jésus" et bien sûr à "Into the Wild" qui m'a fait penser à Claire à chaque vision. Paix à son âme! Je vais me mettre quelques Klapisch dans la tête en rentrant parce que ça m'a pas mal manqué!

Comme touche finale, comme pour boucler la boucle, puisque tout a commencé de là en cet été 2008, je vous laisse les paroles de cette chanson de N&SK que j’ai prises au premier degré à l'époque. Ca s’appelle « Ailleurs » et vous pouvez cliquer sur le lien pour l'écouter!!!

 

« T’envoies tout ballader,

A tort ou à raison,

Ne jamais plus te soucier,

Du qu’en dira-t-on

Simplement t’éclipser

Comme on perd la raison

Prêt à tout essayer

Quitte même à péter les plombs !

 

Laisse de côté tes doutes

Ne te pose plus de questions

Tente tout à quitte ou double

De n’importe quelle façon

 

Quitte à laisser des plumes

Sur ces routes de bitume

Ca en vaut toujours la peine

Si la tête revient pleine

De nouveaux sourires

Chargés d’émotion

Des tonnes de souvenirs

Le bon kiffe sensation

 

C’est ainsi l’air de rien

Que se trace le destin

Au hasard des chemins

Il se dessine sur tes mains

Tu laisses libre cours

A toutes les tentations

Peu importe le parcours

C’est bon de toutes façons . »

 

 Et quelques photos aussi !!! 

 

   

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  Le Cap de Bonne Espérance et son vent de folie - Afrique du Sud

 

 

 

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  Le désert du Namib à Sossuslei - Namibie

 

 

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  Les impressionnantes Victoria Falls - Zimbabwe

 

 

 

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La ville Sainte de Pushkar où on a fait le premier de l'an avec Lolotte - Rajasthan - Inde 

 

 

 

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  Le temple Jaïn majestueux, émouvant et plein d'énergie de Ranakpur - Rajasthan - Inde

 

 

 

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La ville mystique de Bénarès - Varanasi - Inde

 

 

 

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Les fabuleuses premières plongées dans le Parc National des îles Similan - Thaïlande 

 

 

 

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La douceur de vivre de Koh Phangan (j'y serai bien resté ici!!!) - Thaïlande

 

 

 

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Le Mékong en speedboat de Huai Xai à Luang Prabang - Laos 

 

 

 

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Rêves de gosse dans les temples d'Angkor, mélange architecture-nature plein d'énergie - Cambodge 

 

 

 

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  Les Hauts Plateaux de Sapa, ses rizières en terrasses et ses peuples Hmong - Nord Vietnam

 

 

 

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  Plongées de malades (première manta!!! :-)) sur le récif de Tubbataha - Philippines

 

 

 

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El Nido, sûrement mon coup de coeur du voyage, comme toutes les Philippines d'ailleurs!!! 

 

 

 

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Le petit village tout planqué et magnifique de Batad cerné par les terrasses de rizières - Philippines 

 

 

 

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  Le site de Kata Tutja (prêt d'Ayers Rock et du King's Canyon) dans l'outback australien

 

 

 

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Le fabuleux volcan Tongariro - Nouvelle Zélande (faut que j'y retourne sans faute là-bas!) 

 

 

 

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Maupiti, mon île préférée de la Polynésie (de ce que j'en ai vu!) 

 

 

 

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L'atoll de Rangiroa et les plongées qui constituent les plus émouvantes de tout ce voyage - Polynésie 

 

 

 

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L'île de Pâques - émotion, sérénité, spiritualité, que du bonheur quoi!

 

 

 

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  La route des 7 lacs à Bariloche - Patagonie  - Argentine

 

 

 

 

 

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Extraordinaire Peninsule Valdes et ses baleines! Inoubliable, j'en veux encore!!! - Patagonie - Argentine 

 

 

 

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La Québrada de Cafayate -  Que dire? Grands moments de plénitude dans un bain de bonheur! - Argentine

 

 

 

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La Québrada de Tilcara, j'adore les Québradas - Argentine 

 

 

 

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  Le sommum de la liberté, feu d'artifice dans ma tête à Iruja - Argentine

 

 

 

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  La Québrada de Tupiza de cette adorable Bolivie

 

 

 

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Sud Lipez, désert de Dali! Un des plus beaux endroits au monde! - Bolivie 

 

 

 

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  La jungle de Rurrenabaque - instants sauvages - Bolivie

 

 

 

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  Copacabana, la ville à 4000 m sur le lac Titicaca - Bolivie

 

 

 

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Le  Machu Picchu, passage obligatoire - Pérou

 

 

 

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Fin du voyage, dans mon élément, sur les îles Galapagos! - Equateur

 

 

 

Et puis, un dernier petit film pour la fin de fin puisque le lien ne fonctionnait pas au dernier article! C'est la vie en surface des Galapagos! Cliquez là, ici!!!

 

One life, one chance!!!!!!!!! Just enjoy and keep smiling my friends!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

Préparez le fromage, parce que j'ai vraiment faim, et le pinard, parce que j'ai vraiment soif!!!

 

Bisous et merci encore, mille fois! J'arrive, je suis sur la route!!!

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 01:14

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Hola todos !!!

 

Voilà, ce séjour aux Galapagos est terminé et il se finit en apothéose !!!

 

J’ai donc attrapé mon bateau de Santa Cruz pour rejoindre la isla Isabella !!! Le vent qui souffle annonce une mer chaotique. Mais bon, ça devrait aller, j’ai bien mangé et puis il n’y a que deux heures de navigation. Je prends ma place et je m’endors directement avec l’Ipod sur les oreilles. Quand je me réveille, le bateau est arrêté en pleine mer (problème de moteur) et j’ai la famille vomito en voisin de sièges ! Sympa, tous avec leur petit sac plastique à faire des bruits d’ours ! Bon, je respire par la bouche, sinon, je vais être malade comme eux. Finalement, ils réparent le moteur et nous repartons avec les 500 chevaux au cul dans des vagues de 2 ou 3 mètres ! C’est plutôt fun (enfin tout le monde n’a pas dit ça ! J’ai eu l’impression de voyager avec les petits hommes verts !). On pose enfin le pied sur Isabella et là, y a pas photos, le village a l’air tout calme, les hôtels sont pas chers, les touristes sont là, mais c’est une autre population que sur Santa Cruz. Beaucoup plus à l’écoute de la nature et des animaux ! Bon, je vais rester un peu ici, ça sent bon !

 

Première ballade sur la plage à regarder les crabes et les oiseaux et première visite au seul diveshop de l’île. Demain, pas possible de plonger parce que je suis seul, faut que j’attende après-demain (ou alors faut payer pour 2, mais déjà que c’est cher et puis je veux me laisser l’opportunité de replonger sur Santa Cruz en espérant que la visibilité sera meilleure que pour les premières plongées là-bas). Pas de problème, demain, je me fais un trip marche vers les volcans. Après une super nuit dans un hôtel familial, super propre, tout neuf (ça change de mon lit bon marché tout buggé de Santa Cruz), c’est parti pour la fameuse ballade avec guide (pas le choix !!! C’est un parc national ici et la plupart des activités se font avec guide ! Bon, si ça permet de préserver la faune et la flore en général, je veux bien payer ! C’est tellement chouette ici !). Dans le groupe, c’est que des argentins et une française, Elodie. C’est marrant mais j’ai l’impression que toute l’Argentine gratinée est aux Galapagos en ce moment ! C’est les vacances à Buenos Aires ou quoi ? Les paysages sont juste à couper le souffle. Cette roche volcanique noire qui tranche avec les portions de terrain oxydées rouges et la mer en contrebas ! Génial ! Je ne regrette rien, surtout que je passe du bon temps avec Elodie. Encore une qui a lâché son activité en France pour se lancer dans le commerce des chapeaux, les fameux Panama, sur les marchés français. Enfin, les marchés de luxe parce que vu le prix des chapeaux , j’ai l’impression que ça va être dur de vendre ça sur les marchés nocturnes des stations balnéaires françaises !!! En tout cas, tout ça part d’un super principe de marché équitable, sans négociation de prix chez le producteur et avec obligation de rester un mois dans le village de fabrication des fameux chapeaux pour être renseigné sur toute la chaîne de production. Intéressant ! Bon vent à toi Elodie, et surtout bonne chance pour cette nouvelle vie !!! Ca fait du bien de discuter avec des gens qui osent comme ça !!! Donc, journée marche, photos, histoire des volcans dont la dernière éruption ne date que de 2005. Très chouette journée ! En rentrant à l’hôtel, il me reste bien 3 heures avant le coucher du soleil et j’ai pas l’intention de perdre une seule minute ici. Allez hop, location palmes-masques-tuba et je plonge dans la lagune de Concha Pearla. Y a personne ici, y a même à peine des poissons. Mais y a une otarie qui fait sa loque sur un rocher. OK, je vais y aller discretos pour l’observer d’un peu plus près ! Quand j’arrive à 5 m du rocher, je sens comme une présence dans l’eau, derrière moi. Gagné, c’est une autre otarie qui fait sa curieuse ! Bah voilà, je vais me gaver. Et c’est parti pour 30 minutes de gamineries dans l’eau, un vrai bonheur ! Quand elle en a marre, elle part se coucher à son tour sur le ponton ! Moi, je reste sur ma faim, alors je retourne la voir et j’essaie d’imiter un peu son cri. Fallait voir ça, avec le tuba dans la bouche, ça valait le détour ! Et bingo, elle a du mal à bouger ses fesses, mais elle retourne dans l’eau avec moi ! Exceptionnel !!! Sauf que cette fois, plus moyen de l’arrêter et si je m’approche trop près du ponton et que je mets les mains sur l’échelle, alors elle s’interpose ! Mais elle est dressée ou quoi ? Promis, du grand vécu, un grand moment de joie pour moi !!! Je me promets de revenir ici aussi souvent que possible ! Mais là, faut que je retourne au diveshop pour essayer l’équipement et tout ! Et merde, mauvaise nouvelle, les deux amigos qui voulaient plonger demain, ont finalement annulé. Faut encore que j’attende ? Pas moyen. Tant pis, je rentrerai sur Santa Cruz sans avoir plongé à Isabella. Il ne me reste plus trop de temps et je veux voir le marteau. Sauf que les marteaux, bah ils sont sur le site de Gordon Rocks, départ des bateaux de Santa Cruz.

 

 

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  J'ai mis la photo de cette plante parce qu'elle est endémique aux Galapagos. Autrement dit, vous ne la verrez pas ailleurs! Le comble, c'est que je ne me souviens plus de son nom!!!

 

 

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Ok, le lendemain, je vais direct au port pour trouver un pêcheur, Gato, pour me faire faire un petit tour de bateau. Au programme, snorkelling, visite d’une petite île aménagée pour la marche. Cool, pas besoin de passer par une agence et puis je suis seul sur le bateau ! C’est parti. Le tour va durer 2 h 30. Le snorkelling est de bonne qualité. Otaries, tortues, requins, stingrays. Ca va, j’ai connu pire. Mais la visibilité ici n’est pas au top niveau. Gato m’emmène sur cette fameuse petite île de Tintoreras et me dit que je peux marcher là tranquillement, juste en suivant la trace du chemin (surtout pas d’écart !) et que j’en ai pour environ 30 minutes. Sauf que je vais rester là 1 heure. Ile magique, gavée d’iguanes, de crabes, de boobies, de canaux où dorment les requins pointes blanches par dizaine (enfin, ils dorment quand ils se font pas déranger par notre ami l’énorme otarie mâle qui passe et repasse au-dessus d’eux !!!). Ca les agace un peu, alors ils finissent par se réveiller définitivement et par se casser ! Fais chier le gros ! Tu peux pas rester tranquille un peu ! Ce type dort peut-être 20 h par jour, mais quand il est réveillé, il faut qu’il trouve à s’occuper. Insupportable de l’avoir comme voisin ! Bref, petit tour fabuleux et à tous les gens qui comptent aller sur les Galapagos, je conseille vivement de prendre un peu de temps pour visiter Isabella qui est de loin plus belle et plus nature que Santa Cruz ! Je pense à toi Rico, mais faudrait pas trop me chauffer pour que je retourne là-bas à mon tour. Sauf que je vais économiser pour ça parce que si je retourne là-bas, ce sera définitivement pour faire la croisière plongée. C’est plongées à volonté (jusque 5 fois par jour si t’as la forme, avec nightdives et tout) et vu ce qu’il y a à voir dans ces eaux, bah je suis prêt à mettre le prix. Enfin, je reviendrai sur la plongée plus tard ! Donc, après ce petit tour bien peinard, retour à Concha Pearla, mais cette fois, y a personne avec qui jouer ! Encore en train de dormir ces gros fainéants ! Y a juste une énorme stingrays qui fait sa loque aussi au fond de l’eau. Mais elle, je vais pas aller la déranger. Ca pique fort ces bidules ! Voilà, c’est fini pour Isabella, demain, je repars sur Santa Cruz pour … euh … bah plonger tiens !

 

 

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Je retrouve donc mon hôtel tout pouilleux, avec douche chaude, mais faut attendre 10 minutes montre en main pour avoir de l’eau chaude. Je sais pas, les canalisations doivent faire 10 km ou quoi ! J’aurais été curieux de voir les isos de la plomberie !!! La technique, ici, c’est d’attendre que quelqu’un soit à la douche et tu prends la suite dans la foulée ! Ca marche bien ! Bon, j’estime avoir le budget pour une nouvelle session plongée et une escapade sur l’île de Seymour pour aller matter les oiseaux à la jumelle. Mais je dois plonger demain (question de respect de 24 h entre la dernière plongée et le vol qui va me ramener vers Lima) et aller sur Seymour lundi. Sauf qu’après avoir ratissé toutes les agences de voyage, je dois me rendre à l’évidence qu’il n’y en a pas une pour aller à Seymour quand je veux. Vérole ! Il me reste une journée pour réfléchir à ça, une dernière minute, c’est toujours plus risqué, mais moins cher. Je crois que l’administration du Parc a un planning d’excursions qu’elle transmet aux différentes agences afin de laisser au moins 2 ou 3 journées par semaine aux animaux sans être dérangés par les vilains humains. Bref, il est temps de m’occuper de la plongée pour demain. Les deux diveshops avec qui j’avais déjà plongé moyennant des prix intéressants pour les Galapagos sont complets ou ne partent pas demain (maintenance du bateau : surtout grosse fiesta toute la nuit et le chiffre de la semaine a été fait ! OK, je ne peux pas leur en vouloir, sauf que moi, il ne me reste que deux jours). Bah, je vais craquer, je serai pas tous les jours aux Galapagos. Et c’est parti pour une session de plongée confort. Et là, super surprise, divemasters super pro, Alex et Enrique. C’est l’éclate complet, ils sont calmes, posés et surtout le briefing me plaît bien : ça sent le professionnalisme et pas l’usine comme les autres. Ce que j’aime c’est quand Alex nous dit pour finir : si j’en vois en seul toucher un animal, il n’ira pas dans l’eau pour la deuxième plongée. Au moins, on est fixé. C’est exactement la mentalité que je recherchais. Sous l’eau, c’est juste fabuleux, je retrouve toutes mes sensations de la Polynésie, moins de monde dans le groupe , plongée toute tranquille, et enfin une visibilité de 15 mètres. Nudibranches, raies aigles, requins pointes blanches, otaries et surtout requins des Galapagos. Ah, un peu de gros que je ne connais pas ! Perfect ! Mais je reste sur ma faim : toujours pas de requins marteaux à l’horizon et puis je suis à 99 plongées !!! Je craque ? Allez, j’aurais 18 heures entre la dernière plongée et mon vol, c’est la limite que fixe la réglementation PADi. Ouais, je craque : je veux faire la centième ici !!! Niveau budget ? Bah comment dire, je vais vraiment manger des pâtes en rentrant ! Mais j’aurai des souvenirs plein la tête ! C’est pas ça le plus important ? A l’heure actuelle, si, définitivement !!! Dans l’intervalle, je perds mon appareil photo ! Et ouais, j’en n’ai plus maintenant ! C’est vraiment la fin du blog ! Heureusement, je sais pas par quel hasard, j’avais tout sauvegardé la veille sur l’ordi ! Un peu de chance dans la malchance !!! Faut croire !

 

 

Voilà, je suis sur le pont du bateau, en équipement, je vais me mettre à l’eau pour la centième, à Gordon Rocks. En surface, je constate déjà que la visibilité est d’environ 20 m. Hum, ça sent bon tout ça. Bon, je descends avec Peter, un allemand. Détail important parce qu’il a toute la panoplie (l’équipement, je veux dire) d’un bon allemand bien rigoureux, appareil photo de malade compris. OK Peter, tu veux pas être mon buddy ? Ca roule ! Nous voilà sous l’eau, à 25 m de fond, mes oreilles sont passées à la perfection, y a pas trop de courant et ça a l’air de bien bougé au fond. Soudain, on entend le petit bruit métallique du DM. Ca sent le gros en approche. On est tous sur le qui vive : c’est le marteau, c’est sûr ! Derrière le rocher, trois énormes molas molas, des sortes de poissons lunes en un peu plus petit, mais bon, 3 bons mètres de diamètre tout de même !!! Suerte, suerte, suerte amigos !!!! De la bombe atomique ! Si y avait pas eu un petit jeune tout excité qui a palmé comme un malade pour les approcher, on aurait pu rester 20 bonnes minutes avec eux. Toutes façons, le bruit métallique retentit de nouveau. C’est forcément quelque chose de plus prisé que les molas molas, sinon Alex n’aurait jamais fait de bruit pour nous attirer ailleurs !!! Gagné, le marteau, en plein dans ma face ! Fabuleux, magnifique, beau, gracieux, enfin, tout quoi ! Juste comme pour dire, t’as bien fait bonhomme, tu pouvais pas partir d’ici sans nous dire bonjour ! C’est fou ça, deux espèces jamais vues en moins de 15 minutes ! La journée est faite, c’est clair ! Tout ce qu’on va voir maintenant sera que du bonus, et quel bonus ! A la remontée, avant le palier de décompression, une otarie qui vient jouer avec moi, mais quand je dis jouer, c’est vraiment jouer  : les yeux dans les yeux! J'ai envie d'exploser de rire (de joie je veux dire) mais je dois me contenir ou mon masque se remplit de flotte! Je veux plus partir d’ici, donnez-moi une autre bouteille ! Qu’est ce que c’est que ce jour d’anthologie ? La deuxième plongée sert à rien, moi, je suis en euphorie totale !!! Bon, on va la faire quand même, pour le plaisir et juste pour voir un petit mola mola et une tortue. Rien de vraiment extraordinaire, mais franchement, je n’en demandais pas tant. Voilà, je peux partir tranquille des Galapagos et affirmer que cette destination était vraiment une étape phare de tout le voyage. Y a pas photos (enfin, y a plus de photos !!!). Mais j’ai choppé les quelques cartes SD des appareils photos étanches et je vous laisse quelques clichés, et surtout des films !!! Gavez-vous ! Moi, chaque fois que je revois ça, y a pas moyen de me parler, de me déranger. Je suis sous l’eau encore une fois, à revivre exactement les mêmes sensations.

 

Alors, il y a deux films (faut juste cliquer sur les liens) :

 

1) la vie en surface aux galapagos

 

 

 

2) la vie sous l'eau bien sûr (prenez votre temps, c'est tout en douceur!!!) 

 

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 Le requin des Galapagos

  

 

Voilà, je vous laisse sur tout ça, mais je vous promets de faire un petit épilogue de tout le voyage. Sûrement sans images, sans photos, ou alors du déjà vu. Là, je suis à l’aéroport de Quito, j’attends mon avion pour Lima. Je suis un peu perdu dans mon planning, je sais plus trop ce que je vais faire dans les jours qui arrivent : Argentine, Chili !!! Les facteurs de réflexion ne sont plus les mêmes.  Salut à tous ! Les Galapagos ont tenu toutes leurs promesses et le voyage s’arrête là. Ce que je retiens surtout de ces ìles magnifiques, c'est évidemment la faune qui y habite! Cette faune qui se laisse approcher sans peur, simplement parce que les animaux ne sont pas chassés ici! Du pur bonheur! Tout ce qui va se passer à l’avenir ne sera pas mis en ligne !!!! J’en ai plein la tête, faut que je me trouve un hamac pour 2 ou 3 jours, histoire de faire le point. Et puis, sûrement un autre endroit pour faire un brin de chouille en fin de voyage! Ensuite, je suis de retour en France, retour aux sources, aux racines et à des valeurs que j’espère toujours aussi ancrées que quand je suis parti. Je compte sur vous !

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Published by Guillaume - dans Galapagos
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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 17:00

 

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  Retour aux sources!!! On est pas mal là!!!

 

 

Hola a todos !!!!

Ca y est, je suis sur ces îles d’un autre monde, les Galapagos !!! Désolé, j’ai pas trop le temps d’écrire (j’ai mon bateau dans une petite heure pour une autre île, la isla Isabella) et internet, c’est pas ce qui fonctionne le mieux ici !

Le trajet pour atteindre ces îles a été plutôt épique : 4 vols dans la journée, de Lima à Baltra, l’aéroport insulaire. Mais bon, j’avais pas vu que j’avais réservé en classe affaire ! Du coup, je me suis pété le ventre dans l’avion. J’ai pas résisté à vous laisser une photo de ce repas qui m’a donné un avant-goût de ce que je vais retrouver dans mon assiette en France, notamment le fromage !!!

Arrivée sur l’île, ambiance chaleureuse, sourires de rigueur, no man’s land au cœur de l’île ! Exactement ce qu’il me faut pour terminer ce voyage. Juste un retour sur moi, une dernière pause réflexion et synthèse sur ce voyage. C’est la vie rêvée ici (le seul point noir, c’est les tours organisés, mais bon, je vais pas noircir le tableau avec ces conneries, toutes façons, c’est partout pareil !!!). C’est magnifique, y a des animaux partout, terrestres et marins, des fleurs incroyables, des paysages variés et extraordinaires, des oiseaux splendides (d’ailleurs, c’est facile de reconnaître les touristes ici, c’est ceux qui ont toujours la tête en l’air !!!), des gens d’une gentillesse comparable aux Philippines, des femmes au regard envoutant, et une bouffe succulente (ceviche, salchipapa, et même des mangues). D’ailleurs, j’ai déjà repéré un terrain !!!

Mon budget est plus que serré, d’une parce que c’est la fin du voyage et que j’ai plus de tunes et de deux, parce que les activités sont plus que chères. Mais bon, ça va pas m’empêcher de plonger tout ça ! Mais finalement, se restreindre a du bon ici parce que je vais bouffer dans les petits restos avec les locaux et je suis accueilli les bras ouverts. Le tourisme, ici, me fait penser un peu à celui de la Polynésie (tourisme de luxe et en couple : pas trop de backpakers !!!). Du coup, je rencontre plus de locaux et c’est un vrai plaisir ! L’espagnol progresse, progresse ! Mais il me faudrait peut-être deux ou trois mois de plus ! Lol !

Au programme, tortues géantes, iguanes, otaries, pingouins, oiseaux (pélicans, boobies, mouettes, grues, …) sur terre et dans les airs. Dans l’eau, requins pointe blanche, raies, puffer, barracudas, otaries (encore !), garden eels, mais pas trop de visibilité en général !!!

Petite aparté pour deux choses :

1)      Deuxième plongée ici, j’en avais un peu marre d’être dans un groupe de 10 plongeurs à ne voir que des bulles et des palmes. Alors, je m’écarte un peu, pour nager à la rencontre d’une otarie qui s’ébattait joyeusement, sûrement à la recherche d’un repas ! Quand soudain, (et faut bien imaginer que la visibilité est inférieure à 10 m) j’aperçois une ombre gigantesque se rapprocher de moi !!! Petite frayeur, les autres sont à 15 m. A la lumière du soleil, les formes m’apparaissent comme un rêve : un banc de raies mantas d’au moins trente individus !!! Et paf, dans ma tête tout ça !!! Que du bonheur !!! A revivre, 1 000 fois !

2)      Le requin marteau : troisième plongée, on se met à l’eau. Moi, direct, je mets la tête sous l’eau pour scruter la population locale, la visibilité et tout. Et là, sous mes yeux, à 20 m de fond, je le vois, c’est sûr, le REQUIN MARTEAU. Pas moyen que j’attende le divemaster, je fonce. Tant pis, je vais me faire engueuler, mais la raison est bonne ! Sauf que cette puta madre d’oreille droite ne me laissera pas descendre !!! Fuck !!! Je vais devoir y retourner, demain ? Ouais, demain tiens, ça tombe bien, j’avais rien à faire de mieux !!!

Voilà, désolé, je suis pas très prolixe pour cet article, mais je vais me rattraper en photos. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai préféré faire deux articles pour les Galapagos. Vu le nombre de photos que j’ai déjà à publier, c’est mieux de tout scinder en deux parties. Je vous laisse apprécier par vous-même. Je vous laisse en bonnes compagnies. Dans l’ordre, paysages, animaux, flore et plongée. Moi, je me casse sur une île un peu plus déserte pour encore plus de liberté d’actions et quelques plongées supplémentaires. Dans 3 jours, je fais péter le champagne pour la centième !!!! Yepa !

 

 

 

 

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  Il me faudrait un peu plus de pain et de vin, s'il vous plaît cher ami, t'as oublié que j'étais français ou quoi?

 

 

 

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  Ca, c'est un tunnel de lave à l'époque où les volcans étaient encore actifs! Je sais pas si la photo rend compte des dimensions, mais le tunnel fait plus de 10 de diamètre. En fait, la lave s'est pétrifié en périphérie et la lave en fusion à continuer à s'écouler au centre. Ca donne ce tunnel. Impressionnant!!! (et c'est sur 2,3 km!!!)

 

 

 

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  J'ai voulu faire une photo avec lui, mais il a pas trop aimé!!! J'ai failli me faire mordre. Faut dire qu'il est entouré de son harem de presque 15 femelles!!! Ca a l'air mignon comme ça!!! Mais faut pas se tromper : ca pèse plus de 200 kg et ça a suffisamment de dents pour t'arracher une main!!! Je le laisse dormir, ça a l'air plus gentil comme ça!

 

 

 

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Petite toilette matinale!!! 

 

 

 

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Le fameux boobie, emblême des Galapagos!!! Remarquez ces pattes toute bleues! 

 

 

 

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Ca c'est le requin marteau qui m'est passé sous le nez!!! Ad'taleur amigo, j'arrive, d'un peu plus près! 

 

 

 

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Salut à tous, portez-vous bien. Moi, bah ça va, pourquoi ?

 

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 00:42

 

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Hola todos !

J’ai donc quitté précipitamment Cusco avec une bonne gueule de bois ! Je décide de partir à Arequipa. J’arrive là, dans une ville qui au premier abord semble n’être qu’un énorme bidonville. Disons qu’il faut bien 5 minutes au bus pour traverser tous ces quartiers de maisons de tôles et de terre cuite, dans un environnement sec et poussiéreux. On arrive enfin au terminal des bus et, dans le taxi, j’aperçois enfin le centre ville, qui est beaucoup plus présentable, beaucoup plus « construit ». Tout le monde me dit qu’il y a 1,5 millions d’habitants ici, mais à en croire mes yeux ébahis devant cet amas de masures entassées au porte de la ville blanche, je parierais sur beaucoup plus ! Je pose mes sacs à l’hôtel home sweet home (partenaire du home sweet home de Cusco, en plus vieillot et moins souriant aussi !) et je pars à la découverte de la ville et notamment de sa Plaza de Armas. Une magnifique place avec une cathédrale immense et toute immaculée. Ouah, ça en jette directement. Y a des petits bars-restos en terrasse sous les arches qui dominent tout ça et je me pose là cash pour réfléchir à mon programme dans le coin, sous un ciel bleu et un soleil de plomb. C’est tranquillou et j’ai du mal à décoller, mais il faut que je prenne quelques billets d’avion et que je prévois de partir demain pour le Colca Canyon parce que comme d’habitude, je ne veux pas rester en ville !!!  Voilà, tout est fait, et pour ne pas être en reste en soirée, je fais connaissance avec Mika, un français qui vient de faire du chamanisme dans le Nord Pérou, à base de cérémonie d’Ayahuesca et tout. Discussions super intéressantes sur la plante, toute la cérémonie, la préparation et les réponses qu’elle peut t’apporter ! Quelle expérience !!! Je suis tenté, vraiment, mais j’ai peur !!! En tout cas, bon vent à toi l’ami, je te souhaite de poser tes pieds sur ce nouveau chemin et d’y trouver tout ce que tu cherches ! Salut ! Moi, je vais me contenter de relire la prophétie des Andes de Redfield!!!

 

 

 

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Bon, je décolle pour Cabanacondé et le Colca Canyon. Y a Christina et Ritchy dans le coin ! Dans le bus, déjà, je suis confronté aux soi-disants guides qui font plus office de contrôleurs. Et ouais, y a un spot en particulier ici, la cruz del condor, où tu peux tranquillement observer le vol de ces fabuleux oiseaux. Mais faut payer !!! Sauf que dans le bus, les contrôleurs me demandent de payer pour tout le canyon. Euh non, je ne paierai pas, désolé ! Pourquoi alors, ils ne me font pas payer au départ du bus à Arequipa ??? Bref, le mec me force la main. Ok, je vais payer, mais tu me donnes ta carte de contrôleur, ton nom et tout. Ils commencent à me courir sur le système ici, vraiment ! Bon, j’ai mon bolleto touristico et je suis bien content avec ça !!! La technique ici, c’est d’attendre de voir où vont les touristes et quand c’est bien fréquenté, ils décrètent une loi qui t’oblige à payer l’accès au site ! Bonne politique, vraiment ! Pour aller marcher dans le canyon, franchement, je vois pas bien l’utilisation qu’ils peuvent faire de cet argent, surtout que le canyon est plein de bouteilles plastiques vides, jetées en pâture ici pour je ne sais pas quel régime alimentaire. Et y a même pas une poubelle ! Par contre, y a bien quarante contrôleurs et je pense que quand ils ont fini de payer ces gens-là avec l’argent du bolleto, bah il reste plus grand-chose pour les populations locales. Encore un système qui se mord la queue. Heureusement que c’est joli le Pérou, sinon, je me casserais aussi sec ! Bon, une bonne chose, enfin, je retrouve Christina et Ritchy. Journée péinard, à marcher jusqu’au mirador pour avoir une vue d’ensemble sur le fond du canyon. Très très chouette. Je repère les chemins et les chiens qui sont dessus aussi. Je suis à la limite d’acheter une fronde ! Soirée tranquille, mais Ritchy a pris une bonne insolation et du coup, ils ne savent pas trop si ils vont aller dans le canyon demain. Surtout qu’en cherchant un peu de renseignements dans le village, je sens cette indifférence profonde envers nous, pour répondre à nos questions. En clair, on a plus de questions après avoir interrogés les agences locales qu’avant. C’est décidé, demain, je profite de mon bolleto pour aller voir les condors et je déciderai de la suite des évènements au retour. Ca permettra à Ritchy et Christina d’y voir plus clair également.  

 

 

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Donc, le lendemain, c’est parti pour aller plonger mes yeux dans les ailes de ces magnifiques oiseaux de plus de 2 mètres d’envergure. Pour y aller, j’utilise un camion benne, sorte de bétaillère où tout le monde s’entasse. Quelques petites discussions et blagues avec les locaux et ça y est, nous sommes sur site. La vue du canyon, ici, est formidable et les condors se montrent avant que les bus de touristes se pointent. Parfait, je vais rester ici deux petites heures, histoire de mitrailler un peu, et je me sauve par le premier bus. Mais, mes amis sont partis vers d’autres contrées : marre de dépenser leurs sous dans cette bourgade et je suis bien d’accord. Allez hop, direction Arequipa, je vais pas rester ici. J’ai vu le canyon et les oasis qu’il y a au fond. Toutes façons, j’irai dormir dans les oasis plus tard, à Huacachina où je vais retrouver Steph après les Galapagos !

 

 

 

 

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A Arequipa, j’ai franchement pas envie de poireauter jusqu’à l’heure de mon avion. Je décide donc de prendre un bus pour Corire, un petit village à 3 heures de bus dont le Lonely Planet n’accorde qu’une dizaine de lignes, consacrées à son site Toro Muerto, un site de pétroglyphes en plein désert ! Ouais, ça me branche, un peu de liberté, d’espace et de vie locale non polluée par les bolletos !!! Et effectivement, déjà dans le bus, je suis le seul gringo et quand j’arrive dans le village, c’est super bonne ambiance. Petit tour de marché pour acheter mes tomates, avocats, fromage et pain. Et un chapeau aussi, parce que ça cogne ici et j’ai le nez, le front et la nuque complètement cramés maintenant !!! C’est vraiment génial, tout le monde s’arrête, j’arrive pas à partir dans le parc. Les gens veulent tout savoir. Qu’est ce que je fais ici tout seul ? Conversations, rires. Cool, l’âme du Pérou à 3 heures d’Arequipa !!! Merci à Afrein, le gardien de banque avec qui je vais passer facile 2 heures à discuter des conditions de vie ici, les spécialités locales, les cultures, la famille. Son sourire fait plaisir. Ils me demandent si je veux sa casquette à la place de mon chapeau. Je lui dis, ouais, mais je la prends que si tu me donnes tout l’équipement, gilet pare-balles et flingue compris !!! Ca aurait pu être rigolo de me ballader en vigile en ville !!! Bref, je trace à Toro Muerto et là, c’est le désert quasi lunaire. Des pierres de partout au milieu d’un espace de plusieurs km² et je suis seul ici ! Ca faisait longtemps que je ne m’étais pas retrouvé comme ça. Moments d’évasion, moments de liberté et moments de réflexion. Je vais rester ici 5 heures, sous le soleil assassin avec la vue sur des immensités vierges et, en contrebas, le village et les montagnes colorées environnantes. Mais y a pas mal de poussière dans l’air tellement c’est sec ici, alors les photos ne donneront rien ! Super moment.

 

 

 

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Voilà, je vais pouvoir partir du Pérou en ayant senti plein de positif ici. Retour à Arequipa, il est temps de faire mes sacs. Je reviendrai ici, disons, que j’aimerais bien me faire un trip Equateur, Colombie, Nord Pérou sur 2 ou 3 mois, ça doit  bien valoir le coup, à la recherche d’authenticité. Mais là,  je n’ai pas le temps, je dois mettre mon ordi de plongée sur le dessus de ma maison d’itinérant. Parce que ça y est, demain j’ai rendez-vous avec le Pacifique et ses habitants, les iguanes, les tortues, les pingouins, les otaries, les multitudes d’oiseaux, et peut-être, si j’ai de la chasse, les requins marteaux et les raies mantas. Plus de 4 mois maintenant que je n’ai pas mis de bouteilles sur mon dos (juste des petites dans mes mains, mais y avait pas d’air dedans !) et que je n’ai pas fait de bulles dans cet élément qui est le mien, l’eau. Retour à ma méditation à moi. Que du bon les amigos. Mais je vous raconte ça au prochain article. Le prochain et peut-être le dernier parce qu’il faut voir la réalité en face. Je ne suis plus exactement dans une dynamique voyage maintenant, mais plutôt dans une dynamique vacances. Ca a du bon aussi. Voilà, le Pérou c’est fini et je ne vais pas trop écrire sur le sujet, simplement parce que je pense avoir vu que la superficialité de ce pays, que les sites incontournables. Je ne suis pas enchanté, ça vous l’aurez compris. Je suis surtout déçu par les gens, en général. Ce que c’était bon la Bolivie, si je dois comparer (mais j’aime pas ça !!!). Enfin, ce qui est rassurant, c’est qu’il y a un vrai potentiel ici, c’est sûr. Alors, à la prochaine amigos peruvianos ! Je ne fais pas une croix sur ce pays !

A tout bientôt tout le monde, je reprends le clavier quand j’aurais les mains sèches.

P.S. : j’ai consulté les sismologues et il m’ont dit qu’ils prévoyaient un séisme de force 7 sur l’échelle de Richter dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier sur Grenoble !!! A bon entendeur, ça va me faire vraiment vraiment plaisir de revoir vos bouilles ! Et Clownax, je requiers fortement ta présence, por favor !!!

 

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 21:47

 

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Hola todos !

Et c’est parti pour le Pérou donc ! Je vais commencer par Cusco et par le Machu Picchu puisque cette étape est obligatoire, parait-il !!! Cusco est une ville absolument magnifique, surtout que dès mon arrivée, je peux prendre mon temps à l’étage de mon hôtel (le home sweet home, formidable hôtel, personnel super accueillant, quasi-familial. Bienvenu chez moi !!! Merci Debby !) et plonger mes yeux dans cette cité et tous ces bâtiments tous plus magnifiques les uns que les autres. Tout ça en discutant longuement avec cette charmante réceptionniste qu’est Aydee, grand sourire, toutes dents dehors ! Abrazo muy fuerte chiquita ! Bon, je vais descendre de mon perchoir, j’ai rendez-vous avec Christina et Ritchy pour une première soirée retrouvailles ! Et là, je suis confronté à l’importance économique du tourisme de masse ici. Tous les comportements sont axés sur le profit lié aux gringos !!! Massage, lunettes de soleil, cocaïne, marijuana, tour au Machu Picchu, restaurant pas cher, bar à happy hours : no gracias, no gracias, no gracias, no gracias (sauf pour les bars, c’est clair !) !!! Ca devient vite un jeu et je change rapidement mes réponses en : « Necessitas massajes ? » ou « Pero no hay sol !!! ». Ou quand on me demande d’où je viens, je dis que je suis péruvien et je trace ma route. Quand je regarde le type 5 secondes après, derrière moi, je vois sa tête affligée ou je perçois un sourire sur son visage qui en dit long sur le fait qu’il a été pris pour un débutant ! Bof, ça me permet de rigoler, plutôt que de me lasser de tout ça. Toutes façons, y a rien à faire pour changer et puis, c’est arrivé quelques fois qu’on éclate de rire ensemble et une vraie discussion nait de ça. C’est plutôt positif !!!

Ca fait plaisir de retrouver Christina et Ritchy. On passe de super soirées ensemble, à visiter les différents bars, boîtes et à discuter de tout et de rien, à refaire le monde, parler voyages et rentrer aussi dans le détail des vies perso de chacun. Pourquoi ce voyage ? On a changé ? On a des réponses à nos questions ? On a envie de rentrer ? C’est incroyable comme il me fallait du temps pour aborder ces questions d’ordre privé quand j’étais en France. Pendant le voyage, la connexion est immédiate, les sujets sont tout de suite sans barrière, j’adore !!! Et du coup, les relations sont directement plus intenses, plus « vraies » et surtout plus durables. Que j’aime ces rencontres, ces gens toutes voiles dehors, des fourmis dans les jambes et des envies de découvertes plein la tête !!! Bref, on va passer 3 jours (enfin 3 soirées et 3 nuits ensemble), à repousser chaque jour nos départs respectifs, eux pour Arequipa et moi pour un trek vers le Machu Picchu (Mapi). C’est juste qu’on est bien ensemble ! Gracias amigos, gracias para todo, y specialemente para vos sonrisas. Voy a ber vosotros otra vez en Arequipa y en Mendoza, porque no ? Con vino tinto esta vez sobre un bici ;-) Disfrutan como lo saben hacer !!!

Coucher de soleil, feux d’artifices locaux, manifestations dans les rues, petit resto pas cher, bières à volonté et enflammade des pistes de danse péruviennes, voilà ce qui va rythmer nos journée qui commencent dorénavant que vers 18-19 h !!! J’ai tout de même le temps de rentrer dans la cathédrale pour une petite visite audioguidée. Ca m’impressionne toujours autant ces structures gigantesques.  Et puis y a toujours deux ou trois anecdotes qui font rire ! Y a cette existence d’un saint dont je ne me rappelle plus le nom et à qui toutes les femmes amoureuses viennent déposer des lettres destinées à l’homme en question, avec numéro de téléphone, adresse et tout ! Et puis, y a le saint qui compense, que les hommes viennent voir pour se faire exorciser de cette emprise ! J’ai bien rigolé !

 

 

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Préparation des structures pour le feu d'artifice du soir 

 

 

 

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Hum, les bonnes brochettes, poulet, boeuf, lama, que du bon!!! 

 

 

 

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Bon, il est temps de se bouger parce que je vais jamais aller le voir ce Mapi. Heureusement que j’ai quelques discussions à distance avec des gens qui me poussent pour décoller. Je pense à Anne-Ju, notamment. Merci Mam’zelle ! Du coup, je fais mon sac, j’achète un bâton de marche et me voilà parti en bus jusque Santa Maria, puis Santa Thérésa ! Super petit village où je vais aller me poser deux bonnes heures sur les hauteurs qui dominent le rio et toute la vallée ! Le Mapi est à 5 heures de marche : ça sent l’exaltation ! Je vais passer la soirée en compagnie de Jordy et  de Dimo, un couple de catalans virulents ! Grande discussion sur le régionalisme, très intéressante. Suerte a vos amigos y feliz viaje en Bolivia la hermoza ! Allez, tout est prêt, ça fait depuis la Isla del Sol que je n’ai pas marché, alors je me pousse un peu. C’est toujours pareil, le départ et difficile, mais je connais parfaitement l’état de bien-être qui va me traverser après 15 minutes de marche. Et c’est encore le cas ici, la tête dans le ciel bleu, l’eau du rio et les montagnes environnantes, les oreilles remplies du bon son de Horace Andy et ça trace ! Mais après 1 heure 30 de marche, je vais utiliser mon bâton à une toute autre fonction que celle à laquelle il est destiné ! Je vois un chien au loin qui aboie bien fort. Mais j’ai pas le choix, y a qu’un chemin ! Ah, j’aime pas ça ! Surtout qu’il y a deux autres clebs qui se ramènent à toute vitesse sur moi. Bon, y sont trois. Moi, j’ai un bâton et des cailloux, et ma musique qui me détend un peu. Je vais mettre 10 minutes à faire 20 m, à jamais les lâcher des yeux, à leur balancer des caillasses et à mettre des coups de bâton au sol pour qu’ils reculent un peu. Et y a la mamie derrière à qui je dis « vas-y, rappelle des chiens ou je vais en tuer un ». Je sais pas si c’est mon espagnol qu’est pas au niveau, en tout cas, elle, elle se marre ! Bon, je passe sans mal, mais j’ai eu une petite montée d’adrénaline ! J’aime pas ça ce stress quand t’es en pleine détente, en pleine extase devant tout ce spectacle ! Un retour brutal à la réalité, foutue réalité !!! Allez, encore 4 bonnes heures de marche avant d’arrivée à Aguas Calientes en suivant la voie ferrée. Je pose mon sac à l’hôtel et je cours acheter mon billet pour grimper au Mapi le lendemain. Accueil de prison !!! Pour moi, c’est sans excuse. Le mec est derrière son guichet et décide de ne répondre à aucune de mes questions sous prétexte qu’il est juste là pour vendre le billet ! Je suis fatigué, mais lui, il me finit complètement. Du coup, je prends bien mon temps quand même. A quelle heure faut que je parte demain matin si je veux monter au Wayna Pichu, à quelle heure est le bus, où est le début du sentier, combien de litres d’eau je dois prendre ? Mais je sais déjà tout ça et je prendrai pas le bus de toutes façons, mais c’est juste une vraie satisfaction pour moi de le voir s’énerver ! Ca fait deux mois maintenant que j’apprends la patience et l’indifférence, alors j’applique les leçons sur lui. Il avait qu’à être sympa et c’est tout ! Ca coûte quoi un sourire, ça coûte quoi de me donner un plan alors qu’il en a des tonnes derrière son comptoir, ça coûte quoi d’être juste poli !!! Bah ça coûte juste rien et ça rend la vie tellement plus belle ! Allez, une bonne assiette de pâtes et au lit. Je me lève tôt demain moi !

 

 

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Le lendemain matin, 3 h 30, réveil difficile !!! Mais le Mapi est juste là, pas le moment de se rendormir. Et surtout, y a de la lumière dans la chambre des 3 joyeux loustics, Amédé, Julien et Martin. Un morceau d’ananas, une clémentine, du yaourt pas frais, et mes feuilles de coca dans la bouche. On est tous prêts. Et c’est parti pour la course contre la montre de ceux qui veulent monter au Wayna. Sauf que les bibis ont une forme d’enfer : ils viennent de se taper 20 jours sur le chemin des incas avec toile de tente et sans plan (quasiment depuis Lima jusque Aguas Calientes : bravo les gars !). Moi, derrière, je galère ! Et ouais, je ressens les 10 ans de plus dans les jambes et ça fait mal au cerveau ! On s’attend en haut, hein ? Ouais, ouais ! Cool, on arrive en 45 minutes et je signe en 92e position. Bon, y a des tricheurs dans le lot, des qui ont pris le bus d’en bas, ces fainéants !!! Voilà, maintenant, on peut prendre notre temps (et moi, reprendre mon souffle !!!) devant cette merveille d’architecture ! Un vrai joyau. J’ai pas grand-chose à dire de plus à ce sujet. Il suffit juste de regarder les quelques photos. Surtout qu’aujourd’hui, il y a quelques nuages qui rendent la scène surréaliste. Extraordinaire ! Pas mécontent de l’effort, ça valait bien ça ! On va flâner un peu sur les terrasses avant d’attaquer l’ascension courte du Wayna pour avoir une vue de dessus du site ! Perfect. On va rester deux petites heures ici avec nos sandwiches à l’avocat ! A discuter des bienfaits du voyage en général encore et à se faire brûler par le soleil. Juste époustouflant ! C’est marrant, mais malgré l’histoire du site, sa classe, sa beauté et sa situation, je ne ressens pas vraiment d’énergie ici ! Rien à voir avec les temples indiens, l’île de Pâques, les villages Bushmen au Botswana ou les temples d’Angkor Wat au Cambodge ! Sais pas pourquoi !!! Peut-être la densité de touristes qu’il y a ici qu’absorbe tout !!! Ce qui est bien, c’est que le site est immense et malgré le nombre de visiteurs, y a toujours une place isolée, sans nuisances sonores ou visuelles. Quel pied !!! Allez, faut redescendre, on a un bus à prendre et il reste bien 2 h 30 de marche ! On va rentrer à Cusco tous les 4 en minivan qui va crever sur la route, avec un chauffeur qu’est tout le temps en sous-régime, qui laisse sa fenêtre grande ouverte sous peine de s’endormir (je lui demande même si il ne veut pas que je conduise !!!).  Bref, retour épique, mais tout va bien !

 

 

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  Petite pensée au Kraka!!!

 

 

 

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De retour à Cusco, on se retrouve sur le parvis de la cathédrale pour une soirée pas très catholique à grand coup de « cuba libre » sur les marches des hauteurs de San Blas. Ca va encore finir en boîte tout ça ! Super soirée. Merci les amis ! Ca fait plaisir de voir des gens motivés et heureux comme vous. Pas de problème pour un apéro sur Lyon dès que vous rentrez, c’est-à-dire, le plus tard possible. Moi, je me lève avec mal aux cheveux. Non, je pourrais pas rester à Cusco jusqu’au 11 novembre. Il est temps de faire mon sac et de mettre les voiles vers Arequipa. Je vais aller marcher dans le Colca Canyon. Et puis, Christina et Ritchy sont là-bas également. Bueno, let’sgo !!! Il me reste 5 jours pour faire ça, avant de m’envoler vers, vers, vers… LES GALAPAGOS ! Aïe, aïe, aïe !!!

Salut à tous, à tout bientôt.

 

 

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 17:40

 

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Salut salut,

Alors voilà, Copacabana est la dernière étape de la Bolivie. Chouette étape pour dire au revoir à ce pays qui m’a quasiment autant marqué que les Philippines ou l’Argentine.

Avant Copacabana, j’ai fait une petite pause à La Paz, histoire de me laver, de me reposer et de refaire correctement mon sac parce que c’était un peu le bronx. Deux jours dans cette capitale à ne sortir que rarement, pas envie, trop de monde, un choc pour mon cerveau après ces 10 jours tranquilles à Rurre. Donc, pas de photos, et pas d’évènements particuliers qui méritent des lignes dans cet article. Juste un truc : je crois que j’ai croisé le vrai Forrest Gump ici. La cinquantaine, barbu jusqu’à la poitrine, casquette sur la tête, visage buriné par le soleil et un pas assuré et rapide. Comme si il n’allait jamais s’arrêter. Bon vent à lui !

Après ça, direction Copacabana et le lac Titicaca, le lac le plus haut d’Amérique du Sud (peut-être même du monde, je sais pas). Il culmine à 4000 m et constitue la frontière (une partie du moins) entre le Pérou, ma prochaine destination, et la Bolivie que je vais laisser derrière moi. Bon, le village est vraiment très touristique et ça alpague dans tous les sens, dans toutes les rues. Dans 10 ans ici, ça va ressembler à Kao San Road à Bangkok, en plus petit !!! Mais c’est plutôt bonne ambiance et l’environnement est magnifique. Alors, je vais me faire plaisir à marcher loin de la cohue urbaine et grimper sur les quelques sommets environnants histoire d’avoir une vue sur les alentours et notamment sur les îles du lac, et sur le magnifique coucher de soleil. Ce coucher de soleil est un trésor à chaque étape de mon parcours, mais là, avec le lac en contrebas, c’est magnifique. Et attention, tout ça est mérité. Faut pas oublier qu’on est à 4000 m et que la moindre ascension, même de 100 m, te coupe le souffle. Y a pas d’oxygène à cette altitude. Alors, je fonce au marché, m’acheter mon petit pochon de feuilles de coca, y a que ça de vrai dans ces contrées !!! Quelques rencontres au passage, notamment de Ian et Richard, anglais et australien, qui bossent dans les banques aux îles Caïman !!! Ils ont décidé de faire toute l’Amérique du Sud en 6 semaines !!! De l’Equateur jusqu’à Ushuaïa. Ce genre de planning n’est définitivement plus pour moi : 6 semaines, c’est le temps qu’il m’a fallu pour visiter peut-être un quart de la Bolivie !!! C’est dorénavant la seule façon de voyager qui vaille le coup pour moi !

 

 

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Allez, j’embarque pour la Isla del Sol, loin de ces rues commerciales. Le nez au vent, sur le toit du bateau, y a un soleil de plomb et la vue est fantastique. C’est décidément vraiment le bon endroit pour dire au revoir à ce pays magnifique. Le lac est tellement bleu qu’on se croirait sur une mer plate. Je pose mes pieds sur l’île et trouve mon petit hôtel en surplomb qui domine tout le lac et d’où je peux apercevoir les montagnes enneigées au loin. Encore un petit paradis sur terre. Je vais rester un peu ici, c’est sûr ! Pas mal de rencontres encore ici, mais des rencontres plus posées avec des gens qui recherchent le calme, un peu comme moi. Du coup, les discussions sont plus enrichissantes, plus détaillées devant un coucher de soleil encore ! Je pense à Marisa, cette journaliste allemande, à Lindsay, cette petite Texane qui doit me maudire parce que je lui dis que le Sud Lipez est incontournable et qui va changer tout son itinéraire pour ça ! Et puis, je pense à Gérard et Véronique, deux chercheurs français, avec qui je vais discuter quelques temps des conditions de vie des indiens (andins, je veux dire !) depuis la colonisation inca et espagnole jusqu’à aujourd’hui. C’est le genre de discussion qui peut durer des heures. La différence d’approche des incas et des espagnols. Les incas sont plus dans la recherche de mains d’œuvre et de viande pour les sacrifices, c’est un peu dur à dire, mais ça semble être la réalité ! Et les espagnols qui sont plus là pour les ressources  du sol sud américain. Ces espagnols et plus généralement l’église catholique qui finissent par ouvrir le débat pour savoir si les indiens sont finalement des êtres humains !!! Y a un très bon film à ce sujet (un peu vieux, mais à passer dans toutes les classes d’école, je pense !!!), c’est la Controverse de Valladolid. A voir, absolument !!! Toutes ces discussions pour en arriver à la conclusion que ces peuples qui n’ont rien demandé à personne, qui vivaient tranquillement en toute symbiose avec la nature et ses fruits, ce sont vus opprimés, convertis, décimés pendant de longues décennies. C’est notre histoire aussi et on n’en parle pas beaucoup à l’école !!! J’ai tellement de choses à écrire à ce sujet. Ca me donne envie de vomir !!! Mais ces peuples sont dignes et ont trouvé la force du pardon ! Bravo ! Allez, je vais me manger une petite truite du lac, ça va me faire du bien !

 

 

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Le lendemain, je vais profiter du trek qui traverse l’île du Sud au Nord via un chemin de crête. Normalement, y a 8 km à faire en 2 h 30. Moi, je vais mettre 6 heures pour le parcourir. A m’asseoir à chaque point de vue, à profiter de ces derniers instants boliviens. A m’endormir sur les cailloux, au milieu des moutons qui paissent en toute liberté ici et là. Sensation de sérénité face à tout ce qui m’entoure ! Je ne me lasse pas de cette vue. Enfin, je laisse simplement les photos et j’espère vous emmenez un peu avec moi ! Vous y êtes ? Et puis, rester des heures face à ce décor, c’est une façon pour moi d’imprimer au plus profond de mon cerveau ces panoramas et l’ambiance qui va avec.

Le temps court en ce moment pour moi, comme un sentiment que la Bolivie était le dernier pays que je découvre en profondeur avant de rentrer en France. Il me reste bien 1 mois et demi, mais j’ai l’impression d’avoir trouvé ce que je cherchais dorénavant, au cours de ce voyage. Ca fait plus d’un an que je suis sur cette route magnifique, mais mon cerveau est plein et je vais avoir besoin de temps pour digérer tout ça. Alors, je vais doucement ouvrir les yeux sur les prochaines étapes, mais je ne pense plus « découvrir » un pays dorénavant, je veux dire par là que je ne vais plus approfondir comme j’ai pu le faire en Thaïlande, aux Philippines, en Argentine ou en Bolivie, mais juste aller visiter les quelques places qui ont de l’intérêt à mes yeux ou des places qui seront sur le chemin de mon retour. Et puis finir ce voyage sûrement en Argentine, annuler le Chili, pour revoir la Péninsule Valdès et la Patagonie, une sorte d’atterrissage en douceur avant de reprendre l’avion. Et je suis heureux avec ça ! Oups, petite évasion en direct !!! 

Donc, je finis ce trek et j’arrive au village de pêcheurs-agriculteurs de Challa’Pampa. Et là, c’est la tranquillité incarnée. Sauf que tous les hôtels sont fermés !!! Bah ouais, c’est l’heure de la sieste, il fait chaud : j’arrive un peu tôt. Pas grave, je vais patienter les yeux plongés dans la neige des montagnes. Je trouve finalement une petite famille d’accueil qui m’offre un lit pour une misère. Dernière nuit en Bolivie sur un sommier, un lit quasiment sans matelas, mais ça fera l’affaire. Je suis mort, ma tête est complètement cramée par les UV de ces altitudes et les lèvres en chantier !!!

 

 

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Retour à Copacabana par le premier bateau, avec les jeunes écoliers qui font la traversée tous les jours pour suivre les cours sur la terre ferme. Ensuite, je prends directement le bus, direction le Pérou et Cusco. Un voyage de 15 h dans un bus sans amortisseur et sans toilettes. J’ai le ventre en vrac : j’ai l’impression que je n’ai pas évacué toute l’eau du Rio Béni de Rurrenabaque. Chaque halte est une course contre la montre pour moi, à la recherche d’un chiotte. Mais ça me fait rire, tout va bien, ça me fait penser à la scène de Transpotting quand Mark Renton est dans le pub irlandais !!! Le passage de la frontière se fait en 10 minutes ! Les péruviens, au premier abord, sont souriants aussi mais beaucoup moins tactile que les boliviens. Du coup, quand je déconne un peu avec le chauffeur du bus, par réflexe, je lui mets la main sur l’épaule et là, il recule de 3 m !!! OK, je suis fixé !

Là, je suis à Cusco dans un hôtel qui domine la ville et qui offre une superbe vue sur les montagnes environnantes dans lesquelles se cache le Macchu Picchu. J’ai retrouvé Christina et Ritchy, mes amis autrichiens (et non allemands, comme j’avais dit dans l’article précédent ! Shame on me !).

 

 

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Que dire de la Bolivie ? Bah c’est juste un pays simple, magnifique, souriant, dans lequel chacun peut trouver son bonheur ! C’est un pays qui se visite sans organisation, à l’arrache pour rencontrer les gens qui vivent eux-mêmes comme ça. Tout ce séjour est marqué au fer rouge dans ma tête. C’est un incontournable, c’est clair ! Et pour couronner le tout, c’est franchement pas cher, du niveau de l’Inde. Je crois que ce que je retiens de ce pays, c’est l’expression « No te preoccupas !!! », qui signifie littéralement, « Ne te fais pas de soucis ». Mais ça se traduit dans les faits par 3 heures de retard, ou une annulation du trip, bref, des déconvenues qui t’énervent dans un premier temps et auxquelles tu finis par t’habituer, voire par apprécier parce que ça te laisse simplement le temps de parler et rigoler avec les locaux qui sont dans la même situation que toi. Et puis, ce que je retiens aussi d’ici, c’est leur façon de ne pas vouloir produire plus que nécessaire. Ca me fait penser à cette anecdote issue du livre « Paroles de terre ». Ca se passe en Afrique, à l’époque où l’engrais commençait à être diffusé à grande échelle pour produire plus. Et le fils vient voir son père avec son sac d’engrais de 25 kg sur l’épaule, le sourire aux lèvres en s’exclamant devant son père : « Regarde papa, avec ça, je vais pouvoir produire deux fois plus !!! ». Et le père lui répond : «  Si j’étais à ta place, je travaillerais juste deux fois moins !!! ». C’est cette scène que j’ai en tête quand je pense à la Bolivie. Tous ces moments où tu rentres dans un magasin, mais y a personne : c’est pas l’heure, faudra revenir plus tard. Bon, OK ! Ou ce moment à Coroico où j’avais fini de manger et j’étais seul dans le resto. Je voulais payer, mais y avait personne pour encaisser. Je suis resté là, au moins 20 minutes, à frapper à toutes les portes voisines pour savoir où était passé le responsable. Il a fini par arriver et j’ai fini par payer, mais c’est le genre de situation absolument impensable en Europe, non ? Tous ces comportements si naturels ici, si paisibles, sans stress !!! Ca fait plaisir finalement. J’ai peur de prendre une grosse accélération dans ma tête en rentrant!!!

Je vous embrasse.

 

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Published by Guillaume - dans Bolivie
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